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Showing posts from 2007

Tourmente des fêtes II

  
  
J'essaie fort de pas sombrer. Pas sombrer pendant qu'il est à NYC avec sa nouvelle blonde, à faire le trip dont on a toujours rêvé. C'était notre voyage de rêve. Pas le sien à elle. À minuit qu'il a dit aux enfants. À minuit, appelez-moi. Ils ont appelé. Les souhaits et tout. Je te passe maman... Allo... Alors c'est l'fun? (ouais, blablabla, il était saoul) Ok. Je te souhaite du bonheur pour cette nouvelle année... Ah, à moi aussi. Merci. Bonne soirée. Bye. Câlisse, tuez-moi quelqu'un.

J'ai préparé deux Bailey's faible aux enfants, un straight pour moi. Je les ai remercié de leur grande maturité et de leur support pour l'année qui vient de se terminer. Sans eux, sans leur présence, tout cela aurait été beaucoup plus difficile.

Je vous aime mes amours. Merci.

Pas sombrer pendant qu'il est dans le fin fond du québec avec sa famille, ses amis.

Pas sombrer non plus devant l'inconnu qui se présente à nouveau. Les insécurités familières. Les déceptions. Les coups du destin. La porte ouverte par laquelle il semble ne plus vouloir entrer.

Est-ce si mal pour moi de vouloir le meilleur pour mes enfants, et que ce meilleur passe par une éducation privilégiée pour les diriger vers un futur à tout le moins instruit? Est-ce si mal de vouloir pour eux un minimum de succès professionel afin de leur assurer un avenir avec du crisse de manger dans le figidaire? Est-ce leur donner de mauvaises valeurs que de leur donner le goût de l'excellence et de la performance, dans les limites de leurs insipirations, aspirations et passions?

Suis-je si fucking corrupted parce que j'ai choisi autre chose que Montréal? Ma vie vaut-elle la peine d'être vécue, écrite ici, partagée? Mon âme a le pied marin, mais y a des crisses de limites à ce que je peux endurer. Est-ce qu'un jour un homme pourra m'aimer avec tout, et sans rien. Avec mon corps tout croche, ma tête encore plus, mon osti de background de pauvre, paumée, voleuse, menteuse, violente, pas d'éducation ni aucun raffinement que celui que j'ai réussi à m'apprendre? Mon coeur n'est-il pas assez? Ou bien, peut-être est-il trop?

Je me sens sombrer malgré tout. Je me sens devenir ma mère, malgré moi, malgré tout ce que je ne suis pas. Je me sens baisser les bras, perdre espoir, abandonner. Me laisser aller avec le courant des comptes en retard, du frigidaire vide, des bouteilles vides aussi. C'est pas encore ça. Mais j'ai même plus à fermer les yeux pour l'imaginer.

Je sais plus ce que j'attend de la vie. Je ne sais plus ce qu'elle attend de moi. Ce que j'étais sensée accomplir en partant. Ce qui m'animait. Ce qui me faisait rire, pleurer, mouiller. J'ai essayé si fort de ne plus regarder en arrière. Si fort. Et ces derniers jours, tout me fait tourner la tête. J'en ai plein le cul. Je veux plus. Je veux plus non plus supporter l'incertitude. De l'amour, la vie. Ma vie.

C'est ma vie câlisse. Je suis en train de l'échapper.
  
  

J'ai les ailes d'un cygne, mais je pars pareil

  
  
M'en va, m'en va, m'en va... Qqs jours. Un petit congé. Le fleuve, la neige, le bois qui brûle, qui brûle comme le reste. Besoin d'une pause-vie.

Bon, à 1.15$ ça va quand même coûter une épicerie en gaz. Pas grave. J'accours.

De retour à temps pour vous donner pleins de becs pour la nouvelle année.
  
  

J’ai les ailes d’un cygne, mais je pars pareil

  
  
M'en va, m'en va, m'en va... Qqs jours. Un petit congé. Le fleuve, la neige, le bois qui brûle, qui brûle comme le reste. Besoin d'une pause-vie.

Bon, à 1.15$ ça va quand même coûter une épicerie en gaz. Pas grave. J'accours.

De retour à temps pour vous donner pleins de becs pour la nouvelle année.
  
  

Tourmente des fêtes

  
  
J'ai parlé trop vite, fait ma smatte. Me suis finalement retrouvée en lieu commun, un réveillon déjà vécu vingt fois. Une invitation inatendue, que j'ai acceptée sans vraiment y réfléchir. Parce qu'après tout, c'est un peu ma famille aussi et qu'ils me manquent.

Un réveillon en montagne russes. C'était dur sur l'âme par moments. Ces rires, ces cris, la bouffe. Mais ça aussi été comme un point final, un instant très significatifs pour les enfants, pour moi, pour eux, pour lui. J'ai pas eu envie de m'assoir tout près de lui. Le squelette de notre couple ne flottait pas au dessus de nos têtes. Juste un moment en famille. L'an prochain probablement qu'une autre sera là à ma place, aussi bien en profiter.

Et puis une soirée de Noël  tout aussi éprouvante pour mon âme déjà épuisée par les constatations et les revirements. Quelques messages sur mon cellulaires, une visite non prévue annoncée, et aucun moyen pour l'arrêter. La panique c'est emparée de moi, et quand la sonnette à retentie vers 23heures, les enfants m'ont jetté un regard interrogateur. J'ai dit, je sais c'est qui, je descend lui parler et je reviens... Ouf. Déception d'un bord, surprise romantique de l'autre, mais où je fite les enfants qui ne savent rien dans tout ça? Un aurevoir un peu confus, triste. Je remonte, et dois expliquer... Shit. C'est pas comme ça que je voyais ça. Pas comme ça que je voulais qu'ils apprennent... ça. Enfin. Peut-être aussi que c'était le coup de pied au cul que j'avais besoin.

Et pour finir, le retour de l'aventurier hier soir. Retrouvailles toutes aussi confuses. Laissons la psychanalyse de côté pour l'instant ok? Tes bras, ta bouche, ton corps, ton sourire ce matin. Tout a du sens en cuillère. Tout s'explique autour de restes de ragoût et de dinde. Tous les rêves sont permis. Faut juste apprendre à vivre avec mon obsession de la gestion du temps, des émotions. Avec ton indéniable indépendance et irrévocable liberté.

Je suis pas k.o., mais un break là, right now, ce serait pas de refus.
  
  

Ce sera tout

  
  
Tout ce que je vous souhaite. De l'amour. De vos proches, de vos loins. Amis, amants, enfants et parents.

Un extrait de Au même clou, Félix Leclerc

  
  

En passant j'ai vu

  
  
Un char.

Un char de fille.

Un char de fille blanc.

Un char de fille blanc dans le driveway.
  
  

En passant j’ai vu

  
  
Un char.

Un char de fille.

Un char de fille blanc.

Un char de fille blanc dans le driveway.
  
  

Jingle this

  
  
Porter un manteau de poil à tous les jours et se frotter aux frileux.

En fumer une dernière, une dernière pour la route, soyons prudents, appelons nez rouge.

Assurons nous que les moins nantis aient à manger et que notre conscience soit pure et tranquille, avec ce sourire en coin du don annuel entendu.

Elle est où ma médaille demande-t-elle avec son manteau de poil et son café équitable.

Son papier d'emballage recyclé perpétuant tout de même la tradition maladive d'humains en manque de guidance.

Des bills fripés dans la boîte aux lampions.


Je vais réciter le notre père, délivrez nous du mal sti. Surout, surout, délivrez nous du mal.

Je vais dealer avec la tentation.
  
  

Pièce

  
  
Tout aurait été différent à un autre moment. Plus tard est fait de possibles. Avant je n'y croyais pas. On s'est manqués de peu. Il fut un temps.

Il fut un temps où le besoin de vivre et de rêver a finalement pris le dessus. Il fut un temps où après une mort clinique de durée indéterminée mon sang, mon corps, mon coeur, tout réclamait la vie.

Je ne veux pas croire que ça été seulement un intermède entre deux comas. Peut-être ai-je cessé le traitement trop rapidement et que l'infection regagne du terrain.

Peut-être que le timing était pas bon. J'ai l'impression de revenir sur mes pas. Full circle. Mais comment peut-on revenir dans un cul-de-sac? Si j'y suis entrée, comment en suis-je sortie, si ce n'est que j'ai simplement fait un ou deux tours sur moi-même. C'est assez déprimant comme constat. Et puisque les constats... Alors non, je suis ailleurs. Même si tout me semble familier.

Une pièce sale, une fenêtre crasseuse, des débris au sol. Et ma place habituelle sur le sofa. C'est un endroit que je connais très bien. C'est même confortable et rassurant de retrouver ces intérieurs morts.

Qu'une visite, que je me dis. Qu'une visite.

Et un coup de pied ou un coup de vent projette la porte sur le mur et un tourbillon de tu de moi de tout ce qui fait nous eux fuck tous ces pronoms qui vivent hors de moi mais dans ma pièce mon confort, que j'ai laissé entrer...

Ah shit. Que j'ai laissé entrer. Me voilà donc crowded, interagir, vivre avec les autres, les sentir, les toucher, les embrasser. Donner donner donner de mes mains ma bouche mon coeur ma tête. Ma fucking tête. Elle se déverse, le contenu dilué, perdu, éventé.

C'est le bordel ici. Je ne peux pas partir sans ramasser un peu.
  
  

Nothing but...

  
  


Un flashback de platform27
  
  

Nothing but…

  
  


Un flashback de platform27
  
  

Suite populaire espagnole

  
  
Ça fait rien pour aider.

Musique de chambre capitonnée. Je suis en camisole. J'écris avec ma langue. Je ne sortirai jamais d'ici, je m'en rend bien compte aujourd'hui.
  
  

Ten foot poles

  
  
I'm trying to pick up. I really am. All day today I had "ten foot pole" in my head. Something about my being all out of them. Something about poking from afar. There's a band called Ten foot pole. There's an entry in the Urban Dictionary. I've used them myself many times. Mostly on my own issues. Something about not even feeling that ten foot pole poking me. That surely means something about feeling lonely even with company. That must be an indication of my hunger. Looking for ten foot poles to distribute. Because quite frankly, who would want to enter here without one? Even with the door wide open, there's a lineup at the dispenser and it's empty. Ten foot poles with a hook at one end, even that would do. To pick up. I don't want to touch anything without one, so why would you?
  
  

Pick me up

  
  
Je mange des Frosted Flakes pour souper. Et une poignée de cachous pour dessert. Il y a un feu dans le foyer. Scratchy me rappelle de mettre de l'eau dans le plat en sacrant des coups de patte dessus pendant qu'Itchy bouffe une manche de mon chandail qui traîne à terre. Je regarde la deuxième saison de Dexter sur l'ordi. La litière est pleine. Ce sera bientôt l'heure pour un drink ou quatre. Pour m'assurer que j'aille au lit avant deux heures du matin et être fonctionnelle au bureau demain. Ma brasse de samedi est toujours dans la sécheuse. Et les restes de mon gâteau de fête au congélateur.

Quand je me met à m'haïr, personne ne peut le faire aussi bien.

Dormir dos à dos. Des bouts d'oreiller mouillés d'impuissance dans la nuit qui se voulait festive. Entendre un souffle insatisfait. Haleter la colère. Caresser la confusion. Toucher la fraîcheur du mur avec mon genou de peur de rencontrer encore plus froid avec mon dos, mes fesses. L'évasion, le matin, à -20.

Ce sera comme ça. Parce que ceux-là étaient uncalled for. Comme ça quand les mots des autres... trouvent.

Cut to December
How can a scalpel tear into skin
revealing walks in the park
Lord how can a heart
come from two separate organs
and you're gonna make this simple
Do you want to make me sweeter?
I know, I know, I know, I know
I'll let you down
I'll let you down

-The Format, Pick Me Up
  
  

And then I don't feel so bad

  
  
Two tickets to see The Habs and the Flashes
Snowflakes that stay on my nose and eyelashes
A tall double order of sweet Irish cream
These are a few of my favorite things!

J'aurai 37 ans dans quelques heures... Une game du Canadien avec mon fils et un (ou deux, ou trois) Baileys avant le dodo. C'est pas la fête parfaite ça?

  
  

And then I don’t feel so bad

  
  
Two tickets to see The Habs and the Flashes
Snowflakes that stay on my nose and eyelashes
A tall double order of sweet Irish cream
These are a few of my favorite things!

J'aurai 37 ans dans quelques heures... Une game du Canadien avec mon fils et un (ou deux, ou trois) Baileys avant le dodo. C'est pas la fête parfaite ça?

  
  

Dans le doute, les constats

  
  
De la guimauve au plus noir des funks sur un dix cennes. Des constats des constats toute la journée. Et bien qu'on se batte contre les évidences, certaines sont plus coriaces que d'autres. Sont plus dures à prendre aussi. Pendant que je travaille, pendant que je conduis, pendant que la vaisselle se fait pas et que j'attend, j'attend les mots qui vont tout remettre en place dans mon atrium. Rétablir la circulation.

Des constats parallèles, divergents, pour devenir confluents.

Entre la prose, le blues et les lamentations d'une fille insécure. Entre la liberté, le désir et le besoin d'être aimée. Comme avant, comme au début, n'existera plus. J'ai mis un pied devant l'autre, sans arrêt.

Celle qui peut-être viendra après moi ne t'offrira jamais ce que je te donne right now. C'est pas dans 10 ans qu'on veut être heureux. C'est pas hier qu'on l'a été. Il y a quelque chose à faire avec aujourd'hui, tout le temps.

Sans excuses jamais. Simplement que "c'est comme ça", je n'y crois pas. Les constats, je les encule.

...

...

Quelques heures plus tard j'attend toujours. Et je constate.
  
  

À deux pas

  
  
À deux pas d'histoires à se souvenir. Je te jure. À ça de te donner tout.

T'as qu'à rester tout près, ne jamais aller plus loin que le bout de mes yeux.

Et on se raconterait les bals, les étoiles et comment l'eau était fraîche sur nos corps à la fin de l'été.

Des années sans célébrer mais comme une fête continuelle, chaque matin devant les possibilités d'être heureux.

Une mémoire ample et vaste qui ne demande qu'à être remplie. Il y a tant de choses...

Comme quand on lève les yeux au ciel une nuit de neige et que les flocons semble ne jamais vouloir s'épuiser.

Y mettre des promesses et des mots secrets, des pleurs compliqués et des rires antidotes.

Respirer. Te respirer.

Et ce soir, et demain, et encore.

Mais surtout, surtout, maintenant.
  
  

FB last call

  
  
Alors voilà. Je ferme ce soir. Voici ma dernière note que j'ai posté là ce matin, et la dernière note à ce sujet, point.

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Je vais fermer mon compte Facebook. Mais voilà, c'est pas si simple. Je dois tout effacer. Mes traces sur vos walls, sur les forums de discussion, sur les notes... Il me faut aussi tout effacer mes photos. Désinstaller toutes les applications...

C'est un long processus. En plus il faut contacter Facebook pour demander la destruction permanente de votre compte, sinon il n'est que désactivé.

On pourra me traiter de parano, m'en fout. C'est pas le fait que tout le monde sache que j'ai aimé The Matrix ou que j'ai acheté des culottes en latex qui me dérange. C'est que j'ai vendu mon âme en ouvrant un compte ici.

Plus rien ne m'appartien. Ni mon nom, ni mes photos, ni mes commentaires, ni mes notes... Si j'étais vous, j'y penserais à deux fois avant de mettre du contenu créatif ici...

En tout cas... Si ça vous chante, allez voir ceci:

http://70.85.12.163/albino_flash02/facebook(www.albinoblacksheep.com).swf

Ça peut vous sembler extrême, c'est votre opinion. Pour ma part, j'aime autant ne pas être répertoriée comme du bétail et étudiée comme un rat de laboratoire.

Vous pouvez aussi aller voir ce groupe:

http://www.facebook.com/group.php?gid=16929680703

qui explique en détail comment deleter votre compte... Et ce n'est qu'un groupe parmi tant d'autres. Évidement, ce serait aussi une bonne idée de Googler un peu, tsé...

Alors, sur ce. Et toute le kit.

Vous savez où me trouver :)

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Edit: À la fermeture de mon compte on me demande pourquoi je le fais... Tant qu'à y être... Voilà ma réponse:

I feel Facebook is a data collecting engine funded and managed by former or current CEOs and chairmen to the CIA, other intelligence agencies and the US government. The collecting is done in an insidious and dishonnest manner by reinforcing the dependencies to and addictiveness of all the applications and services offered on the site.

Although I have nothing to hide or be afraid of, although I am not even a US resident, I will not contribute any more information about myself to you.
  
  

Commentaire

  
  
Suite au post de Tony Tremblay, j'ai fait le commentaire suivant:
j'avoue me questionner un peu plus chaque jour à savoir si je garde ou non mon compte ouvert. j'ai tout de même appliqué toutes les stratégies de sécurité possibles, et je suis persona non grata en dehors de mon cercle d'"amis". mais ce flash est fort

(une version plein écran est disponible ici: (http://70.85.12.163/albino_flash02/facebook(www.albinoblacksheep.com).swf)

certains ont dit que ça faisait Michael Moore un peu, allant éveiller nos peurs du Big Brother et al. je me demande pourquoi à chaque fois que quelqu'un mentionne l'implication de la CIA ou du gouvernement américain dans la collecte d'informations personelles on les vire de bord en les traitant de conspirationistes paranoiaques?

certains croient que la seule indiscrétion de Facebook est au niveau des habitudes de consommation de ses utilisateurs. mais quant on fouille un peu, quand on se donne la peine de se renseigner, ce qu'on trouve est hautement plus grave, plus inquiétant. il y a par exemple un choniqueur de gnn.tv qui s'est fait bannir de Facebook pour ses déclarations pro-Chavez dans certains groupes de discussion.

malheureusement, le besoin d'appartenance, l'illusion de faire partie d'une communauté, la proximité virtuelle et l'addiction pure et simple au contact instantané rend Facebook si attrayant... mais je crois que je me rapproche de la raison un peu plus chaque jour.

Pascale

J'ai sérieusement envie de fermer mon compte. Ça fait déjà un bout de temps que j'y pense. Ça ne m'apporte rien vraiment. Ceux qui veulent me parler peuvent le faire en tout temps, ils savent où et comment.

En plus, pour "fermer" son compte, en fait pour le deleter de façon permanente, il y a un paquet d'étapes, incluant une demande écrite à FB. Sinon votre compte n'est que "désactivé". Lire: toutes vos données leur seront encore disponibles. Déjà que vous leur avez donné le droit d'utliser votre nom, vos notes, vos photos gratuitement, sans limite et sans recours de votre part...
  
  

Feed address change

  
  
J'ai du trouble avec mes fils RSS. J'ai tout refait, et redirigé vers Feedburner.

Alors si vous lisez ce blog à partir de votre aggrégateur et que vous éprouvez des problèmes, veuillez changer l'adresse du feed:

http://feeds.feedburner.com/aspinelesslaugh/fOrd

  
  

Tagged! 15 questions

  
  
It's been a while since I've been tagged. And thanks to Dave, here I am obliging happily!

1-Grab the closest book to you, go to page 18 and write down the 4th line :
"Then I'm on display," Piter said. "Shall I dance? Shall I

2- Whats the last thing you saw on TV
The Habs last night

3- Other than the sound of your computer, what else can you hear?
RDS on TV, the fridge

4- Last time you went out, what did you do?
Didn't drink enough, kissed a lot, laughed with friends au Boud.

5- What are you wearing?
Jeans, my favorite sweater (blue V-Neck from American Eagle)

6- Whats on the walls in the room you are in?
A charcoal drawing my paternal grand mother did in the 60's, dried butterflies and flowers my maternal grand mother she received as a wedding gift in the 40's.

7- What’s strange about today?
The kids asked to watch The Exorcist (!), they did.

8- Whats the last Movie you saw?
The Exorcist

9- Tell us something we don’t know:
I felt bad for the lamp in that Ikea commercial a few years back

10- Do you like dancing?
Yes. Unfortunately

11- If you had a daughter, what would her name be?
Already have one. She's happy with her name.

12- If you had a son, what would her name be?
See 11.

13- Ever thought of living abroad?
Seriously, no. Fantasize yes.

14- What would you like GOD to tell you when you crossed the pearly gates?
Who's he? Is he on Facebook?

15- Mouhahaha, there is not question 15, mouhahaha!
Can I has cheesburger?

Oh... I forgot to tag...

Ok.  Anyone who wants to play... Unless I change my mind and come back here to add some name.
  
  

Ondes fantômatiques

  
  
Et puis c'est comme je te disais. Tout arrive pour une raison. Certaines m'échappent encore c'est évident. Pourquoi entre autre le fantôme m'a tellement marquée. Non c'est pas ça. Fuck c'est pas ÇA. Détruite. Anéantie. En passant par toutes les routes qu'on passe notre vie à éviter.

Je me disais à moi, j'ai dû me reconstruire suite à. Mais je n'étais déjà plus grand chose avant ça. Et lui se regardait dans le miroir tous les matins et pratiquait son sourire. Et baisait sa blonde. Et se pavanait dans les studios, dans les bars sur Mont-Royal et écrivait les mêmes mots à combien d'autres comme moi? Anyway.

Je suis juste écoeurée de toujours ME blâmer pour tout ce qui m'arrive. J'ai envie de pitcher de la marde à quelqu'un, n'importe qui vraiment. N'importe qui qui a traversé ma vie, depuis ses débuts, et qui n'a rien fait, absolutely fuck all. Ce qui je répète toujours, mon motto, c'est: Life's what you make it. Et j'y crois. C'est tough par exemple. De toujours tout tenir à bout de bras.

Attend minute. En fait, c'est pas que je me blâme. Je m'arrange pour ne pas avoir à le faire, je suis proactive. Super-çi, super-ça. Fill in the blanks, I'm in. Mais bordel, j'ai de la marde à distribuer, au fantôme en particulier, et je me retiens fort fort. Et ça m'empoisonne. Et je lui trouve des excuses. Et je dis, mais je savais dans quoi je m'embarquais. J'étais tout à fait consentante. Aware.

D'un sens, de le blâmer pour quoique ce soit, c'est un peu avouer ma faiblesse. D'avouer m'être laissé manipuler. Donc (attention, prétention à venir) d'avoir été son inférieure intellectuellement. Ce qui me fait chier au plus haut point. Pas juste par rapport à lui, mais à quiconque. Je l'ai déjà dit, je suis une snob intellectuelle. Mais pas dans le sens que certains peuvent penser. En tout cas, ça c'est une toute autre paire de manche.

Mais bon. J'arrive à éviter le fantôme pas mal tout le temps. Mais dernièrement c'est plus difficile. Et ça m'a jeté au visage certains aspects de cette relation auquels j'aime pas trop penser. Comment il a pris ma vie et l'a écrasée, réduite en poussières et s'est esclaffé probablement devant mes désespoirs et mes illusions. J'étais déjà au bord de la combustion, un petit tas de paille bien sec. Ça pas pris grand chose tu vois? Et il l'a senti. Il a sauté sur l'occasion. Et moi foncé tête première.

J'ai envie d'être furieuse. Envie de crier. De l'envoyer chier. De lui dire tout le mal qu'il m'a fait. Mais j'en suis incapable. Parce qu'inévitablement, ce que j'exprimerai se reflètera sur moi. Sur mes actions, passées et à venir. Est-ce que ce n'est pas de me déresponsabiliser que d'accuser et blâmer quelqu'un pour quelque chose qui a affecté MA vie? Ne suis-je pas responsable? J'ai laissé les choses arriver. J'aurais pu me sauver. J'aurais pu arrêter tout ça au lieu d'étirer ça sur un an. Une année de fucking marde. Qui m'a fait questionner tout, jusqu'à ma propre existence.

Je pourrais dire, j'ai honte d'avouer tout ce que j'ai fait pendant cette année là. Ce que j'ai pensé. Mais non. C'est encore une admission de ma faiblesse. God forbid. On a tous de ces baises qui nous font rougir quand on y repense. What about a whole year? I want to come to terms, to fucking terms with my actions, my decisions, and most importantly, I want to allow myself to be angry.

Je suis naïve, innocente à plusieurs égards. Je crois en la bonté des gens. Si j'avais une religion, ce serait sur cette base. Les gens sont bons, s'agit de leur laisser la chance de nous le montrer. Et malgré les claques qu'on m'assène, je garde la foi.
  
  

Retour: 8 Août 2006

  
  
Il y a un fantôme dans mes oreilles le matin.

Je croyais pourtant l'avoir tué.

Edit: Non, ce n'est pas Perrasites le fantôme. Même si son blog est moribond! Le texte faisait partie d'une petite série intitulée blogue et mystère. D'où le protagoniste. Pour le fantôme, il est mort et enterré. Malgré les échos du matin.

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Ain't misbehaving
No one to talk with / All by myself / No one to walk with / But I'm happy on my shelf / Ain't misbehaving, I'm saving my love for youuuuuuuu

Bon dieu qu'il est lent. Ses pas résonnent dans le deuxième corridor. Est-ce que je lui montre le chemin tout de suite? Nah… M'a le laisser s'énerver encore un peu. Ouin, il commence à être essoufflé… Le 450 lui a rentré dans le corps ces derniers mois faut croire.
I know for certain / The one I love / I'm through with flirtin' / It's just you I'm thinking of / Ain't misbehaving, I'm saving my love for youuuuuuuu

Ok, ça va faire. J'allume. Ouvre la porte. Hahahaaa, quelle face tu fais Perrasite! Viens, entre! Ben voyons, de quoi t'as peur? Quoi, le sang? Ben oui, y est mort. Viens, je vais te présenter. Taser gun sur ta peau bébé. T'es trop nerveux. Ouf, définitivement fini pour toi les deuxièmes portions. Je le traîne jusqu'au corps du journaliste, un amas de peau, chair, os et vêtements déchiquetés. Un peu sloppy comme travail. Mais j'ai maintenant de l'assurance. Perrasite chéri, tu reprends tes esprits? Installe toi ici là, assied toi sur le monsieur. Il est super confo. Tiens, tu vois? Maintenant donne moi ta main, click. L'autre, click. Ça te va bien les bras attachés au mur tu sais, tu as l'air de m'attendre.
Like Jack Horner / In the corner / Don't go nowhere / What do I care? / Your kisses are worth waitin' for / Believe me

Ben tu vois, j'pense que t'as pas respecté ton bout du deal. Tu m'avais promis. Je voulais voir ses yeux s'éteindre. Mais t'as décidé de faire l'égoiste. Pis sais tu quoi? C'est une maudite bonne affaire. Parce que finalement, je travaille pas mal mieux toute seule. Regarde entre tes jambes, regarde comme il est beau ton siège. Il a pleuré un peu mais à peine. Maudit orgueil mâle. M'en sacre. Ses larmes mélangées avec son sang, quand j'ai glissé mes doigts sous ses paupières, c'était de toute beauté. C'est gros un oeil. Ça l'air de rien comme ça, mais ça rempli une main. Et c'est doux. Le premier je l'ai jetté dans le coin là-bas, check il est encore là. Le deuxième, je l'ai nettoyé avec ma langue et j'ai doucement croqué dedans. C'est pas très bon, mais le mélange des textures est assez cool. Et tes yeux à toi, qu'est-ce qu'ils goûtent?
I don't stay out late / Don't care to go / I'm home about eight / Just me and my radio / Ain't misbehavin' Savin' my love for you

Arrête de crier de même. Ça sert à rien. Tu le sais que c'est ce que tu mérite. Tu tremble de désir, tu veux sentir mes dents s'enfoncer dans la peau de tes cuisses, tu veux sentir mes doigts te posséder entièrement. Ton sang est ton offrande, ta soumission, ta résignation. Tu m'appartiens. Oui, je sais, pleure, bébé, pleure de joie et de délivrance. Je te prendrai entier, te boirai jusqu'à en être saoule. Tu as un très beau ventre tu sais? Qu'est-ce qu'il cache? Montre moi. Chhhhhhh, c'est juste ma lame. Chhhhhhhh, c'est tout, c'est fini. Je te caresse jusqu'à ton âme, ta chaleur se déverse sur tes cuisses. Oh, les belles couleurs! Regarde, regarde! Lêve la tête. C'est pas le temps de dormir! Quoi, tu veux plus voir? Ok, pas de problème. Ouvre grand les yeux…
Ain't misbehavin', Savin' my love for youuuuuuuu

Ouan, j'ai besoin d'une douche. Je me demande bien où j'ai mis mon livre. Faut que je sorte le bac à recyclage. Tiens, un vieux Scorsese a PBS ce soir, cool!
  
  

Sur le cover

  
  
Je me demande combien d'oeuvres lui ont été consacrées. Combien de couples morts par sa faute. Combien d'hommes morts à bout de rêve. Combien de femmes à sa course, à sa poursuite. Elle qui n'existe que dans les films les rêves les chansons les poèmes les

Tsé la fille à page 325

Élancée Racée Élégante (surement cultivée, généreuse, aimante!) Bleachée Airbrushée

J'en ai vue une l'autre soir. Une vraie, qui fait bander, qui fait rêver, du haut de la page couverture. Les cheveux en bataille, les dents noircies par la coke, des crottes dans le coin des yeux. Elle avait rien à dire. Et toutes ces bouches ouvertes et tous ces coeurs prêts à exploser pour elle tout autour, ensorcellés, le briquet sorti, la chaise tirée, les sourires, les mains baladeuses, les verres gratuits

Et moi dans le coin, avec un sourire soumis, j'ai pris mon manteau, payé mon addition, oubliée, hors du tourbillon, partie dehors sans jamais avoir été remarquée en dedans. Comme si

Comme si ça m'avait fait quelque chose. Plus maintenant. Je n'aurai peut-être jamais cette dédicace, cette ode, ce chant, mais je porte en moi ce qui pourraient faire naître ces mots, et c'est tout. C'est tout ce que j'ai besoin dêtre.
Une étrange mélancolie s’empara de lui. Je vais voler jusqu’à eux et ils me battront à mort, moi si laid, d’avoir l’audace de les approcher ! Mais tant pis, plutôt mourir par eux que pincé par les canards, piqué par les poules ou par les coups de pied des filles de basse-cour ! Il s’élança dans l’eau et nagea vers ces cygnes pleins de noblesse. A son étonnement, ceux-ci, en le voyant, se dirigèrent vers lui. Tuez-moi, dit le pauvre caneton en inclinant la tête vers la surface des eaux. Et il attendit la mort. Mais alors, qu’est-ce qu’il vit, se reflétant sous lui, dans l’eau claire ? C’était sa propre image, non plus comme un vilain gros oiseau gris et lourdaud ... il était devenu un cygne !!!
-Le Vilain Petit Canard (Hans Christian Andersen)
  
  

Permissions (entre autre)

  
  
Ahhh

Telle est ma seule consolation. Je sais que les rechutes dans le désespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige : une consolation qui soit plus qu’une consolation et plus grande qu’une philosophie, c’est-à-dire une raison de vivre.
-Stig Dagerman

Ok. Bon dieu. J'aimerais tellement écrire. Ça. Comme ça.

J'ai besoin d'un verre. Un instant, je re.

Mmmm. Bon.

Je traînais comme un boulet certaines conversations à venir. Toutes sortes de prétextes qui me semblaient justifiés s'interposant.

Aujourd'hui, ce matin en fait, je me suis levée en me sentant vraiment comme cette femme que j'aspire à devenir. Libre, heureuse, la tête à nouveau emplie de rêves. (I drink to that. Again)

Tout ce que je sais, c'est que mon fil conducteur sera toujours clair. Sans m'oublier je prendrai toujours les décision qui feront converger ma vie vers le bonheur de mes enfants. Je l'ai fait parfois à mon détriment. Des sacrifices qui étaient à mes yeux nécessaires. Mais j'ai maintenant franchi une ligne qui était probablement psychologique, mais néanmoins omniprésente et tracée en double gras (ça se dit?).

Grâce à eux je suis en vie. Grâce à eux je me dépasse à chaque jour. La différence maintenant, c'est que je le fait pour moi. Et le résultat n'en sera pas différent. Ils en retireront les dividendes.

Ça s'est décidé autour du bar à pain au Paccini de Brossard samedi soir: Grâce à eux, je suis maintenant libre d'aimer.

J'ai deux ados man... 13 et 15 ans. S'ils savaient... Ma fille me dit hier, "Ils donnaient des dépliants anti-drogue dans la café aujourd'hui, j'en ai pris un et je l'ai donné à ma voisine de casier... Elle a pas un gros problème là, elle fume du pot. Mais on sait jamais!". Damn. Loll! Mon fils est allé se coucher avec le feu au cul tantôt. Les habs se sont fait laver. Lui qui ridait la vague de joie suite à sa victoire au cosom après-midi. Il est gardien et son équipe a gagné 5 à 1. Tout fier, il m'a montré trois quatre fois sa cuisse meutrie suite à un slapshot vicieux.

Comment ne pas vouloir donner sa vie pour des moments comme ça?

Refill. Je re.

J'ai refait couper mes cheveux aujourd'hui. Encore un peu plus court que la dernière fois. Quoique ma crinière me manque beaucoup, les réactions sont très postives et ça me fait du bien. Mais c'était beaucoup plus symbolique qu'esthétique tout ça. Je suis faite pour les cheveux longs. J'aimais les sentir frotter le haut de mes fesses. J'aimais les prendre d'une main et les faire basculer sur une épaule ou l'autre. J'aimais... tout. Alors aujourd'hui c'est jour zéro. On repart.

Parlant de symbole. Dans mon journal de voyage, j'y avait écrit:
Je suis contente d'être ici. Mais je réalise avec un peu d'amertume que ce n'est que de la fuite en avant. Je n'ai rien réglé. Je n'ai pas eu d'illumination. Et à quoi je m'attendais? Tous ces symboles que j'avais alignés pour ce voyage se sont désagrégés, sans aucune valeur. Aucune signification.

Avec un peu de recul, je dirais que c'est pas si pire. Physiquement, j'étais totallement épuisée. Ma tête ne suivait plus non plus. Enfin. Je relis mon journal, et je crois qu'il y a pas mal de stock la dedans. S'agit que je m'y attarde un peu, si j'y tient vraiment. Mais peut-être vais-je laisser tout ça dormir après tout. C'était hier. C'était ce que c'était.

Ce soir, j'ai soif.

Refill.
  
  

Blow

  
  
...

And when you loose control, you'll reap the harvest you have sown.
And as the fear grows, the bad blood slows and turns to stone.
And it's too late to lose the weight you used to need to throw around.
So have a good drown, as you go down, all alone,
Dragged down by the stone.

-Waters, Gilmour

...

Not necessarily drowned. Not yet. Touched, the dream bursts. An oily bubble lazily dragging its ass around. All but waiting for a pointing finger.

As skin gets cooler, as hearts grow fonder, as tears flow harder. I touched too.

Blow. Another big, round, sun filled, colorized dream.

Blow. Two.

Me away.

Nothing paper can't hold. Nothing music can't tell. Nothing my heart can't take.

But the trail of a wet burst.

So blow for both of us.

...

Well, anybody can be just like me, obviously
But then, now again, not too many can be like you, fortunately.

-Dylan
  
  

Findébutretour

  
  
Mhhhpfff. J'ai pas fini de javelliser mes yeux qu'on resaute dans la danse des nuits de 4 heures et des tâches qui s'enfilent telles des morceaux de viande sur une grosse brochette en spécial chez IGA. Pleines d'échardes et de sauce en enveloppe.

J'ai vu des montagnes. Des planches entourées d'un jardin bien tenu et d'une basse cour et du bonheur et de la fierté et pas une seconde n'ait éprouvé de pitié. Mais une envie tellement forte de péter la vitre de l'autobus climatisé pour sauter sur le chemin de terre et aller au puits avec elles. Tenir la main de leurs enfants. Être passagère dans la boite du pick up ou de la charette.

Je ne connais rien. Ça changera. J'y travaille.

  
  

Retour: 27 Avril 2006

  
  
Quietus

From everything that has passed in my hands
I’ve kept a little dirt

I don’t want to be clean, don’t want to be rid
I still bring my palms to my nose
Close my eyes and think of a life

A time once, times, twice
That I want back, that I can almost believe

My sweet, my breath, my music
As if death had claimed your presence
Alive in my dirty palms

I trace your face with my tears
The outline of a world in dust
  
  

Retour: 11 Novembre 2006

  
  
Des images pâles

Je ne revisite plus depuis un bon moment. Le passé était déjà dépassé. Comment on vit dans l'avenir, dans demain, quand on a encore les deux pieds dans le noir et blanc? Ça commence sépia, je sais, mais ça change tellement vite.

Et comment ne pas me sentir comme une parfaite fucking looser d'avoir tenté de remettre des couleurs dans tout ça? Décapage d'images.

Je suis dans mon char, 120, les pages de l'album flippent devant mes yeux, les palmiers, l'empire state, la chatte, les yeux, oh fuck, tous ces yeux… Je me souviens, un peu, d'une autre année… Les larmes qui font fondre mon mascara ne sont pas les mêmes. Je ris, c'est mouillé et je jette ma smoke par la fenêtre en négociant la courbe avec le genoux.

C'est marqué. Clairement. MAX 60.

C'est une autre intersection comme les autres. Mais là je tourne, sans flasher, je tourne. Fuck it. Et en regardant dans le rétro, je vois le feu pris dans le décor. Le rideau aussi flambe. Ou c'est peut-être le film qui joue au ciné-parc que je viens de dépasser. C'était sur une autre photo, une chevelle verte avec les bancs en cuirette blanche. Il y avait des trous dans la cuirette je les comptais, enterrons les cris. Je me voyais toujours mélancolique, même en rock star. Et maintenant que j'ai le volant… Je met the buzz.

Je ne revisite plus depuis un bon moment. Assaillie axphyxiée une lobotomie sur le coeur plus de souvenirs, mais qu'est-ce que c'était? Une impression cheap sur un tshirt à cent piasses. Ça m'écoeure délavé élimé une impression, c'est ce que je disais.
  
  

Retour: 2 décembre 2006

  
  
Code 

Prisonnière de mon écran, de mes mots, dans ma maison, dans mes pensées.

Prisonnière de ces mains qui se tendent, avec tant de ferveur, auquelles je m'accroche en leur arrachant la peau.

Prise dans le vide qui s'emplit d'incertain, mon vide, où j'y met ce qu'il ne faut pas.

Pognée. Fucked.

Tout est à ma portée, derrière un mur de verre trempé.

Je veux sortir, voir, respirer en vrai.

Prisonnière de moments tourmentés, moments illuminés, sans aucune continuité.

Une libération conditionnelle.

J'étouffe de tout vouloir.

Spectatrice de vies virtuellement heureuses.
  
  

Retour: 27 Janvier 2006

  
  
There is no I in gone

I was all
I was the new
I was the unknown
I was the high
I was only, not true

I am nothing
I am the used
I am the uncomfortable comfort
I am the weight
I am only, just, real
  
  

Retour: 1er Octobre 2006

  
  
Visite

Côté sud… À l'est de St-Denis… Je fais le tour du bloc lentement une fois, deux fois, trois fois. Le soleil se couche et à chaque passage je vois la lumière entre les rideaux. La fenêtre est entrouverte et le vent les déplace un peu. Pas assez. Pas assez pour voir la couleur des murs. Pas assez pour me convaincre qu'il n'y a personne et que je perd mon temps.

Je cherche un stationnement anonyme, comme si ça existait. Debout à côté de l'auto je replace mes jeans, mon soutien-gorge, mon chandail. Ébouriffe mes cheveux, pince mes joues, barre la porte. Personne sur le trottoir. Personne aux fenêtre. Personne sur les balcons. Je flotte vers. Vers.

Traverse, tourne le coin, traverse. Pas de voitures qui circulent. Tout s'est arrêté. N'existe que le fil entre moi et la porte. Entre mon doigt et la sonnette. Entre mes yeux et les siens. Je sonne, en espérant qu'il n'y ait pas de réponse. En tentant d'entendre l'absence de pas. Silence. Le corridor reste vide. Je vois des marches qui montent par la petite fenêtre, qui disparaîssent dans le noir, vers une porte qui s'ouvrira sûrement maintenant que j'ai sonné une deuxième fois.

Lumière, jambes, mains. Je ne vois plus rien. Jusqu'à temps que son visage joue comme une réflexion du mien à travers la vitre. Suspendus dans la seconde de la découverte. Tout changera. Tout et rien ne sera pareil. Et la chaleur s'échappe à mesure que la porte s'ouvre. Je me glisse à l'intérieur sans mesurer si je passe dans l'espace entre la chambranle et son corps. Contact.

L'écho des sons de la vie en haut est vrai. L'odeur des soupers d'hier. Nos souffles courts. Le clic de la porte qui se referme. Mon sac à main qui tombe par terre. Je touche son visage, comme s'il m'avait toujours appartenu. Comme si je l'avais toujours fait. Mes mains sous son chandail et les siennes sous le mien. C'est tout, tout ce qui existe.

Il faudrait monter, faudrait aller en haut. Faudrait se dire bonjour à la rigueur. D'autres plans se sont imposés, et nos bouches n'ont vraiment rien à se dire, trop occupées à se toucher, caresser, goûter. Trois pieds par trois pieds, c'est tout l'espace dont on a besoin. La lueur des lampadaires, la lueur de la vie en haut. J'avance, le pousse contre le mur, étend mon corps contre le sien, sens ses doigts descendre mon dos et prendre mes fesses. Je recule, m'arrache de quelques centimètres pour détacher sa ceinture. Je veux voir.

Je remonte son t-shirt un peu. À genoux, mes lèvres sur son ventre je ferme les yeux un instant et laisse ma langue voir. Voir que son désir est le même que le mien. Et dans ma bouche j'ai maintenant tout ce dont j'ai envie. Je caresse ses fesses, le tirant vers moi, toujours plus près. Ma tête entre ses mains. Et je donne, je donne, je prend. Ses jambes fléchissent un peu, s'ouvrent, et je passe mes bras autour de ses cuisses. Je suis perdu entre ses jambes.

Il me remonte, me met debout, me retourne face au mur. Il tire mes cheveux pour prendre mon cou. Son autre main est déjà sous mon jean, sous ma culotte, sous. En. Et je me balance contre elle. Le mur. Le mur et ma joue. Mes fesses offertes. Et je lui appartiens, le moment où il me pénètre, entre, me possède entière parce que c'est son droit d'entrée. Tout en échos dans les escaliers.

J'aurais pu visiter, mais il se faisait tard. Ce sera pour une prochaine fois.
  
  

OCD'd

  
  
Argh. Combien de fois je peux faire l'inventaire de mon sac de toilette ou de ma valise sans que ce soit un signe d'un désordre psychologique quelconque?

C'est très étrange de partir sans les enfants. C'est cool, bien sûr, ça va faire du bien, of course, profites en, I will. Je n'accrocherai pas sur le fait qu'ils me manqueront. C'est juste, une impression que j'oublie toujours quelque chose, que les bagages ne sont pas complets. Ah, j'ai trouvé, il me manque des responsabilités!

Y a des chutes et des montagnes et une réserve naturelle là-bas. On peut louer une mobilette pour s'y rendre!! No shit!

Y a aussi un café internet... que je me jure de ne pas fréquenter. Sauf pour écoeurer quelques amis. Et donner des nouvelles aux enfants. Et à toi.

Les chats seront en pension à l'hopital vétérinaire. Je ne crois pas qu'ils apprécieront... On leur réserve une petite surprise.

Je pars samedi dans la nuit pour une semaine. Pendant mon absence il y aura peut-être un ou deux posts, des trucs que j'ai envie de republier depuis un moment.

J'espère revenir le foie enflé, bronzée, la tête tranquille. Enfin. Je suis beyond le symbole là.

D'ici là je vous embrasse. À bientôt :) xx
  
  

OCD’d

  
  
Argh. Combien de fois je peux faire l'inventaire de mon sac de toilette ou de ma valise sans que ce soit un signe d'un désordre psychologique quelconque?

C'est très étrange de partir sans les enfants. C'est cool, bien sûr, ça va faire du bien, of course, profites en, I will. Je n'accrocherai pas sur le fait qu'ils me manqueront. C'est juste, une impression que j'oublie toujours quelque chose, que les bagages ne sont pas complets. Ah, j'ai trouvé, il me manque des responsabilités!

Y a des chutes et des montagnes et une réserve naturelle là-bas. On peut louer une mobilette pour s'y rendre!! No shit!

Y a aussi un café internet... que je me jure de ne pas fréquenter. Sauf pour écoeurer quelques amis. Et donner des nouvelles aux enfants. Et à toi.

Les chats seront en pension à l'hopital vétérinaire. Je ne crois pas qu'ils apprécieront... On leur réserve une petite surprise.

Je pars samedi dans la nuit pour une semaine. Pendant mon absence il y aura peut-être un ou deux posts, des trucs que j'ai envie de republier depuis un moment.

J'espère revenir le foie enflé, bronzée, la tête tranquille. Enfin. Je suis beyond le symbole là.

D'ici là je vous embrasse. À bientôt :) xx
  
  

Donde yace moribunda la inocencia

  
  
Ahhh.

J'ai tout perdu, ma collection de Gordon, Baker, Coltrane, Mingus. MINGUS! Ça fait deux heures que je download. En écoutant Omara Portuondo, qui me donne vraiment très soif. J'ai du sable dans les yeux, faut que je me couche. Mais je persiste, j'ai absolument besoin de tout ça avant de partir.

(partir partir partir, je pars)

C'est un peu comme si je préparais un plus grand départ. Quand ma mère est entrée dans la machine du système de santé pour la dernière fois, je suis allée vider son appartement. Elle avait tout préparé. Tout rangé. Les papiers serrés. La poubelle vide. La vaiselle faite. Je fais les mêmes préparatifs. Et je me demande quoi faire de certaines choses...

( j'ai écrit, fin, rien de plus, comme si le commencement était hors de ma portée)

Chaque année c'est la même chose. Sa fête approche, et je vis dans ses souvenirs. Et comment j'étais pressée de la voir partir, pour cent mille raisons, pas toutes nobles. J'aimerais me croire quand je dis que je n'ai pas de regrets. Et j'aimerais ne pas me sentir coupable quand je passe tout droit devant la table où les vieilles vendent des rubans roses. Ne pas me dire... Que si je l'ignore, peut-être cessera-t-il d'exister. Et oublier la peau fine comme du papier sur sa bouche, peinant à couvrir ses dents en plastique, déjà jaunies après seulement quelques années, tellement la merde qu'on lui injectait l'infectait jusque dans sa salive. Et oublier la lutte qu'elle a mené vers la vie, vers la réalité, quelques instants, combattant la paralysie et la morphine, juste pour râler quelque chose qui ressemblait à je t'aime, pour retomber sur l'oreiller, à bout de souffle, l'oeil voilé, la bouche fermée comme pour garder le cri en dedans.

(je t'aime moi aussi maman, c'est correct, je suis là, pars mais moi je ne retiens plus mon cri et une dame dont je ne me rappelle plus le nom me flattait les cheveux)

Je compte. Elle aurait eu 59 ans le 17 novembre. Elle avait 52 ans. Ça fera 7 ans le 12 décembre.

Des chiffres encore. Il y a eu un an le 3 novembre. Ça aurait été notre 21ième anniversaire le 26 janvier.

Et encore. Je pars dans 5 jours, 6 heures et 16 minutes.
  
  

À mine ou à l'encre?

  
  
Les symboles et moi, on ne se parle pas très souvent. C'est comme un refus, un peu comme les rêves que je ne me suis jamais accordée. J'ai beaucoup d'objets qui en principe ont une valeur sentimentale. Mais pour moi ils sont plus comme un tout qui représente des souvenirs et non pas des petites vies gardées sur le respirateur. Mais plus les jours avancent et plus ce voyage se symbolise.

J'avais toujours cette idée, ce sentiment, et j'ai décidé d'y céder, d'abdiquer et d'y aller à fond ce soir. Je me suis acheté un journal. J'y écrirai pour la première fois le 3. Un an. Dans le magasin je me suis dit d'une façon très naturelle, ce sera le livre de ma vie. Pour me dire aussitôt après, fuck j'suis donc ben quétaine. Je sonne comme un livres de pensée de Denis Monette (Mais oui voyons, les beaux livres avec des couchers de soleil dessus: Le chemin de la vie, Le partage du coeur, Pour un peu d'espoir...)

Mais devant parfois moi-même m'expliquer mes réflexion, j'ai réalisé que je voulais dire, ce sera le livre d'une vie. Le symbole d'une autre qui commence. Peu importe que j'y écrive une seule page. J'ai accepté un symbole. Je ne suis pas encore convaincue de la valeur de cet acte. Peut-être en a-t-il aucun. (Je le sais que je gratte la surface là... J'ai pas encore les mots exacts)

Mais le cuir de la couverture...

  
  

À mine ou à l’encre?

  
  
Les symboles et moi, on ne se parle pas très souvent. C'est comme un refus, un peu comme les rêves que je ne me suis jamais accordée. J'ai beaucoup d'objets qui en principe ont une valeur sentimentale. Mais pour moi ils sont plus comme un tout qui représente des souvenirs et non pas des petites vies gardées sur le respirateur. Mais plus les jours avancent et plus ce voyage se symbolise.

J'avais toujours cette idée, ce sentiment, et j'ai décidé d'y céder, d'abdiquer et d'y aller à fond ce soir. Je me suis acheté un journal. J'y écrirai pour la première fois le 3. Un an. Dans le magasin je me suis dit d'une façon très naturelle, ce sera le livre de ma vie. Pour me dire aussitôt après, fuck j'suis donc ben quétaine. Je sonne comme un livres de pensée de Denis Monette (Mais oui voyons, les beaux livres avec des couchers de soleil dessus: Le chemin de la vie, Le partage du coeur, Pour un peu d'espoir...)

Mais devant parfois moi-même m'expliquer mes réflexion, j'ai réalisé que je voulais dire, ce sera le livre d'une vie. Le symbole d'une autre qui commence. Peu importe que j'y écrive une seule page. J'ai accepté un symbole. Je ne suis pas encore convaincue de la valeur de cet acte. Peut-être en a-t-il aucun. (Je le sais que je gratte la surface là... J'ai pas encore les mots exacts)

Mais le cuir de la couverture...

  
  

How do you sleep

  
  
En triant mes vêtements pour le voyage j'étais sur la station classic rock de galaxie (don't ask).Tout y est passé, jupes, shorts, tshirts, camisoles, capris, name it. Bikinis... Et là, avec celui style un peu pirate, bariollé, une breloque de tête de mort et des cordons aux hanches mauves et blancs

Ow, Evie, Evie, Evie let your hair hang down (yeah, yeah, yeah)
Evie (yeah), Evie, Evie let your hair hang down (Aaaahhh)
Evie, Evie, Evie let your hair hang down
Evie, Evie - let your hair hang down
Let your hair hang down, let your hair hang down...


Yep... Rock star. Devant le mirroir je danse, je chante. Et je regarde mon ventre tout mou, mort, une carte du monde gravée à jamais entre mon nombril et où la vie est arrivée. Et je lève le bras, le signe du devil en l'air, et je gueule Fuck you, fuck you all, I'm gorgeous, I'm fucking fantastic, I'm FREE so fuck you all. Et je tournoie

Evie
I want to thank you now
For giving me this child
So much a part of me and you
But I don't know what it is
That makes me feel the way I do


Et oui je fausse avec Stevie, parce que c'est tellement plus beau comme ça. Et before he knew it he's losing her. He lost her. Yes, he can't believe it, he's losing her.  Et je sourie toujours, je ris même, au travers mes larmes, je ne sais plus si c'est de la joie ou de la peine. Et fucking Bob Seger had to come on. C'est pas juste. Bob Seger me fait toujours pleurer. Against the wind.

Il y a des tounes comme ça, qu'il ne faut pas écouter, pas n'importe quand. Comme hier. Je lisais un petit polar tout à fait délicieux, quand Sad-eyed lady of the Lowlands est venu m'arracher de la plage où je m'imaginais être. J'écrase une larme, une autre. Et j'arrive plus à retrouver mon chemin.

So Sgt. Pepper took you by surprise

How do you sleep is on now... C'est pas mal après tout cette station.
  
  

Avec tout le reste...

  
  
J'avais écrit sur une page lignée: "Je ne danserai la salsa que dans tes bras, le tango que sur ton corps. Mais je me prépare à partir sans toi."

Les jours deviennent aussi longs que la noirceur nouvelle de l'automne.  J'aurais aimé connaître ta peau sous le soleil, salée, mouillée, rugueuse de sable. La force de tes mains me tenant les hanches dans la mer.

On connaîtra donc les balles de neige, les sentiers vierges percés du nuage de notre haleine et les matins aux cendres encore chaudes. Il fera sûrement aussi chaud.
  
  

Avec tout le reste…

  
  
J'avais écrit sur une page lignée: "Je ne danserai la salsa que dans tes bras, le tango que sur ton corps. Mais je me prépare à partir sans toi."

Les jours deviennent aussi longs que la noirceur nouvelle de l'automne.  J'aurais aimé connaître ta peau sous le soleil, salée, mouillée, rugueuse de sable. La force de tes mains me tenant les hanches dans la mer.

On connaîtra donc les balles de neige, les sentiers vierges percés du nuage de notre haleine et les matins aux cendres encore chaudes. Il fera sûrement aussi chaud.
  
  

Avec le temps...

  
  
C'est ce que j'aurais aimé dire. Ce qu'il a lu dans mes yeux de toute façon.

Ce n'est plus. Et c'est bien comme ça.

Des mots qui restent vrais. Même si avec le temps tout fait moins mal.

Veinte Anos

¿Qué te importa que te ame,
si tú no me quieres ya?
El amor que ya ha pasado
no se debe recordar
Fui la ilusión de tu vida
un día lejano ya,
Hoy represento al pasado,
no me puedo conformar.
Si las cosas que uno quiere
se pudieran alcanzar,
tú me quisieras lo mismo
que veinte años atrás.
Con que tristeza miramos
un amor que se nos va
Es un pedazo del alma
que se arranca sin piedad.
  
  

Avec le temps…

  
  
C'est ce que j'aurais aimé dire. Ce qu'il a lu dans mes yeux de toute façon.

Ce n'est plus. Et c'est bien comme ça.

Des mots qui restent vrais. Même si avec le temps tout fait moins mal.

Veinte Anos

¿Qué te importa que te ame,
si tú no me quieres ya?
El amor que ya ha pasado
no se debe recordar
Fui la ilusión de tu vida
un día lejano ya,
Hoy represento al pasado,
no me puedo conformar.
Si las cosas que uno quiere
se pudieran alcanzar,
tú me quisieras lo mismo
que veinte años atrás.
Con que tristeza miramos
un amor que se nos va
Es un pedazo del alma
que se arranca sin piedad.
  
  

The outs

  
  
J'aimerais mieux, parfois, en comprendre moins. Je suis toujours rendue au huitième move, et tout le monde est au ralenti. Je ne me bat plus depuis longtemps avec l'élastique du masque. C'est lourd, de toujours voir les fils, les coutures, le maquillage. Laid et triste et je sens

(et comment on fait pour écrire dans le même élan...

I need to wash myself again to hide all the dirt and pain
I'd be scared that there's nothing underneath


et

I want to live and breathe
I want to be part of the human race
)

que tout est vide.

Plus aucun synonyme n'est nécessaire.
  
  

YUL - HOG

  
  
Ok... Alors je pars dans 21 jours pour une semaine à Holguin. J'en ai ma claque. Ça faisait des mois que j'en rêvais. J'ai booké il y a deux semaines. Une semaine de pure exploitation et d'absence totale de conscience altermondiale, de scupules ou de principes. J'y vais pas pour visiter l'habitant, pour partager mes richesses...

J'y vais pour m'éfouairer sur la plage et cuire en lisant et buvant le plus de mojitos possible. Pas de partys, pas de gossage, pas de mecs, pas de kids. Je veux rien savoir. Mon mp3, mes livres. De la 15 et de la 4 pour être certaine de toaster ben comme il faut.

Mon dernier voyage c'était en colombie l'an passé. Côté personel, pour moi, ça été un fiasco. Enfin... Mais j'avais apporté 3 livres, et au bout du cinquième jour, j'avais plus rien à lire. Bon, j'ai ramassé un Maeve Binchy dans le lobby, ça te donne une idée à quel point j'avais besoin de lire.

J'ai donc fait mes provisions hier chez Indigo et me suis procuré ceci:

Je sais pas, j'ai perdu ma copie bien aimée de Walden. Et j'ai mal au coeur en y pensant... le genre de mal de coeur qui veut dire "oublie ça, tu l'a perdue pour vraie". Je l'apporte juste au cas. Mais j'ai l'impression que je vais en avoir besoin.

Et aussi ceux-là. J'avais envie de trash, de mots. Des vacances de tout. Même des idées.

readings

J'ai pas encore décidé pour ma lecture dans l'avion. Je suis en train de lire deux autres bouquins en ce moment. Je vais peut-être en staller un pour le garder pour plus tard. Des revues aussi. Ou le film plate qu'ils présenteront à bord.

Next up, mon mp3... Vos suggestions sont les bienvenues ici, ou ailleurs.
  
  

A dive in shallow waters

  
  
Je ne pourrais faire la lumière sur ce que moi-même je n'arrive pas à voir. Avoir. C'est trop en étant pas assez.

Je ne peux pas savoir qu'est-ce que je veux. Toute ma vision était plaquée contre ce que je croyais inatteignable. Et à la ligne d'arrivée, je suis devenue aveugle. Qu'est-ce qui m'attend maintenant que tout ce que j'espérais s'est produit. Alors que je n'ai plus ce besoin de crier que je veux rêver. Can't think of anything to wish for. I have everything. And nothing.

Dreams leading to hopes. Cause I'm sure they come first.

I'm not ready to cross the line. I'm sorry.

I wanted so much, so much, it was unbearable to hold it all inside. It bled all over my resolve and made me loose sight of the first dream I had.

I still think about how it was. But time has a funny way of misplacing memories. And what I miss is what I wanted to be there in the first place. What I build my dreams and hopes on. What had been dead and had killed me.

I should be happy. Don't you think? Don't you think I fucking deserve a little break. Emotionally. Out of breath. Times heals they say. But I'm afraid I'm creating new wounds all around a not quite formed scab. But nothing can keep me away from you. Even my tears, even your apologies. Even the bump in the door jamb. I'm sorry for not wanting more though. For keeping you a secret. For not being strong enough when needed.

But being sorry... is not an admission of anything... it does not mean... that I'm wrong.
  
  

Les doigts

  
  
je ne comprend plus exactement comment ça peut arriver la peur de ce qui reste de ce qui s'en vient de ce qui aurait pu être j'ai parfois envie de doigts profondemment enfoncés dans ma tête un seul réel regard de compréhension qui dit oui oui t'as raison oui c'est vrai mais plus souvent je me terre et je barricade les accès c'est beaucoup plus simple de fuir que de rester là à regarder te regarder nous regarder le sang dans les yeux ce n'est pas qu'une allusion ça coule partout c'est salissant et je n'en peux plus de récurer mes visions imprimées qui d'autre pourrait le faire parcontre que ces doigts ces doigts qui ont effleuré la surface en se disant c'est suffisant en craignant peut-être la profondeur en sentant le froid du fond engourdir leurs phalanges le froid que je ne sens plus que je ne savais pas que j'avais endedans comme en dehors et c'est là que je suis dehors avec le soleil et les pas des autres qui m'accompagnent mais pas vraiment c'est plus comme une mélodie que je m'invente que je me chante pour croire encore que je ne suis seule que je n'ai pas choisi d'être seule que c'est donc beau la vie parmi toute cette musique et les doigts diraient oui tu as raison oui c'est vrai et je saurais qu'ils mentent mais nous serions seuls ensemble
  
  

Algebra for dummies

  
  
My haves do not always take care of my wants.

Some wants I don't always realize are already haves.

Where x is wants and y is haves

Identify the value of each variable.
  
  

Dans une carrière

  
  
C'est habituellement entre minuit seize et minuit vingt-huit, à l'heure où je devrais aller me coucher, que je me met à angoisser, généralement sur ma situation en général et particulièrement sur ma situation en particulier.

Combien, pourquoi, peut-être que, et si, mais pourtant, mais encore.

J'y travaille. Il y a une grosse briquetterie ici pas loin. Et une carrière énorme d'où l'on en sort des cailloux pour faire du ciment. Je pense souvent à ces trous. J'imagine les chemins qui serpentent leurs flancs, qui mènent au fond. Et je vois toujours ces routes en spirales comme ça. Qui vont vers le fond.

(Quand j'étais petite, j'entendais les ados parler d'aller au pit de sable. Ils disaient qu'ils allaient se baigner au fond. L'idée m'effrayait. J'imaginais des dunes géantes, des squelettes de voitures prises dans les pentes et des jeunes en shorts de jeans tentant de remonter en rampant dans le sable brûlant.)

(À ground zero en mars deux mille deux, une seule plateforme pour entrer et sortir du trou. Ça puait. Et je me demandais comment se sentaient les hommes en bas qui conduisaient les camions transportant les débris à l'extérieur du trou. En devant obligatoirement rouler sur quelques un de leurs compatriotes en miettes quelques mètres sous leurs roues.)

J'y travaille. La résignation au fait que ce n'est jamais tout droit la route me gonfle les mollets. Ça pas besoin d'être pavé. Juste pas trop à pique.
  
  

Here we go again

  
  
Ok, I know, I'm sorry. I keep changing. The last template was really gorgeous, but way too heavy and complicated for my taste. I thought it slowed down the page. There were too many things to fix and work around. After hours spent trying to get it to work properly, I just saw no end to it. And it was... just too white. Every time I came here I didn't feel inspired. I just felt... meh.

Anyway, this one is I think a good representation of where I am. I really like the image. And most importantly, it's fucking functional. Easy to manage. All I have left to do is update to WP 2.something. And I might play around with some widgets and the font in the header.
  
  

Minuit et une

  
  
Hier ça a fait six mois. J'ai parfois l'impression que ça fait deux semaines. Des choses m'échappent. D'autres, je n'arrive pas à m'en débarasser. On m'a dit "Je t'envie un peu, tout semble si bien se passer pour toi", "Tu t'es bien préparée, ça paraît". Et sur la vague tout en effet glisse. Et la vague, et bien, elle rejoint le rivage un moment donné. J'ai fui un peu aussi. Mais le moteur a risqué de caler une couple de fois dernièrement.

Je ne peux pas faire autrement que ce que je fais en ce moment. M'assurer de donner mon meilleur, en tout temps, à ceux qui sont près de mon coeur. M'occuper de mon chez moi. Faire une bonne job au bureau. Être une bonne mère, une bonne amante, une bonne amie, une bonne employée. Parce que tout va tellement bien. Parce que je suis forte.

Un dimanche sur deux, mon coeur se brise en mille petites miettes. Je reviens chez moi, et je pleure. Tout est vide, les minous miaulent, un tshirt sale traîne à terre et je le ramasse en braillant, en le pressant sur ma joue. Non non, là, ça va faire. Non, j'ai pas envie de "m'y faire". Je veux l'accepter. Mais je ne pourrai jamais m'y faire.

J'ai peur parfois de dire que j'ai de la misère. Parce que "ça va si bien". J'ai peur de parler de ce que je ressens, parce que je pense que je suis supposée de ne pas avoir de séquelles. Des fois, tout est cool, je me sens bien. Et des fois, j'ai des poignards dans le coeur, le souffle me manque, je suis toute étourdie, et je... Je sais plus. Je sais pas trop ce qui se passe. J'ai l'impression d'être plongée dans un gros trou plein de rien. Rien qui valle la peine de ces larmes du dimanche soir.

J'ai pas pris le temps de vraiment regarder où j'en suis, où je m'en vais. Qui je suis. Qui je veux, et ne veux pas, être. J'ai toujours eu de la misère avec l'idée de m'accorder du temps, de l'attention. Je me suis éparpillée parmi mes soleils.

Tellement étirée que je suis toute mince, fine, transparente. Avant de fendre, il est temps que je me rapatrie.
  
  

Stripped

  
  

The flesh is weak.
nothing's shocking

But easily discarded if one was so determined.
if one was so inclined

And yet beyond the ugliness lies the truth about us all.
fire is the outcome of hypocrisy

 



 


 

  
  

Lancer du livre

  
  
Il y avait ce lancement auquel j'avais envie d'aller. Et puis, j'ai changé d'idée. Pour plein de raisons. Pour aucune en particulier. Beaucoup de gens que j'ai envie de rencontre, ou de revoir. D'autres que je ne connais pas, que je ne connaitrai jamais.

Et au cours d'une conversation msn j'ai réalisé pourquoi, vraiment, fondamentalement, j'ai pas d'affaire là. Non, c'est pas le complexe de l'imposteur. Juste une constatation. Mes amis, je peux les voirs ailleurs. L'auteur n'est pas un ami proche, ni même un ami loin! Alors qu'en tirerais-je vraiment? J'ai pas d'aspirations littéraires aucune. J'ai pas de réseau à entretenir, pas de plogue à faire, pas de manuscrit à pousser, pas cul à lécher. Donc, demain, congé de sourires fakes, de crampes dans les joues, de silences inconfortables, d'overload de parfums mêlés à tout le reste.

Au Crachoir un grand concours: SINISTRÉ... Bien que les prix sont tout à fait alléchants, en lisant les commentaires je me suis trouvée encore une fois confrontée à mes différences. Je ne prend plus ça pour un manque de culture. Je ne me dis pas "fuck, mais je suis donc pas cultivée, j'ai RIEN lu, juste de la crap pendant toutes ces années", non plus maintenant. Ça ne se mesure pas, c'est ce que j'ai compris. Enfin, c'est peut-être une justification à la con, who knows. Et c'est clair que je pourrais faire plus pour ma culture. Anyway, je ne doutes plus de mes capacités intellectuelles. Mais je doute de mon intérêt... C'est malheureux, j'en conviens. Je pourrais être TELLEMENT plus cultivée... Quel gaspillage qu'on me dit. Alors donc, non, j'ai pas lu Céline ou Hemingway. Bukowski n'a pas changé ma vie (quoique le fait que je n'aie pas de pénis y est peut-être pour quelque chose). Burroughs c'est limite, et encore, j'étais ado.

Je ne peux pas, dans une conversation dite littéraire, ploguer quelqu'auteur que ce soit. J'ai découvert la poésie à trente ans, on s'entend que j'ai un bout de chemin à faire avant de dire que je connais ça le moindrement. J'aime la philosophie, la sociologie, les communications, ce qui m'a fait lire pas mal de lectures imposées de certains cours collégiaux et universitaires que je n'ai jamais suivi.

Bon. Où j'allais avec ça, c'est que dans cet extraordinaire concours: SINISTRÉ, il est question de 75 livres qu'on ne pourrait pas laisser brûler.

75... C'est beaucoup, et si peu. J'y mettrais des Astérix et des Tintin, du Crumb et du Gotlieb, c'est certain! Et deux ou trois Stephen King, sans honte. Flash, de Charles Duchaussois. C'est pas de la littérature. C'est un livre que j'aime. 1984, Fight Club, American Psycho, Koko de Peter Straubb... Papillon, La grosse femme d'à côté, Thérèse pis Pierrette, La duchesse et le roturier, Weavewolrd, The Big Sleep, Replay de Ken Grimwood, the Bonfire of the Vanities parce que j'ai été dans l'ombre d'un Master of the Universe, Le pendule de Foucault, quelques San-A, L'hiver de force, St-Denys Garneau...

Et d'autres, sûrement.

Des livres dont j'ai plié les coins de pages, dont je connais l'odeur. Que je prête avec plaisir et qu'on me rend un peu plus usés, un peu plus aimés. Pas nécessairement ceux qu'on trouve dans les bibliothèques des gens "cultivés". Mais c'est les miens. Et je suis heureuse de les avoir lus, aimés, relus, pleuré dessus, dormi avec.

Et Thoreau. Qui ne me laisse jamais oublier.

"I went to the woods to live deliberately, to front only the essential facts of life, and see if I could not learn what it had to teach, and not, when I came to die, discover that I had not lived."


  
  

Je (c'est bien parfois)

  
  
serait-il vraiment possible d'écrire sans commencer par ça? de tenir un blog personel?

(je déteste le mot blogue calvaire. oui, je sais, l'orifice de la langue française l'a accepté. ça change rien, je n'aime pas. tant qu'à y être, blogosphère aussi. c'est laid)

en fait, ce qui me dérange ces jours-çi, c'est surtout ma propre place ici. non, c'est pas ça. c'est, j'ai de la difficulté à écrire parce que je ne pense plus comme avant. je met de côté les événements personels. je pense à ce que j'aime écrire. et j'y arrive de moins en moins. je sais qu'une partie de mon problème, c'est que je suis maintenant rarement inspirée. j'ai peine à trouver des blogs qui me touchent, m'allument. je dis bien mon problème.

je me sens intimidée par la communauté qui se forme autour des commentaires. comme dans la vie de tous les jours, des cliques, des gangs, des élites, des rejects. je ne devrais pas être étonnée de ne pas vouloir faire partie de tout ça. je ne le veux pas plus dans le vrai monde. mais dans la vraie vie, on peut facilement ignorer les gens. sur les blogs, il s'agit de cliquer sur commentaires pour voir. ça me fait chier de ressentir ça. c'est stupide. je n'ai pas à être acceptée par qui que ce soit.

j'avais un mur de protection énorme avant. l'anonymat. pas que je me sente paralysée, c'est pas comme si j'avais à écrire contre quelqu'un en particulier. j'ai plus peur de la perception, de l'appropriation du sens de mes mots par les autres. je n'ai pas d'image à entretenir. mais je suis assez insécure pour croire que je serai jugée maintenant que certaines personnes me connaissent. l'abandon me manque.

ce que j'ai écrit à la suite d'une soirée il y a quelques semaines, j'ai eu peur de le publier. pourtant, je n'y parlais que de moi et de ce que j'ai ressenti. je savais qu'il y avait le danger que d'autres l'interprètent comme une accusation ou une critique. je n'ai pas envie de me justifier, d'expliquer. je sais aussi que ce conflit intérieur vient directement de mes insécurités, le désir de plaire, blablabla. c'est de la bullshit. je me sens le dos courbé, les yeux baissés. j'ai un peu trop regardé vers l'extérieur, ça je le sais. je me sens rarement comprise, à l'aise, challengée en groupe. ça aussi je le sais. alors pourquoi je continue à vouloir essayer? fuck it si ça sonne prétentieux ou condescendant. je me comprend.
  
  

Je (c’est bien parfois)

  
  
serait-il vraiment possible d'écrire sans commencer par ça? de tenir un blog personel?

(je déteste le mot blogue  calvaire. oui, je sais, l'orifice de la langue française l'a accepté. ça change rien, je n'aime pas. tant qu'à y être, blogosphère aussi. c'est laid)

en fait, ce qui me dérange ces jours-çi, c'est surtout ma propre place ici. non, c'est pas ça. c'est, j'ai de la difficulté à écrire parce que je ne pense plus comme avant. je met de côté les événements personels. je pense à ce que j'aime écrire. et j'y arrive de moins en moins. je sais qu'une partie de mon problème, c'est que je suis maintenant rarement inspirée. j'ai peine à trouver des blogs qui me touchent, m'allument. je dis bien mon problème.

je me sens intimidée par la communauté qui se forme autour des commentaires. comme dans la vie de tous les jours, des cliques, des gangs, des élites, des rejects. je ne devrais pas être étonnée de ne pas vouloir faire partie de tout ça. je ne le veux pas plus dans le vrai monde. mais dans la vraie vie, on peut facilement ignorer les gens. sur les blogs, il s'agit de cliquer sur commentaires pour voir. ça me fait chier de ressentir ça. c'est stupide. je n'ai pas à être acceptée par qui que ce soit.

j'avais un mur de protection énorme avant. l'anonymat. pas que je me sente paralysée, c'est pas comme si j'avais à écrire contre quelqu'un en particulier. j'ai plus peur de la perception, de l'appropriation du sens de mes mots par les autres. je n'ai pas d'image à entretenir. mais je suis assez insécure pour croire que je serai jugée maintenant que certaines personnes me connaissent. l'abandon me manque.

ce que j'ai écrit à la suite d'une soirée il y a quelques semaines, j'ai eu peur de le publier. pourtant, je n'y parlais que de moi et de ce que j'ai ressenti. je savais qu'il y avait le danger que d'autres l'interprètent comme une accusation ou une critique. je n'ai pas envie de me justifier, d'expliquer. je sais aussi que ce conflit intérieur vient directement de mes insécurités, le désir de plaire, blablabla. c'est de la bullshit. je me sens le dos courbé, les yeux baissés. j'ai un peu trop regardé vers l'extérieur, ça je le sais. je me sens rarement comprise, à l'aise, challengée en groupe. ça aussi je le sais. alors pourquoi je continue à vouloir essayer? fuck it si ça sonne prétentieux ou condescendant. je me comprend.
  
  

Wiki that

  
  
At the Wiki Church, not all prayers are answered. For the rest, I turn to my own bookcase.
Over the years a huge number of theological man-hours have ben spent debating the famous question:

How Many Angels Can Dance on the Head of a Pin?

In ordeer to arrive at an answer, the following facts must be taken into consideration:

Fistly, angels simply don't dance. It's one for the distinguishing characteristics that marks an angel. They may listen appreciatively to the Music of the Spheres, but they don't feel the urge to get down and boogie to it. So, none.

-Good Omens (Terry Prachett, Neil Gaiman)
  
  

A little trippy

  
  
Nights obviously are getting colder. We must find things to bring us closer. Create. Heat and comfort and well, this must be the most comfortable spot in the world. I can't believe it's already September. Can't believe I've made it this far without fucking up once. So far. And us three and us two and I. I, here and now. Cold, feeling the breeze between us and thinking that's mighty fine too.

Looking through. It's not enough to look ahead. Who knows how far you can really see? The answer is in the distance. And balance is within my reach.

Nothing is ever enough. I know I can do so much more. Here is relative. Defining this moment as significant another marker at which I can glance once in a while. Look back at. For balance. I missed a few, not always willingly. But I've never really integrated regret into the drawing of the path. And again, not always on purpose.

Purpose*. Distance*. Balance*.

*Suggested readings to be taken with a grain of salt. Or a big fat one.
  
  

vers l'autre

  
  
y a des coeurs qui traînent partout. j'ai presqu'envie de me pencher pour les ramasser. et puis je me rapelle le poids du mien. la grimace de l'effort. le brouillard de l'oubli.

j'ai presqu'envie de me pencher pour les ramasser. un peu pour ne pas m'enfarger dedans. comme si elle était plongée dans un sac de billes, parfois ma main effleure leur surface. parfois mes doigts les caresse.

partout, éparpillés. noire du sang des autres je trébuche vers le plus brillant. des promesses que je ne saurais tenir seule. les plus douloureux pas.
  
  

vers l’autre

  
  
y a des coeurs qui traînent partout. j'ai presqu'envie de me pencher pour les ramasser. et puis je me rapelle le poids du mien. la grimace de l'effort. le brouillard de l'oubli.

j'ai presqu'envie de me pencher pour les ramasser. un peu pour ne pas m'enfarger dedans. comme si elle était plongée dans un sac de billes, parfois ma main effleure leur surface. parfois mes doigts les caresse.

partout, éparpillés. noire du sang des autres je trébuche vers le plus brillant. des promesses que je ne saurais tenir seule. les plus douloureux pas.
  
  

Blast from the past II

  
  
I'm circling something. Closing in. I just have to find what is at the center. Reading back entries I can clearly see how hard I was running from everything. Real and imaginary. How I thought I was going towards something when in fact I was leaving it all behind. The pull I think was actually a push. I'm not sure the answer is here or there, but I'm importing old notes tonight. My archives page is screwed up, something I have to fix, within the K2 settings. But all the original notes from blogspot will be here nonetheless. I don't know... Something's missing. Purpose?

This one still feels close to me. Some things I've written I've forgotten the reasons, the feelings. But Drips resounds still.

 



From my fingers
From my eyes
From my heart
Between my legs

All the drips converge. They mean the same thing. Fusion of my fluidity.

I am water. I am blood.

I realize that everything I’ve tried to put into compartments actually belongs together.

The reasons for this, the explanations for that.

The noise… of course it won’t stop. It’s the perpetual garbage truck.

And it’s the drips.

I fucking ache at times.

I fucking leak.
  
  

Vue

  
  
Ça m'a rendue mélancolique du teenage angst qui m'affligeait au même moment où je devais devenir une femme. Sans rien chercher, je me suis sentie située. Jamais j'ai vu l'ordre des choses. Seulement leur place et la mienne. J'ai toujours su ce que les conversations voudront dire, avant même qu'elles aient lieu. Que mon orthographe et mon vocabulaires seront toujours déficents et surtout, jamais à la hauteur de ce que j'ai besoin d'exprimer. Que je n'ai jamais été et ne serai jamais ce que longtemps j'ai voulu être. Ce qui maintenant, je le comprend, est une bonne chose. Et d'hocher de la tête, et dire "je comprend"et de parler de moi et sourire et d'aimer. Et cela, malgré tout, me demande un effort énorme. Malgré ton rire, malgré tes mains, ton parfum ou ta belle chemise. Tant de fantômes autour de la table, tant d'esprits que je semble être la seule à voir. Parfois je me demande si je vais pouvoir cacher ma peur encore longtemps. Si un jour toi, ou toi, tu verras dans mes yeux que je sais ce que tu t'évertues à nier. À te battre contre. Les yeux. Tous ces yeux qui regardent dans les miens. Je vois les accidents, les peines d'amour et la douleur de la réalisation dans l'espace entre les verres qui volent. C'est trop clair, et je n'arrive même plus à croire que ça pourrait être différent.
  
  

Après le tir

  
  


Je tire sur les chants avant qu'ils s'écrient, qu'ils échouent sur les ailes du pigeon en plein vol, en plein élan vers l'endoit où se seraient trouvés les mots qui grattent à la porte d'une chambre condamnée à abriter les mélodies nées pour les accompagner. La dissonance dans la distance entre les deux saigne et coule et ma langue innondée flotte et cherche la surface à lécher qui n'absorbera pas qui laissera. Une mer lisse en lueurs et promesses rubis après la noyade des âges mal vécus.

Je n'ai plus que ce don qu'est d'aimer.
  
  

Ya ya ya*

  
  
Le blogroll sera mis à jour d'ici quelques jours, promis!

The blogroll will be updated within a few days promise!

...

*Happy?
  
  

Blast from the past I

  
  
I could hear him again soon. If I wanted to. Just turn that dial, and there he is. I just hope I won't. Not even by accident. I'm not ready. I thought I was. I thought...

Here is one of my first posts, that is still on blogspot. One of many I will import back here soon. Originally, I wrote this as an introduction for a short story I never finished. And I opened my blog and I dug it out and adjusted it but not much. It was written three years before everything happened. It's like I had a premonition. Like I knew. But it was never calculated.

Reading it today, it bothers me, I see holes and weaknesses all over it. But it's heartfelt, and I'm posting it here without any changes:
It was, of course, the voice that made her swoon. The face she had known for a while. But once she heard him on the radio, the face somehow took the backseat and became a blur in her mind. The intelligence, the sexiness… Oh, how he turned her on.

And so she wrote him an email claiming her love, jokingly, in a way that she thought showed some wit. To said email he replied very briefly, even reluctantly, but she pushed on. And soon they were having conversations about their lives, turn-ons. Everything was moving so fast, she was caught in a whirlwind of being anxious about the next email, feeling elated after reading it and getting all hot and heavy replying.

And then he wanted to meet. And then she said no, and then she said yes. And then they had unbelievable sex. And then he said it was too much to bear. And then he disappeared. Blocked her email, said fuck you and went on his way. Well fuck you too buddy she thought, not really meaning it.

Ok, it was a stupid idea to start with anyways. You had it coming. He didn’t have to be an asshole about it though.

So on that very sad night she lit up the thousandth cigarette of the evening and contemplated the possibility of becoming a psychotic stalker.

But then, she realized, she was just too fucking lazy.
  
  

Rentrées obligées

  
  
I'm going to keep this template. I'll just fix it, fix the blogroll, the archives... It looks good I think. And I love the layout.

Les enfants commencent l'école cette semaine. Ma fille au troisième secondaire va donc changer de pavillon et mon fils commence le secondaire. Son visage disait tout lors de la prérentrée. Le collège lui a fait peur un peu. C'est un milestone, toute une marche à monter passer du primaire au secondaire. Pour moi aussi. Le voilà ado, pour vrai. Me voilà un peu plus libre aussi. J'ai tellement eu hâte à cet été qu'on a pas vu passer. Et maintenant l'automne qui se pointe avec de nouvelles histoires, de nouvelles promesses. J'ai comme l'impression que j'entre dans une autre phase. L'hiver à été la libération conditionnelle, le printemps ma probation et l'été la récréation. L'automne arrive, et je fais ma rentrée moi aussi.
  
  

Anger management

  
  
Something's wrong.

Wallowing in big fat patches of bliss, something happened while I wasn't looking.

Must have been a leak of some kind.

I lost my anger. And that's not good. That's part of who I am. I feel like a soft blob floating around, not really important, not really interested in anything, not really caring for anything.

I'm scared I've lost it for good. What really defined my personality is diluted. I had drive. I had an edge. Being angry all the time is not healthy, granted. But never being angry cannot seriously be better.

Strangely, I'm living happy times. Yet I find myself walking towards the well once again. The pull is getting stronger.

Maybe it's a good thing.  I don't know. I just know that I long for an angry moment. Is it the comfort of a familiar state of mind that I miss? Don't think so. I know, I feel that this is a walk towards balance. How could it not be? I don't feel complete. No more than I did before. I'm just at the other spectrum of who I can be. I like the softer, happier me. But still, it's not the whole me.

Not long ago I said I didn't want to go on another introspective journey. That I've had enough for a while. At that time it was true.

I think I just reached the end of that one. Time to move on. Time, once again, to step off the path.
  
  

Ouvert pendant les rénovations

  
  
Je cherche (encore) un template. Je vais en essayer plusieurs dans les prochains jours.

Le blogroll est incomplet.

Des catégories vont surement sauter.

Un genre de ménage du printemps en automne.

Quand j'ai migré ici, j'ai enlevé beaucoup de posts très personels qui sont restés sur blogspot, et que j'ai sur mon blog de backup. Je vais probablement les réintégrer au tout.

Je sais qu'il n'y a pas personne qui va les lire. J'ai juste envie que ce soit complet ici.

Merci de votre patience.
  
  

Dimanches

  
  
Vient de me frapper une vague puissante de cafard. D'ennui. De solitude dans l'écho des miaulements. C'est souvent comme ça le dimanche. On se dit aurevoir. On s'embrasse. Je les regarde monter les escaliers et entrer dans... la maison. La maison. Plus ma maison. Pas qu'elle me manque. Cela faisait trop longtemps que je voulais en sortir. Et je me dis, ah shit, ça fait du bien, un peu de silence, de calme. De solitude justement. Mais après quelques heures, la lueur de la lampe n'est plus assez. Et j'allume la télé, parce que c'est trop calme ici. Et je fais un peu de bruit, pour réveiller les minous. Et on joue quelques minutes. Et ils trouvent quelque chose d'autre à faire, et me revoilà, à attendre que l'enveloppe tourne au bleu.

Je n'ai pas peur.

Je n'ai pas de regrets.

Je n'ai fait que réussir depuis mon départ.

Je n'ai que cette impression d'échec malgré tout. Un vide où toutes mes bonnes intentions se sont enfuies.

Un vide que personne, même pas toi, ne pourra remplir.

J'en ai plutôt marre de me dire que j'ai fait de mon mieux. Que j'ai fait mon possible. Qui a mesuré ça?

Et une autre semaine qui passera, à vivre cette autre vie. Délicieuse. Et un autre dimanche. Et d'autres adieux. Tout aussi difficiles.

J'ai la migraine. J'ai pas envie de fermer mes yeux, pas envie de rêver. ÇA, ça fait peur.
  
  

Prise deux

  
  
Ok. Deuxième semaine de vacances. Destination Canada's Wonderland et le temple de la Renommée du hockey. C'est autant pour moi que pour eux ce voyage. Un de mes rêves est de faire tous les plus grands parcs d'attractions d'amérique du nord d'ici quelques années. Faut bien commencer quelque part! Cedar Point à Sandusky Ohio l'an prochain c'est certain. La californie d'ici cinq ans. Et un retour à Orlando en 2009 pour The Wizarding World of Harry Potter et revisiter les Disney et Universal entre ça.

Les montagnes russes me fascinent. Les mécanismes, les types de wagons utilisés. J'aime regarder la disposition des rails, écouter le bruit des chaînes, des roues qui glissent sliencieusement lors de la descente. Ça doit être mon côté... geek? Gars? J'aime les machines. Je n'y peux rien.

Le temple de la renommée aussi m'intéresse! LA coupe Stanley. Les photos, les clips d'archives. Ça devrait être assez cool.

C'est un premier voyage à trois. La valise est (presque) prête. À boire et manger, lecture, lecteurs mp3, gameboy. Et Rockstar pour maman! C'est loin Vaughan. Arrêt pour diner au Taco Bell. 401, 401, 401... trucks, trucks, trucks. Oh regarde c'est Toronto! Ben oui, on aura le temps de regarder en masse, on va arriver à l'heure de pointe.

Trois dans l'auto. Trois dans la chambre d'hôtel. Trois dans les manèges. Mais pourtant, j'ai pas l'impression qu'il me manque quelque chose. Enfin. Si, des fois. Mais rien qui a déjà été là.
  
  

Raison 1 854 236 pourquoi j’aime mon fils

  
  
Ses talents en manipulation d'image!

 

J'ai envie de changer mon template encore.

J'ai envie d'aller voir les étoiles filantes et faire des voeux.

J'ai envie de booker pour Cuba right now. Pour deux.

J'ai envie de prendre un verre ce soir... Tu viens?
  
  

Raison 1 854 236 pourquoi j'aime mon fils

  
  
Ses talents en manipulation d'image!

 

J'ai envie de changer mon template encore.

J'ai envie d'aller voir les étoiles filantes et faire des voeux.

J'ai envie de booker pour Cuba right now. Pour deux.

J'ai envie de prendre un verre ce soir... Tu viens?
  
  

Les choses inutiles

  
  
C'est un mood. Une idée. Un souvenir. Un oreiller ayant gardé quelques uns de mes cheveux. Rouges. Aucun ici. Mais des traces de mains dans le miroir. Un mégot orphelin. Une clé sous le tapis. Ton parfum qui me fait fermer les yeux. Mon sourire en nightvision  vert transperce nos paupières. Tes doigts. Il manquait juste du café.

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Moi j'aime les choses inutiles
les bonheurs tranquilles
qui ne coûtent rien
les couchers de soleil sur la ville
les bibelots débiles
les orchestres anciens
le chant des bruants sur le fils
les poissons d'avril
tous ces petits riens
qui nous rendent la vie moins futile
j'aime les choses inutiles
qui nous font du bien


Moi j'aime les choses inutiles
les disques en vinyle
les contes de fée
le charme fuyant d'un profil
perdu dans la file
des passants pressés
les langoustines sur le gril
les masques d'Eschyle
les parfums légers
les photos où l'on fait des milles
j'aime les choses inutiles
qui nous font rêver


Moi j'aime les choses inutiles
la joie de Lucille
quand naissent les fleurs
un film de Buffalo Bill
une automobile
en panne de moteur
la voix des poètes en exil
toujours en exil
du jour et de l'heure
les couleurs de leurs chants fragiles
j'aime les choses inutiles
qui nous parlent au coeur


Je rêve d'un monde indocile
où les crocodiles
et les orchidées
auraient chaque année bissextile
le droit d'être une île
ou même député
la vie n'en s'rait pas plus facile
l'argent moins servile
mais on peut rêver
et tant pis si j'passe pour un fossile
j'aime les choses inutiles
qui donnent à chanter


-Paroles et musique Sylvain Lelièvre
  
  

Burn, baby, burn (le mercure explose)

  
  
Les vacances ouais... Le cash qui fond. La chaleur qui assomme. Les foules qui font chier. C'est fucking le fun les vacances l'été.

Mais bon.. Y a aussi l'absence de vice-président qui te chie dessus, de boss qui t'ignore, de collègues qui... Anyway. Juste à en parler, les épaules me remontent, les sourcils me froncent et je buche sur le clavier.

Donc, ouais, les vacances. J'en avais besoin.

J'ai ça dans la tête depuis quelques jours.

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The Institute
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D'un côté c'est cool. Je suis de nouveau capable d'écouter chanter Gavin. Sa voix me manquait tellement. Mais les souvenirs étaient insuportables. C'est de ma faute je sais bien. Il en a jamais écouté. Il en avait rien à foutre. Moi non plus maintenant. Ses restants brûlés, flushés, dépixelisés. Fucking morts.

Si tu passes encore ici, dis lui, il ne m'a jamais méritée. Et il ne te mérite pas plus.

Ils annoncent des températures atroces pour le reste de la semaine. Je suis pas faite pour ça. À moins qu'il y ait des mojitos et des langoustes sur le gril pas loin de mon spot sur la plage. Et qu'il y ait un trio de voix et de guitares qui me dit que c'est bien vrai tout ça. Que le feu est toujours vivant, que le soleil est là pour nous, que l'amour existe, que la vie est splendide dans mes yeux, et tout ces trucs qui sont habituellement beaucoup trop sucrés pour une journée si chaude.
  
  

for V., because it’s all true… always has been

  
  
My head hitting another stair, I watch my blood flying and spattering the wall almost gracefully. I could reach for the railing. Of course I could. It's right there. Yet I think, another one, just one more. And as my cheek connects with the concrete I wonder why I can't hear anything. Then one ear pops and a gush of blood erupts from it, temporarily spurting but quickly receding and joining the small river in my neck, fed by my nose and one eye that quit after the first flight of stairs. My hand is going up. A spectator would think "at last, she's reaching for the railing!" but he should know different. I can see the next stair coming and my elbow looks  like it will be doing the landing this time. But not before I have time put my fingers on my skull where it's soft now. Where it's warm. The light dims. I understand that it had to be this way. I can only hope they have my blood type at the hospital.

---o0O0o---

I have no reason no why no when. There is always if, but we all know what this one amounts to.

The Words are still alive. Busy living, granted. Growing, spreading, sowing. A harvest in time.

I remember when they meant more than my breath. When they were my breath. I try not to forget.

Sentences the yarn that wove itself into the only blanket I would let warm me.

I do feel cold sometimes. Then I reap. And it all comes together.

I've found things that heal. Other things. But the generosity of the Words have no equal.
  
  

for V., because it's all true... always has been

  
  
My head hitting another stair, I watch my blood flying and spattering the wall almost gracefully. I could reach for the railing. Of course I could. It's right there. Yet I think, another one, just one more. And as my cheek connects with the concrete I wonder why I can't hear anything. Then one ear pops and a gush of blood erupts from it, temporarily spurting but quickly receding and joining the small river in my neck, fed by my nose and one eye that quit after the first flight of stairs. My hand is going up. A spectator would think "at last, she's reaching for the railing!" but he should know different. I can see the next stair coming and my elbow looks  like it will be doing the landing this time. But not before I have time put my fingers on my skull where it's soft now. Where it's warm. The light dims. I understand that it had to be this way. I can only hope they have my blood type at the hospital.

---o0O0o---

I have no reason no why no when. There is always if, but we all know what this one amounts to.

The Words are still alive. Busy living, granted. Growing, spreading, sowing. A harvest in time.

I remember when they meant more than my breath. When they were my breath. I try not to forget.

Sentences the yarn that wove itself into the only blanket I would let warm me.

I do feel cold sometimes. Then I reap. And it all comes together.

I've found things that heal. Other things. But the generosity of the Words have no equal.