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Showing posts from April, 2006

Sunday

  
  
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It's beautiful outside... So what the fuck am I doing sitting here? Oh, yeah... Avoiding. Waiting. This is not healthy at all.

Well, just writing it makes me feel guilty enough. Waiting for what? Avoiding what?

Answers I'd rather not hear. Not from me, not from anyone.

Even thinking about the anwers, the possibility of their meaning makes me sick.

I'm going outside. Fuck the anwers.

I'll come back with new questions. Or none.

I'm formatting this whole thing.

On a fresh tape. None of that overlapping shit, no echoes, no ghosts.

I have a 4 CD player in my car. Lots of burning to do.
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Guerre de tounes traumatisantes

  
  
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Dans le coin gauche, écrapoutie dans sa chaise, prête à aller se coucher, mais soudainement prise d'un élan d'énergie face au défi proposé, swan_pr 35 ans maîtresse es jukebox ultra kétaine.

Dans le coin droit, perdu dans les méandres des tounes plates de son coloc, mais pensant pouvoir dammer le pion à son adversaire, Victor Vidoc 27 ans maître es mots fous à relents psychotroniques.

Permière attaque de Vic Vidoc, surprenant swan_pr à l'aveugle:

1.If you're going to San Fransisco (on gambade tout nu avec des fleurs)
2.Toune mystère, Pista 11 (hahaha, kessé ça? Salsa techno!)

swan_pr fonce et donne un apperçu de la guerre à suivre:

1.Barry McGuire Eve of Destruction (une seule note d'harmonica... fwiiiii)
2.Chantal Pary On est fait pour vivre ensemble (oui monsieur)

Vic un peu décontenancé mais toujours debout:

1.Shawn Michaels Sexy Boy (le lutteur cibole)
2.Shakira Hips don't lie (a compte pas elle)
3.Falco Amadeus (va falloir que tu fasse mieux que ça!)
4.Delpêche Pour un Flirt (au moins c'est pas Dick Rivers)
5.Kiss Kiss (whatever that is... smack smack)

La contre-attaque de swan_pr:

1.Eric Charden L'été sera chaud (c'est quoi ces intruments là?)
2.Paolo Noel et Nathalie Simard Je n'aurais jamais du partir (suit une confession déchirante)
3.Patrick Zabé Je bois de l'eau au lit (Vic pose le genoux au tapis)
4.Jean François Maurice Monaco 28 degrés à l'ombre (j'éteint ma cigaretteuh, en parlant)
5.Eric Charden Perdu a Montréal (la toune qui a déclenché la guerre, tristounette et joyeuse)

Vic ne s'en laisse pas imposer:

1.Stone et Eric Charden L'aventura (ri-di-cule)
2.Vivre en amour (ça c'est chien tout court)
3.Stone et Eric Charden Made in Normandie (des chèvres? des filles aux joues rouges?)
4.C'est ma vie (next, force toi un peu!!!)
5.Alizée Moi... Lolita (les filles, checkez la discographie de votre chum, on sait JAMAIS!)

Dernier round, meurtrier, swan_pr n'épargne rien:

1.Les Milady's Monsieur Dupont (arkkkkkk, ouache, wtf)
2.Claude François Le téléphone pleure (maman est noyée dans son bain)
3.Marie King Ma petite Carole (tik a tik a tik a tik, tit galop)
4.Julie Daraiche et les frères Duguay Un verre sur la table (du blé d'inde sur la table de pik nik, et ta photo dans ma main)
5.Julie Daraiche Quand le soleil (on est dans le fond du baril là)

Closing arguments, Vic Vidoc tente un retour:

1.Michel Fugain Fais comme l'oiseau (OIZOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO)
2.Claude Barzotti Mais où est la musique (on s'en colisse tu)
3.Vanessa Paradis Joe le Taxi (vas y FOND vers l'amazone la tite maigre)
4.Claude Dubois Laisser l'été avoir 15 ans (15 ans plus tard toujours aussi plate)
5.Michel Fugain Une belle histoire (exactement, histoire)

Verdict: nul, grâce a L'aventura de Vic, mais avec avantage la vieille swan_pr pour l'ensemble de ses efforts.

À 3 heures de mat, les deux aspirants au titre se retirent dans leur coin respectif, en planifiant déjà le match revanche.
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Haul

  
  
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And move, and transport, and carry
Evidently, I enter these moments when I see

What do you see? What moments?
One or two, no more than that
Many I've created, craved for, willed
Right before blowing the candles

I cover my body with soft, gliding visions
Textures, smells, tastes, tendrils of reality
That lingered once
But are no more

Playing alone in your shadows
Shadows of shadows
Dissipating with the fog
That rose from the moments
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That's it

  
  
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Ça m'arrive des fois. Face au mur, je m'appuie sur mes bras et je compte. Jusqu'à... 100 mettons. Et je me retourne, pour les chercher. Je cherche, je cherche. Maudit, sont bien cachés!

Pour me rendre compte qu'ils sont tous dans le sous-sol et qu'il viennent de commencer une game de Monopoly. Sans moi. Et quand j'arrive dans la pièce, ils se tournent vers moi, avec ce sourire qui tue. Qui coupe mon souffle. Qui me rappelle pourquoi j'en veux pas d'amis.

Amis, amies, amants, relations. Cette interaction qui fait que je me jette dans le vide, avec une naiveté qui me donne mal au ventre. Cette attente ridicule qui je sais ne sera rencontrée que par l'indifférence.

Je me protège dans mon isolement. Et à chaque fois que je sors la tête c'est pour recevoir une brique. En forme de trahison, de dénigrement, de condescendence, d'humiliation.

La shop est fermée. Je donne plus rien. Fuck it. J'aime autant jouer toute seule.
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Quietus

  
  
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From everything that has passed in my hands
I've kept a little dirt

I don't want to be clean, don't want to be rid
I still bring my palms to my nose
Close my eyes and think of a life

A time once, times, twice
That I want back, that I can almost believe

My sweet, my breath, my music
As if death had claimed your presence
Alive in my dirty palms

I trace your face with my tears
The outline of a world in dust
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Jour de paye

  
  
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Je gosse sur le laptop de L. WPA PSK TKIP MAC key blablablaaaaa, j't'écoeurée. Mon minuscule réseau (PC filé - routeur - laptop) marche à moitié pis ça me tente plus. Son internet marche, il a accès à mes fichiers partagés. Bon, c'est au moins ça. Mais de mon pc j'accède pas aux siens. Anyway...

La semaine est longue, interminable, le bureau me fait chier de plus en plus. Faut dire que ça fait deux ans et demi que je suis là. C'est pas mal mon max. Trois au plus. Habituellement un autre employeur vient me chercher, pour une plus grosse job, plus gros salaire. Alors quelque chose devrait arriver d'ici six mois. Là ou ailleurs, il est temps que ça bouge.

Au moins j'ai du fun. J'ai traité l'anglaise de grosse, en la regardant manger son troisième Krispy Kreme. Était fachée. L'autre anglaise (de nom en tout cas, parce que anglais ou français, quand elle parle on comprend rien Pierre=Piaille Commande=Camanne Mercredi=Mécrédzi Frère=Freille) regardait la boîte depuis un bout. Elle s'est levé et s'est mise à marcher vers elle, comme hypnotisée. Elle a commencé à l'ouvrir, et je lui ai dit: "Qu'est-ce que tu fais? T'as pas vraiment envie de manger ça? Tu vas filer mal, tu vas avoir des brûlements d'estomac..." Elle m'a regardé toute triste. "Ouan finalement..." Et elle est retournée à sa chaise. Qui sait, je lui ai peut-être sauvé la vie?

Le contrôleur cherchait mon boss, à 16h15. Je lui ai dit: "Y est pas là. Y est parti ça fait déjà un bout." Il a fait une drôle de face... J'aurais pu lui dire qu'il travaille environs 3 heures par jour anyway, mais je la garde pour une autre fois.

J'ai mis un transporteur en attente après l'avoir écouté me raconter pourquoi il n'avait pas livré son voyage à l'heure.

-Mon chauffeur s'est blessé dans le dos, pis là il a fallu que j'en appelle un autre et blablablaaaa.
-Attend moi donc une minute.
Muzac, 30 secondes... Je reprend la ligne
-Bon, s'cuze, j'essayais de m'en crisser plus, mais ça pas marché. Il est où ton truck?

Qu'on se comprenne. Je ne traite pas tous les transporteurs comme ça. Lui, c'était mérité. Il a simplement utilisé la mauvais menterie au mauvais moment. Parce que je savais qu'il n'avait pas ramassé le voyage. Alors comment pouvait-il l'avoir dans sa cour? La première erreur a été de me sous estimer. Crétin. Ça fait dix ans que je suis dans le transport. C'est un petit monde. Si tu ne me connais pas, demande à tes collègues ou ton boss. Ils vont t'expliquer.

Demain c'est la paye. Je pense que je vais acheter des bonbons aux grosses. Sont ben fines quand même.
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The road most travelled

  
  
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The problem is that I'm heading down that road again. The one I was able to get off from and avoid for 8 months now. The one where I know exactly what's up ahead, no maps required. It's not exactly autopilot this time. I'm tired. I'm slowly giving up. My personal goals. I'm starting to eat shit again. Nowhere as much as I used to, but I can feel my resolve eluding me. Although there was a box of Krispy Kremes in the office today and I didn't have one. It wasn't hard, but it could have been easy too. The food is only a cover for everything else.

Ahat road is a big ass downhill. For each time I tell myself I have to get off my ass, it's a weight I put on myself. Put myself down for every easy excuse I make. I don't want to go back there. I do not want to go back. Period. I don't want to hate myself. I want to look in the mirror and see what others have seen. It hurts even to think about how I was, felt, lived. Inside my head, it was so ugly.

But the travelling alone thing, it's hard. I understand, I work on myself, I can't expect anyone to do the work for me. And I don't. I just need a little rest. It's been a fucking ride. I'm totally drained. Status quo? An option, but that is still too close to the past. I wanted to change. I wanted to be happy. I wanted to be filled. I changed. I came close to being happy. But I still have a leak I guess, because I'm nowhere close to being filled. It was all hot air. Bullshit. Words. Comfort.

The easy road is calling me. Or am I just contemplating it? Am I that lazy that I'm willing to go back? I hope not.
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Pour S. (B.)

  
  
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une longue caresse lente comme le miel qui coule
je me réveille d'une mort ensomeillée
je laisse la langueur s'attarder ne pas me quitter
mon coma m'a porté aux portes du rêve

comme le lendemain d'une journée sans repas
je suis affamée de ces (ses) mains qui se tendent
des ses (ces) mots qui me touchent
ma faim me fait mal tellement elle m'emplit

j'ouvre mes sens (jambes) et me laisse dévorer
par la douceur encombrée de violence de mon rêve
ma rivière de parfum en volutes s'envole
s'élève pour m'engloutir et je me laisse couler encore

je suis à la merci de ce dieu de chair
qui m'abandonne sur mes rives

déesse affamée
et orpheline


Merci Horizon :)
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Beyond horizons

  
  
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An english message will follow (ben oui quoi, c'est pas tout le monde qui est bilingue!).

J'ai des liens. Dans my sidebar.
C'est pas des plugs, c'est pas décoratif.
C'est des mots qui m'enchantent, des images qui me transportent.
C'est des vies qui bercent la mienne.
C'est des voyages, des rêves, des rires, des pleurs.

Allez les visiter, allez vers d'autres horizons.

-------o0O*|*O0o-------

I have links. In my sidebar.
They're not plugs, nor decorative.
They are words that mesmerize me, images that transport me.
Lives that bear mine in mind.
They are journeys, dreams, laughs and cries.

Go and visit them. Travel beyond your horizon.
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Boulimie narrative

  
  
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À lire, écrire, lire, écrire, les yeux fous, le coeur vide, le silence envahi de claviers en feu. J'ai plus faim, je me gave, pour tout vomir en lettres carrées.

On se frotte la bédaine, on fait un gros rot. Et on régurgite pour faire encore de la place. Regardez moi, comme j'ai bon appétit.

Et aucune intensité ne peut toucher la passion que j'éprouve pour chacun des Mots*. Que je t'écris, que tu me lis. Qu'on offre, exhibe, étale, fourre dans la face de celui qui veut bien y poser ses yeux.

Mais pour qui, je m'en fout. Pour moi, parce que si je gardais tout ça en moi je mourrais d'un overdose. Toutes ces phrases, ces mots qui sont mon sang, qui coagulent dans mon background en trebuchet normal size.

Je ne suis pas une bloggeuse, je ne suis pas un auteur, je ne suis pas une écrivaine, je ne suis pas un poète.

Je suis moi. Je suis mes mots. Je vis en virgules, espaces et Majuscules. Des fois en italique, mais toujours, toujours, en true type.




*V.O. chez Veronica
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Softer

  
  
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Softer, is what I heard. Like cream on my skin. Feathers.

As if the thought of bruises was too much. As if I had shifted. Has my place changed?

Shared but unspoken. Too many images merged to stay sharp.

Softer, like your fingers inside me.

Softer, like my hair on your thighs.

I had forgotten about the yearning.

Yesterday, you said. Yesterday, and it became softer.
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To pretend

  
  
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I have the distance on my side. And against me. There are miles, hours, days or seconds between the time you ask and I say yes. You as one, I as a black background. I have no light to shed, no path that you can follow. I walk outside. Rules are not for me.

As I think of all the helping hands, I don't see mine. They're all streched and eager. Eyes on their fingers, hungry for a reaction. Teeth hidden, ready to rip our resolve apart. There is no help in their touch. Only an appetite for our weakest moments.

Outside. Beyond. Here. I want to be somewhere with you. Looking at the ones still on the path. I cannot reach out this time. Because ultimately, I want to be reached, I want to be the goal. As I run, in your crosshairs still.

I can pretend. Intent. In all your wants. And get caught. In all of mine. I'm not even hiding.
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Images

  
  
. Le bureau de Horizon... Parce que franchement, comment il fait???
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So... New header, colors, I'm not finished, only started. I want to get rid of Blogrolling to make my links to you more interesting, a small showcase of your work, that I admire and love and that inspires me. I want to change to fonts too. I might change the colors again.

I'm so green at this, I'm a bit lost. Why is it that my page is not showing up the same way in IE and Firefox? The headers on the sidebars are wrong in Firefox. And I have to change the colors on the scroll bar. Anyways, lots of work, but fun :)

Please, comments are more than welcome.
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Yes

  
  
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To the thought of you
To the idea of your scent
To the passing echo of your breath

I will say when you ask
I will scream when you thrust
I will whisper when you invite

I want to be troubled
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User name does not match password

  
  
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I wrote it once
And meant it in so many ways
And I wasn't sure, wasn't certain
If put together they touched

So many words I held back
And so many I erased

Send (your message has been sent)
You read them
And I hoped you'd understand

Now you wrote them
And meant them in so many ways
Did you remember?

I read them
And understanding did not change anything

Back, full circle, home, the center
My universe spilled at your blind eyes
My blood your logon at startup
And I was the one

Am the one
Leading
Now
Enter
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Le cosmos de Maurice

  
  
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Ok, ça m'a pris près d'un mois. Ça décollait pas. Puis un moment donné, à la page 195:

Si le hasard existait, il n'aurait pas décidé de laisser agir ce qui, au plus profond de lui, ne savait même pas encore qu'il aspirait à être.

Et je suis assommée, finalement. Je suis abasourdie par ma surdité. Je viens de catcher. Et je suis complètement sous le charme de cette plume froide, noire, sexy, prétentieuse, exposée.

Je ne me précipiterai pas à la bibliothèque pour me taper ses 1022 autres bouquins. C'est assez pour l'instant. Mais je suis tout à fait conquise.

Ce qu'il a de plus frustrant dans ma bibli de banlieue, c'est les traductions. Thompson, Hammett, et tous mes mecs à cigarette et fédoras, traduits. C'est pénible et désagréable, sauf quelques rares exceptions. Alors j'écume les usagés de l'ouest.

Et après Dard, qui? Noir, noir, noir je veux du noir français maintenant, mais je n'en connais pas un.

Je veux un mâle en bras de chemise, le noeud de cravate à peine lâche, le col ferme, l'odeur de la nicotine et de l'after-shave dans ses cheveux, ses mains sèches, rugueuses, chaudes, étreignant mes épaules. Je lui fait face, mon nez effleure son cou mais avant que je puisse y mettre ma bouche, avant que je sente sa peau sur mes lèvres, il me repousse, fermement.

Et il me dit de sa voix basse et graffignée par la cigarette:

" Toi et moi, poupée, c'est une histoire impossible."
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Yes, clearer

  
  
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I show my face. Well, some of it. Enough for now. All I'm able to.

I'm playing with my template too, some changes already there, some more to come. But I love my header, so I have to work with it.

I just want this space to be more clear, more unblurred, more opened, more me.

It's spring, old skins shed, windows opened wide.

I'm breathing, it feels good.
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J'écris, tu écris, il lit, elle cherche son nom

  
  
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10:51 sur l'horizon de la planisphére. Quelle belle heure, quel beau projet!

Les deux choses que j'aime le plus: La découverte de QUELQUES nouveaux blogs (maudit que le monde est petit) et le travail monumental de l'auteur (qui semble se chercher une blonde, mais je m'égare).

Je disais donc, quelques nouveaux blogs, car certains m'étaient déjà familiers, d'autres je fréquente déjà, sporadiquement ou régulièrement. Certains ont probablement plus de plaisir que d'autres à suivre les péripéties des auteurs. Moi je suis une égocentrique avouée. J'aime juste me voir nommée.

Je blague (oui, oui, enfin, un peu).

Alors, un beau merci à Sébastien, cet auteur fou qui se tappe des heures de lectures qui j'en suis certaine sont toutes aussi palpitantes qu'un Indiana Jones.
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Into the parts... unblurred

  
  
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There it is
Opened again, wide
For your eyes to do what your hands cannot

Asleep was comfortable
Awake is painful
Opened is blistering
But necessary

I offered, gave, pushed, fed
I now sacrifice what's left
A foetus of a woman
In a hostile womb

Born from sins and cries
Raised on lips and hands and hair and thighs and
The milk taken out of my mouth
I now scavenge the depths of my memories for food

To see
In the mirror
The real image
Of my new skin
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Pas de ceinture

  
  
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Parce que quand tu crisses les breaks comme ça, à la dernière minute, je me retrouve la tête éclatée sur ton windshield.

T'as fait semblant de savoir ce que tu faisais.

160 km/h tout le long. Dans l'fond. Le toit baissé.

Pas attachée.

Parce que t'es même pas capable de de m'parler. T'es même pas capable me l'dire.

"Attache-toi. Faut que j'arrête. Maintenant. Pis débarque."

Parce que t'as peur.

Ta peur, ton silence, ma mort.
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Suspended

  
  
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It was a new home
A new space
Unknown unfamiliar
That I seeked

What does my soul look like?

Some days are just not meant to be
Some place I wish I hadn't gone to
Some words I hoped I'd never hear
For fear of never hearing them again

There is no place for me to run to
No direction that won't take me back to here
deal. deal. deal.
All day, even on the ones not meant to be

Drowned in my indecisions
deal for fuck's sake
deal I can, it's not final
Just a place with a chair for me

I sit I deal I live for the moment after
Fresh start or clean slate
The moment after is dealt with
It's the past, the past, the

deal
let
me
go
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Du mauvais bord

  
  
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Depuis ce matin j'ai le motton. J'ai juste envie de chialer, brailler. J'ai de la misère à avaler. J'arrive pas à me concentrer. Je suis au bureau, et j'ai pas envie d'y être. Je sais où j'ai envie d'être, mais je ne peux pas y aller. Je connais la moitié des raisons de cette humeur misérable.

Fell off the wagon. He didn't fall, he fucking jumped.

Ça allait pourtant de mieux en mieux. De beaux efforts, des moments tout à fait réussis. Pis la colisse de brique hier soir. Il rencontrait quelqu'un de 7 à 9pm. À 9h20 je le savais. Avant ça je me disais, ben non, fait lui confiance, il va aller à un meeting au pire. Même si au fond de moi je savais bien comment ça allait finir.

J'ai le motton. J'ai les larmes aux yeux. Pis je ne peux rien faire maintenant, right now. Ma collègue est parti chez elle en coup de vent ce matin, son chum la trompe ben raide, et il lui a envoyé un email destiné à son amante par erreur... C. est enceinte de 3 mois. Elle devait se faire avorter, mais finalment ils ont décidé de garder le bébé... pour plein de raisons. Mais ce matin son univers s'est écroulé. Son couple est mort.

Il mouille, vente, fait pas beau. J'attend des mots, j'attend, j'attend trop. Je danse sur la ligne et je la perd de vue des fois. Dans ce temps là j'attend et ça fait mal. De l'autre côté de la ligne, je sais qu'il n'y a rien à obtenir de mon attente. Mais je suis du mauvais bord aujourd'hui.


J'aurais envie de te/vous/lui dire la vérité. Tout ce qu'il y a dire, tout ce que je rêve de dire. Pis de rien regretter. La vérité de mes pensée. La vérité de ma vie elle est out there. Mes pensées me hantent, me détruisent, me poussent, m'enlisent. J'étouffe avec mon crisse de motton.

Je ne te/vous/lui demande rien du tout. Je ne demande jamais rien. Mais une caresse ce matin, ça ferait du bien. Un sourire. Un mot. Une pensée.

Ensuite de retour à notre programmation régulière.
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Asleep

  
  
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Behind my back, I cheat.
The higher the stakes, the sleepier I get.
I have lost everything for sleep.
I'm tired.
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Awake

  
  
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The dead has kept me awake lately.
The lifelessness of my dusty past.
That should have remained inanimate.
It moves within as a block, as a whole, dropping flecks of necrosed moments.

My eyelids solidfied opened, unable to slide down on the dryness of of my eyes.
Fragments, chips, flakes falling over my irises, green becoming grey.
I have to see, I have to look.
I am awake.
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Get off the path

  
  
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For fuck's sake, why do you think it's called a bike path? Does it say pedestrian path? Is there a little stick man painted on the asphalt? NO! So get the fuck out of my way. Seriously, lovers strolling, grabbing their asses, taking the whole fucking width, or families, with brats running all over the place. I'm coming full speed, braking, saying excuse me, you're playing fucking deaf and act surprised when I give you shit. At least stay on one side, at least walk in the same direction as the traffic, at least watch behind you once in a while, at least teach your kids to be aware that there are people coming at 20 miles per hour in both directions. Better yet, why don't you find a fucking sidewalk and stay off the fucking BIKE path.

That being said, I got my new bike today. A great ride. I love it.













On another note, I'm very pissed off at myself today. I had a horrible day at work, a coworker lost it and screamed at me like I was a piece of shit, basically because she can't handle the work load I give her and she keeps fucking up big time. As of December 2005, she has cost the company over 5,000$ in mistakes, and a major one could've cost us around 100,000$ but we were able to repair it. But she's the wife of my boss' friend.
So. Anyway, all that to say that instead of telling her to eat shit and die, I ate my emotions. Gummy bears, Goodies, Pretzels. Like a damn pig. And I hate it, I hate that feeling. Those feelings. Tomorrow I'm going to come into the office and kill the bitch.
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Des amis

  
  
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J'en ai pas beaucoup. J'en ai jamais eu beaucoup. Mais depuis quelques temps, des gens se rapprochent de moi, par eux même. Et ça me déconcerte. J'ai passé le temps où je m'en faisait avec ça. J'ai passé le temps où je me questionnais sur mes aptitudes avec les gens. J'ai compris depuis longtemps que je ne les aime pas. Et qu'ils ne m'aiment pas en retour est tout à fait normal. Des fois, quand il y a trop de gens autour de moi, les gens au travail, la famille, j'ai juste envie de leur dire:

"Allez donc toute chier tabarnak. Toute la gang. J'veux pu rien savoir, de personne. Appelez pas, chu pas là. J'veux juste qu'on me crisse la paix. C'est tu assez primal comme cri ça?"

Je me sens rarement seule, à en avoir mal, à ne pas pouvoir fonctionner. J'aime le contact physique des gens que j'aime, mais je n'ai pas besoin de leur compagnie pendant très longtemps.


Et pourtant, en ce moment, je crois que j'ai des amis. Des gens qui ont recherché ma compagnie. Et ça remet toute mon hypothèse en question. Toutes mes idées à mon sujet. Parce que j'ai aussi envie que ces gens fassent partie de ma vie maintenant. Et je me sens maladroite, j'ai peur de dire ou faire ce qu'il ne faut pas. Je ne connais pas les rouages de l'amitié. J'ai été blessée profondemment en amitié, des blessures plus difficiles à guérir que celles dûes à l'amour.

L'amitié comme à la télé, l'amitié comme celle qui m'est racontée par d'autres, je n'y connais rien. Et si ça m'arrivait? Et si j'y arrivais cette fois?
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Pushing boulders

  
  
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Sometimes the boulder is a real one.

Sometimes the boulder is just a prop, like in Hollywood.

Looking at them you'd never know the difference.

Anticipation of the effort ahead is misled.

I gamble a lot.
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There was something

  
  
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There was something wrong that summer. She was drunk a lot, he was high a lot. Too many people were sleeping over. The music was always too loud. Someone made me drink a glass of Tia Maria with milk. We had a new car, a summer home, new furniture. Something wrong. We were three for the last time.
This is me, this was me. I remember everything, except what I forgot.



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Take and take and take and

  
  
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So this is where you've taken me
On the edge of your time, your space, your conditions
And I bend over to see what's down there
But not too far, not too bent, not sure
About that hand of yours, resting on my back

That hand that has led me, brought me, hit me, loved me
Found places I thought were dead, did not exist
That hand that I still feel hot, burning, searing
When it's gone to another one's secrets
That hand that has never belonged to me

So this is where I stand
On the edge of my will, my reason, my desire
And as wide and open that my canyon is
As full and available I let it be
You will never bend over to see what's down there

There is a taker
Does not necessarly mean
There is a giver
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My two tongues

  
  
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Well, some would love that... lollll, but that's not my point.

My mother tongue is French. I always lived in a French environement. I have no idea why English came so naturally to me. When I was a kid, I watched tv in both languages. Sesame Street, Road Runner and Tweety Show, later the after school specials, the sitcoms and then the movies, the news... It seems that I always understood English, even before I could speak it.

In my teens, when I started to write, I did so in English. It was bad, but it made sense to me then. And when I went back to school at 22, I went to Concordia University, even if I never attended an English school before.

But never before I started to write here did I think about this seriously. I never questionned the reasons why I write in English. But surely it means something. When I have a post, the idea is born from my feelings, which become thoughts, which become words. At what point does it take a language? Because that's what happens. I don't decide. The words do. Just like they have to be put down, typed, written or said, they need to be so in their own language. But what does this say about me?

Does it mean anything? I wonder about duality, about split personalities, but mostly about remoteness. Does this remove me from what I try to express? At the moment I write, no, because I feel, I'm completely immersed in the sound of my words, the rythm of my fingers, my breath held, I sway on my chair and I am gone for the moment. But after. After it's out, not when I hit publish, then view. But later, a day or so. I read my words and wonder about the woman and her torments. Then I realize they're mine.

I'm not too sure if there is a division, a schism. I am my words, as they are me. The sound they make when spoken has no importance. The way the letters are put together, arranged has no importance. What they mean to me is all that matters. For the rest of you, well, there's always babel fish!
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