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Showing posts from January, 2007

En noir et blanc et toutes les autres

  
  

Comme un goût sur ma langue. Quelque chose qui manque. Ou de trop. J'avale, mais rien ne descend.

J'aime mes fleurs rouges, celles qui me font saigner des yeux. Celles qui me rappellent que je vis, après tout. Et que de voir, même si ça fait mal, c'est mieux que de vivre dans le noir.

J'aime avoir envie d'écrire des clichés, de rigoler en les tapant, et de renifler un peu en les sauvegardant, sachant qu'ils ne dépasseront jamais le stade de brouillon.

saveasdraftsaveasdraftsaveasdraft

Tell me again... Your inbox contains no unread conversations.

J'aime quand la petite enveloppe blanche devient bleue.

J'aime regarder ma page et me dire, bon dieu, c'est moi qui ait écrit tout ça? Mes archives sont de fabuleux voyages dans le temps des tempêtes sans fin, des cartes déchirées, des coeurs bombardés, des morts... Le temps des morts du matin, du midi et surtout du soir.

Je ne suis plus jamais seule, même dans la plus triste de mes cigarettes. Je ne suis plus jamais seule, même si. Malgré que.

J'aime ne plus être jamais seule.

Plus rien n'est certain, plus rien ne m'est familier, plus rien ne me fait peur. Le quotidien sors de la boîte et m'invite. Et je saute sur l'occasion, enfin.

Il fait noir ici, et c'est bien ainsi. J'y pense, à chaque jour. Mais c'est mon temps. Le temps des vas-y, reprend ton souffle, t'as le droit. T'as le droit de reposer ta tête un peu.

Quand le mouvement reprendra, quand j'aurai repris le temps dans toutes ses notions, les couleurs m'attendent, je le sais. Comme le bleu. Comme le rouge. Comme... toutes celles qui sont là, qui l'ont toujours été. Je les vois maintenant.

  
  

Time waster

  
  

What happens when you stumble upon this Wiki article and have just discovered this highly addictive Firefox addon?

Seriously... It's almost as bad as visiting Uncyclopedia

Ok. So far I've gotten a "KICK ASS!" and a "scary" as comments on my new template. Some more work to be done, mostly on the header, font size and additional pages.

Maybe not tonight... Working on deciphering the Markovian parallax denigrate posts. 

  
  

Sunset

  
  

Some changes will occur here in the next few days. I need change. I thought about a nice colorful template, then shit hit the fan and I need something else. 

I'm fine. Pissed off. But overall, still standing and yes, Love-Soeur, very much alive. That need to do something hateful and vengeful is not going to get the best of me. But I will use the energy for sure. First, a darker theme, to set the mood, to help me remember how angry I am and keep my focus. That theme will also include a soft side, because hope, life and love are just a little further than I thought. But still within my reach.

The dark colors will not represent depression. I'm dimming the lights to concentrate that's all.

This is not the deepest I've been in the well. But the most awake. At last I will be able to use what I've learned, make the best of the situation, draw strength within. I might even dive a little deeper. It's all good. The light at the end of the tunnel was a train, not the sun. It hit me full force. But I will be healing before long. 

So bear with me as you might see fonts, pictures, links and stuff go mad for a little while.

  
  

Very bad post

  
  

I know I'm naive. I know. I'm also soft, weak, vulnerable. I want to believe people will always do their best. Always be honest. I want to stay fucking innocent. But not today. No. Today I got fucked. Today I was made to realize that people are vindictive and insensitive and mean and manipulative. And him... In the bag with the others. Fucked me so good, for a second there I thought I was out of options. Fuck you. Fuck. You. Fuck off. For lying to me, for letting me carry your fucking pain and hurt and then kicking me in the legs to make sure I did not run. Fuck you for telling me I'm abandoning you, when it is you that has abandoned me years ago. Years. What was that? Have you ever made love with someone who doesn't TOUCH you? Have you ever hugged someone who doesn't respond, that just stays there, as if it's ok to tolerate, but there's not way he'll participate? Have you ever shaved, waxed, smiled, lost weight, dressed up for someone who just didn't care to notice? And you're asking ME to understand? FUCK YOU. It's too fucking late. You've killed me. Killed me. And now that I want to live, now that I've understood I DON'T have to be dead, you want to strangle me back to death? I never, ever, thought I would be the victim of your meanness. Not after everything I've done for you. Everything I've let be, for the chance of seeing you smile at me with love. The chance of feeling your hands on me. Of getting more love than you're giving the fucking cat. Now that YOU see what I was missing, lacking, starving from, you want to punish ME?

Illusions out the window. I tried. To be an adult. To be fair, opened. You decided to go back on your word. To manipulate me. Hold me hostage. Put more weight on my shoulders. For the kids' sake I thought I was making the right moves. For our sake. All you see is your fucking life escaping you. Your show, your call. And you expect me to fold. Because that's what I always do.

And even though I'm down, on the floor, with barely a breath to spare, you know what?  I won't. Not this time. Fuck you. Have I said it enough times? Fuck you. Because for once I will think of me. Not of what YOU will think of me. I will not stop at what the consequences will be for YOU. 

I'm tired. Depressed. Discouraged. Sad. Hurt. Very much alone. But I'm alive. Watch your dead angles. I'm coming at you.

  
  

Un don

  
  

Oui, bien sûr Beaudelaire, c'est fort, c'est essentiel... Des nouvelles, des aventures, Anne Hébert et Stanley Pean, oui, ok.

Mais aussi, Herbert Lieberman (Nécropolis) et Wiliam Friedkin (L'Exorciste).

Bien calé dans le sofa. Mort de peur ou le coeur sur les vagues de la brisure entre l'innocence et la clareté du regard sur l'amour absolu, interdit, sans espoir, passionné jusque dans la mort, celui qui donne envie de voler, ou de chanter. Ou juste de vivre une journée de plus.

J'aime. Lire aussi.

Manon, tu leur diras? C'est pas un don, c'est un cadeau du coeur pour le leur.

si vous avez des livres à donner, des livres à faire découvrir, allez visiter La Bulle de Pepin.

 

  
  

Le cordon

  
  

Vous êtes encore là? C'est gentil. Parce que moi ça fait longtemps que j'aurais sacré mon camp. Je me trouve d'un ennui... Ça va faire la panique. Le désarroi. La frustration. La culpabilité. C'est fini, je met fin à tout ça. Malgré toute ma bonne volonté, de penser à moi aura été la chose la plus difficile à faire. Mais je l'ai fait. Et pour la paix, pour la sérénité, je me suis ré éfouairée. D'ablomb. La carpette est de retour. Et je passe mon temps à me dire, c'est pas de sa faute, je l'ai laissé me connaître comme ça, j'ai accepté ces conditions de vie. Ben c'est too bad. J'ai changé. Est-ce que c'est vraiment ça... Non. Je me suis réveillée. Bon ok, next, qu'est-ce qu'on fait? Et toute ma belle assurance s'est volatilisée.

Mais pourquoi c'est si difficile de penser que j'ai le droit de vivre, de rêver? Je ne dis pas que je ne le mérite pas. Mais pourquoi mon cerveau n'arrive pas à accepter ces pensées comme étant valides? Quels réflèxes, quelles expériences m'ont poussés si creux dans le trou? Est-ce que c'est juste ma personalité, ou c'est vraiment mon enfance et ses expériences non résolues? Ou bien ces 20 ans que j'ai passé à essayer de me faire aimer, dans toutes les conditions, toutes les positions possibles?

Je n'ai jamais vraiment dit ce qui ne me rendait pas heureuse. Un peu, par accoups, mais jamais clairement, jamais d'ultimatums. Je l'ai laissé croire que les choses me plaisaient, me suffisaient, me rendaient heureuse. Alors qui est à blâmer? L'aveugle ou la muette?

Et il traîne sa peine dans la maison comme un fardeau que je ne peux m'empêcher de vouloir porter, par culpabilité. Et il rêve, et il repousse. Et je combat de toutes mes forces... Sans rien dire. Encore. Je suis à nouveau épuisée, ma tête ne répond plus. J'en ai marre de me plaindre. D'écrire tous ces trucs personels ici. De plus pouvoir créer, tellement je suis pognée, écrasée, à bout de souffle.

Alors je franchis une autre étape ce soir. Je coupe le cordon. Je pète sa bulle. Je lui remet son fardeau. Je fais des compromis pour l'appart. Je ne veux plus écrire à ce sujet ici. Je le fais parce que j'en ai besoin, mais sérieusement, ça m'emmerde moi-même. 

 

**edit

Bon. Je me relis là et je dois dire que vraiment, mon rôle me colle à la peau. C'est pas vrai, on a déjà discuté de nos problèmes. Et j'ai mentionné à plusieurs reprises les choses qui vraiment étaient de moins en moins endurables. Des problèmes sérieux, auquels il ne s'est attardé que quelques jours, pour me faire plaisir... (une seule rencontre aux C.A. pour un problème qui dure depuis plus de 20 ans, jamais été aux A.A. non plus). Mais bref, on a abordé la question plusieurs fois au cours de notre vie à deux. Sans aucun résultat. Aucun. Zéro changement.  

 

  
  

Stepping stones

  
  

http://www.flickr.com/photos/sierraromeo/11282066/

 

Even before my knee brushed his thigh I dreamed of nights without cloth between our skin.

 

That first drop of sweat that I still taste on my tongue, that fire that ignited, that hunger that only grows as it's fed.

 

I want. More. Out of breath more. Blind more. Screaming more. Sweet more. The treasures within your eyes spilt upon my need.

 

Funny how life places the stones we walk on, right above the water level, just high enough so that we do get wet once in a while. 

  
  

La brique et le fanal

  
  

Je suis là et je stress parce que j'arrive pas à trouver un logement qui a de l'allure ici dans mon village. Depuis novembre que je cherche. Et puis je me disais, bon dieu, ça fait des années qu'on joue la comédie, qu'est-ce que quelques mois de plus vont changer. Les mois passent, et ça devient de plus en plus pénible.

Pourtant, je sais très bien que je dramatise. Les enfants ont pris la nouvelle de façon admirable, incroyable. Ils sont surpris surtout. Beaucoup. Mais tout c'est bien passé, et je suis fière d'eux, fière du travail qu'on a accompli en tant que parents. Ils sont vraiment extraordinaires. Je vis entre deux mondes, le vieux et le nouveau se chevauchent, et parfois, c'est difficile d'accepter que le vieux doit passer en priorité. 

Et ce soir... La brique et le fanal.

-Je ne pourrai pas garder la maison, j'arriverai pas. Pourquoi ne pas acheter ou construire un triplex?

-...

Je ne sais même pas quoi dire. Je n'y avais pas pensé, tellement occupée que j'étais à me pousser. Je ne veux pas! C'est trop de proximité. C'est quoi? Est-ce qu'il va regarder par la fenêtre quand j'aurai de la visite? Est-ce qu'il va écouter aux portes? Est-ce que je vais être seulement capable de me sentir libre, le sachant si près? Fuck. Shit. Fuck. 

Je sais plus. J'ai mis une grosse machine en marche. La seule chose que je n'avais pas imaginé m'est tombée dessus. La crisse de maison. La grosse cabane à trois étages, garage double... La belle grande maison, où on doit se crier après pour se parler. Où il est pratiquement possible de passer une journée complète sans se croiser. Je me disais, qu'il la garde, il va se tanner, il va trouver ça trop grand. Il va être serré, c'est sur. Mais je ne croyais pas qu'il déciderait si rapidement de le faire.

Et puis... Tout ça, ça veut dire que je devrais habiter ici jusqu'en juillet? Jusqu'à ce qu'on trouve quelque chose, ou que la construction soit terminée? Non non non nonnnn! Câlisse.

Alors j'ai écumé les sites ce soir. Trouvé deux triplex, et le site de la ville, où ils offrent des terrains à vendre pour construire des multi logement.

J'ai fait un bout. Mais bien hônnetement... Je continue à chercher pour moi. Et si je trouve, too bad. I'm gone. Juillet? I don't fucking think so. 

  
  

Recherché

  
  

C'est difficile à écrire... J'sais pas pourquoi. Peut-être parce que je sors pour un instant du personnage (quoique j'en pense, oui, bien sur, je le comprend, j'en suis un malgré moi). Alors voilà:

Je cherche un appartement, un condo, une maison à louer. À La Prairie. 3 chambres fermées. 

C'est tout.  Pour que je mette ça ici... 

Anyway. Si par miracle vous auriez même juste une piste...

Cliquez ICI pour me le faire savoir.

Merci. Beaucoup. Infiniment.

Thats it.

 

  
  

Recycled from the Skimmer

  
  
I don't know what will happen with the site, L'écume des blogues. Will it stay online forever, or dissapear. But I really liked the concept, am quite proud of my contributions. I had to quit, just because, well, life kind of took over, priorities and such...
 
I'm reposting them here, for posterity my own pleasure.
 
 
As in everything is in your hands... In my eyes
posted Oct. 16th
 
There are firsts and then there are Firsts. Just like there are words and there are Words. What determines the capital could be intent. The importance we attribute to. On.

I wish everyday brought a First. Of course one would tell me I'm the one making them. Bringing them to life.

I wish every word I wrote was a Word. Of course one would tell me all of them are. It's all in the intent.

Whether the day is bleak, or not so bad, or even nice once in a while, surely a First would make it fuller. A story filled with Words would make it magical.

Through troubled times, on the verge of losing my mind, I wonder... Are my expectations too much, too heavy to carry? I don't have the answer. Even when pointed to, I don't think I could see it.

A ghost, a sad poet, an error 404... A teenaged girl and a pseudointellectual bullshitivist... In a string of words, in the home of the quiet velcro or in the skirmish of dark and light. I find glory... I find love for art... I live life in your panels. To no end.

So today I intend. Because you were my Firsts, you are my Words.
 
 
"You won't be the first... You won't be the last"*
posted Oct. 24th
 
A journey of a different kind, but still I have to get in line.

Yet, why should I step on this path, as well travelled as it's been?

Conforming within my rebellious stance, the timeline eludes me.

My actions, as random as they may seem, are of the doomed and the broken.

I've been granted full access, but will I reach my destination?

Only with my eyes, my hands, my mind, can I really touch your soul.

A passing breeze, the caress of the willow's leaves on your cheek.

When I get home, the one at the end of the path, far from the maddening crowd, all this will have turned to dust.

*post title inspired by Franky
 
 
My map glows in the dark
posted Oct. 30th 
 
Empty... my life lived through my keyboard. I am engulfed in a debauchery of emotions.

Crystalized, my dreams float above, attainable only if I really want to reach that far.

Being afraid... of being happy. Of not being enough, or just too much.

Yet solitude... Yet isolation... Fill in the blanks, they'll never fit me for I am a world of contradictions within a universe of linear shit.

I look down, look to the floor for arrows to tell me where to turn. But I know... I know that maps can only tell me so much.

Simplicity itself I tell myself. Just get rid of that goddamn tattoo, that fucking stain on your soul.

Then the light will hit me. At last, sweet light.
  
  

Port

  
  

 

 

 My jumped ships impassible, waiting for a storm that died out of wind long ago.

The hulls full of, empty of. Waves written in sand. The voices fled along with the moon dreams ago.

Night falls again. Maybe in the morning there'll be water. Maybe in the morning wind will come and kiss my sails. 

  
  

C'est mérité

  
  
Y arrive un moment donné, ça sert à rien de réfléchir. Pus rien avance. Tsé genre... Des straps, des cordes, des claques, une poignée de mes cheveux dans ta main, ma tête qui frappe le mur sur ton rythme, évacuant mes pensées, regarde mon cul en l'air, juste pour te prendre. La gorge sèche pis seulement de la sueur pis tes doigts pour me désaltérer. De la peur en sourires complices avant de perdre la vue sous le foulard. Ça pince, ça brûle, je sais pas je sais juste... juste que c'est ça qu'il faut. Fucked sensless. Mes cheveux qui sentent encore sur le chemin du retour. Je passe mes doigts sous mon nez. Je garde nos senteurs jusqu'au matin, parce que j'en ai pas fini de ta queue, même si ce n'est plus rien qu'en souvenirs. Je ne serai pas une bonne fille très très longtemps. Elle vient cette correction?
  
  

C'est mérité

  
  
Y arrive un moment donné, ça sert à rien de réfléchir. Pus rien avance. Tsé genre... Des straps, des cordes, des claques, une poignée de mes cheveux dans ta main, ma tête qui frappe le mur sur ton rythme, évacuant mes pensées, regarde mon cul en l'air, juste pour te prendre. La gorge sèche pis seulement de la sueur pis tes doigts pour me désaltérer. De la peur en sourires complices avant de perdre la vue sous le foulard. Ça pince, ça brûle, je sais pas je sais juste... juste que c'est ça qu'il faut. Fucked sensless. Mes cheveux qui sentent encore sur le chemin du retour. Je passe mes doigts sous mon nez. Je garde nos senteurs jusqu'au matin, parce que j'en ai pas fini de ta queue, même si ce n'est plus rien qu'en souvenirs. Je ne serai pas une bonne fille très très longtemps. Elle vient cette correction?
  
  

C’est mérité

  
  
Y arrive un moment donné, ça sert à rien de réfléchir. Pus rien avance. Tsé genre... Des straps, des cordes, des claques, une poignée de mes cheveux dans ta main, ma tête qui frappe le mur sur ton rythme, évacuant mes pensées, regarde mon cul en l'air, juste pour te prendre. La gorge sèche pis seulement de la sueur pis tes doigts pour me désaltérer. De la peur en sourires complices avant de perdre la vue sous le foulard. Ça pince, ça brûle, je sais pas je sais juste... juste que c'est ça qu'il faut. Fucked sensless. Mes cheveux qui sentent encore sur le chemin du retour. Je passe mes doigts sous mon nez. Je garde nos senteurs jusqu'au matin, parce que j'en ai pas fini de ta queue, même si ce n'est plus rien qu'en souvenirs. Je ne serai pas une bonne fille très très longtemps. Elle vient cette correction?
  
  

Quelque chose que je ne croyais jamais refaire si vite...

  
  

Répondre à un autre questionnaire. Ben coudonc.

Pour toi Love-Soeur

 

1. Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4e ligne

He began to climb the stairs. It was a curious sensation… Weaveworld de Clive Barker que je relis présentement.

2- Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?

Status Anxiety de Alain de Botton sur PBS. Genre de philo-pop, pas pire.

3- Sans vérifier, devinez quelle heure il est ?

20h15

4- Vérifiez, il est…

20h22

5- En dehors du bruit de l’ordinateur, qu’entendez-vous ?

La télé derrière moi, mon fils qui regarde Futurama…

6- Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu’avez-vous fait ?

J'ai visité le boucher.

7- Que portez-vous ?

Du linge qui ne me convient plus vraiment. C’est bien beau se réinventer, la garde-robe ne suit pas toujours.

8- Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

Mon fils pelleter la galerie, puis mes feeds sur Bloglines.

9- Avez-vous rêvé cette nuit ?

Sûrement.

10- Quand avez-vous ri la dernière fois ?

Tantôt, en inventant des mots avec fiston. Fidlipwidi, c'est un condiment. Excellent dans les sandwichs aux tomates.

11- Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?

Rien. Des fenêtres qui donnent sur l'échiquier des cours de banlieues. Je garde les stores fermés souvent.

12- Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?

Non. Oui. Ça dépend de qui regarde.

13- Que pensez-vous de ce questionnaire ?

Bof. Mes réponses… bof.

14- Quel est le dernier film que vous ayez vu ?

Good night and good luck hier soir. Je l'avais déjà vu en v.o. Regardé avec ma fille, très bien traduit.

15- Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

Une maison pour pouvoir déménager au plus sacrant.

16- Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :

Je parle très mal. J'ai honte de moi-même parfois. Et je dois faire un effort conscient pour le cacher à tout moment.

17- Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?

La répartition des richesses individuelles.

18- Aimez-vous danser ?

Oui. Malheureusement je danse comme une roche.

19- Georges Bush ?

Je vais prendre l’enveloppe #3

20- Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?

La shop est fermée.

21- Et si c’était un garçon ?

Voir question #20

22- Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger ?

Rêvé oui. NYC. J’y ai probablement vécu dans une autre vie.

23- Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

Il ne me dira rien, ce n’est pas devant lui que je me retrouverai.

24-Quelles sont les 4 prochaines victimes que j’invite à jouer avec l’infâme questionnaire farfelu sur leur blog?

Pas quatre. Je retourne la balle à Dave (feel like a little translation Dave? ;) ) et Quartz :)

  
  

Quelque chose que je ne croyais jamais refaire si vite…

  
  

Répondre à un autre questionnaire. Ben coudonc.

Pour toi Love-Soeur

 

1. Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4e ligne

He began to climb the stairs. It was a curious sensation… Weaveworld de Clive Barker que je relis présentement.

2- Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?

Status Anxiety de Alain de Botton sur PBS. Genre de philo-pop, pas pire.

3- Sans vérifier, devinez quelle heure il est ?

20h15

4- Vérifiez, il est…

20h22

5- En dehors du bruit de l’ordinateur, qu’entendez-vous ?

La télé derrière moi, mon fils qui regarde Futurama…

6- Quand êtes-vous sortie la dernière fois, qu’avez-vous fait ?

J'ai visité le boucher.

7- Que portez-vous ?

Du linge qui ne me convient plus vraiment. C’est bien beau se réinventer, la garde-robe ne suit pas toujours.

8- Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

Mon fils pelleter la galerie, puis mes feeds sur Bloglines.

9- Avez-vous rêvé cette nuit ?

Sûrement.

10- Quand avez-vous ri la dernière fois ?

Tantôt, en inventant des mots avec fiston. Fidlipwidi, c'est un condiment. Excellent dans les sandwichs aux tomates.

11- Qu’y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?

Rien. Des fenêtres qui donnent sur l'échiquier des cours de banlieues. Je garde les stores fermés souvent.

12- Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?

Non. Oui. Ça dépend de qui regarde.

13- Que pensez-vous de ce questionnaire ?

Bof. Mes réponses… bof.

14- Quel est le dernier film que vous ayez vu ?

Good night and good luck hier soir. Je l'avais déjà vu en v.o. Regardé avec ma fille, très bien traduit.

15- Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

Une maison pour pouvoir déménager au plus sacrant.

16- Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :

Je parle très mal. J'ai honte de moi-même parfois. Et je dois faire un effort conscient pour le cacher à tout moment.

17- Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?

La répartition des richesses individuelles.

18- Aimez-vous danser ?

Oui. Malheureusement je danse comme une roche.

19- Georges Bush ?

Je vais prendre l’enveloppe #3

20- Quel serait le prénom de votre enfant si c’était une fille ?

La shop est fermée.

21- Et si c’était un garçon ?

Voir question #20

22- Avez-vous déjà pensé à vivre à l’étranger ?

Rêvé oui. NYC. J’y ai probablement vécu dans une autre vie.

23- Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

Il ne me dira rien, ce n’est pas devant lui que je me retrouverai.

24-Quelles sont les 4 prochaines victimes que j’invite à jouer avec l’infâme questionnaire farfelu sur leur blog?

Pas quatre. Je retourne la balle à Dave (feel like a little translation Dave? ;) ) et Quartz :)

  
  

Prendre une, des. C'est dans l'air.

  
  

tellement de musiques... je veux danser. j'ai besoin de ça comme d'une balle dans tête... comme de respirer. rencontrer tes yeux pour la première fois à chaque fois. tes mains comme la dernière toune que je viens d'écouter.

 

we're all sensitive people / with so much to give
          understand me sugar / since we've got to be / let's live

 

hell yeah, let's live. j'ai des grooves, des blues. des dessins de lits défaits, de cordes abandonnées. des traces de doigts sur mes cuisses en feu. pis des échos des échos.

 

mais quand t'es là chus heureux
          chus chez nous dans tes cheveux

 

une autre fois une radio, pour mieux chanter. j'miaule pareil. des éclairs en bouteille, des cris de soie. je bois dans ton cou pour me rappeller me souvenir me saouler. jusqu'à demain plus tard mais encore promener ma langue sur un paysage de peau au parfum de longtemps.

je disais... comme d'une balle dans tête. mais aussi comme de respirer. 

 

  
  

Prendre une, des. C'est dans l'air.

  
  

tellement de musiques... je veux danser. j'ai besoin de ça comme d'une balle dans tête... comme de respirer. rencontrer tes yeux pour la première fois à chaque fois. tes mains comme la dernière toune que je viens d'écouter.

 

we're all sensitive people / with so much to give
          understand me sugar / since we've got to be / let's live

 

hell yeah, let's live. j'ai des grooves, des blues. des dessins de lits défaits, de cordes abandonnées. des traces de doigts sur mes cuisses en feu. pis des échos des échos.

 

mais quand t'es là chus heureux
          chus chez nous dans tes cheveux

 

une autre fois une radio, pour mieux chanter. j'miaule pareil. des éclairs en bouteille, des cris de soie. je bois dans ton cou pour me rappeller me souvenir me saouler. jusqu'à demain plus tard mais encore promener ma langue sur un paysage de peau au parfum de longtemps.

je disais... comme d'une balle dans tête. mais aussi comme de respirer. 

 

  
  

Prendre une, des. C’est dans l’air.

  
  

tellement de musiques... je veux danser. j'ai besoin de ça comme d'une balle dans tête... comme de respirer. rencontrer tes yeux pour la première fois à chaque fois. tes mains comme la dernière toune que je viens d'écouter.

 

we're all sensitive people / with so much to give
          understand me sugar / since we've got to be / let's live

 

hell yeah, let's live. j'ai des grooves, des blues. des dessins de lits défaits, de cordes abandonnées. des traces de doigts sur mes cuisses en feu. pis des échos des échos.

 

mais quand t'es là chus heureux
          chus chez nous dans tes cheveux

 

une autre fois une radio, pour mieux chanter. j'miaule pareil. des éclairs en bouteille, des cris de soie. je bois dans ton cou pour me rappeller me souvenir me saouler. jusqu'à demain plus tard mais encore promener ma langue sur un paysage de peau au parfum de longtemps.

je disais... comme d'une balle dans tête. mais aussi comme de respirer. 

 

  
  

A bump in the road

  
  

I haven't had a crying fit in a while. In weeks. I cried so much, every night, every day, in October and November. I was pretty much all cried out. And I've been doing pretty good lately, despite my situation. The unknowns, fears, insecurities. And it's building up, it's there like a growing cloud. And I smile, and I smile and I fucking smile. Yes, everything is fine, thanks, I'm great, I feel better than I have in ages...

And this morning, it's right there. On the brim. On the verge. One word and I will crash. I know. I don't want to be angry. I don't want to feel this anymore. But it looks like I'm not done dealing with this shit. It's huge, the real thing. And the pressure, and the responsabilities I'm taking on, and and and. Fuck I need to cry. It's just a door I don't dare open at this moment. I have no idea where this one will lead me.

I'm a little lost right now.

  
  

Dans le décor

  
  

Je sais pas c'est quoi, comme un air qu'on se donne lors d'une conversation où le sujet nous échappe complètement mais qu'on veut pas le montrer. Je lis des blogs remplis de références à des oeuvres, auteurs, bands que je ne connais que de nom, et encore. Ça me fait chier. Ça me met le nez dans mon manque de culture. Mais des fois j'ai aussi l'impression que ces références sont là comme de beaux livres pas usés du tout dans une superbe bibliothèque d'un fantastique appartement... Un beau décor. Mes livres à moi sont frippés, les coins pliés, des fois annotés, les couvertures molles. Mais ça reste que c'est pas ces livres là. C'est pas ces auteurs .

Ah oui, tu sais la pièce de... le dernier film de... Merde fuck, non je sais pas ok? Aucune crisse d'idée. J'ai vu trois pièces de théâtre dans ma vie... Houdini, Glengarry Glen Ross et... Broue. Pas fort hein? Le cinéma? Oublie ça, même pas proche. Mes films préférés ont en majorité été tournés dans les années 70, (voir "A decade under the influence"). Rien d'obscure, rien d'underground, rien d'avant garde. Je vois le fringe d'ici, mais je m'enfarge dans le mainstream.

Oui ça m'aide à découvrir. Oui, je suis curieuse et j'ai toujours un tab d'ouvert sur wiki. Mais. Ça fait rien pour alléger ce foutu complexe de l'imposteur qui me suit qui me crie dans les oreilles. J'arrive au bureau, ça parle télé-réalité, téléromans, Justin Timberlake. Je suis out dès 8am. On me trouve cultivée, un peu fuckée, on se tient loin, on ne m'inclu pas trop dans les conversations, au cas où j'insérerais une référence qu'elles ne connaissent pas. J'arrive sur les blogs le soir... Câlisse que je me trouve ordinaire. Out. Pas de changement de shift, rien. De même, ça continue, j'ai juste changé d'étage.

J'aimerais seulement lire un frisson, un tremblement, une emprise complète... Un partage de cet amour qui a animé ton esprit le temps de quelques chapitres, quelques actes, quelques mesures. Des fois... quelques fois c'est sincère, et là ça m'allume. Mais le name dropping c'est fucking turn off.

  
  

Stormed

  
  

In the valley of my dead skin a river flows bearing liquid life. And over mountains it spreads and still it runs and drips and splashes.

Breaking the wall of my limited imagination. Waking me up. And as my hands climb and dive warmth springs between my fingers.

A morning like a cloud. A night like sleeping in the cabin of an angry boat. And the sun, the sun... Behind my eyes still closed.

A pillow made of all that greets my sleep such are dreams in these waters. 

  
  

These things

  
  

The comfort of the other's words. The knowledge that emotions and thoughts run their course and sometimes reach our own stream. At a loss for words and yet drowning in them. And then... And then I want to write again.

These Things
by Charles Bukowski

these things that we support most well
have nothing to do with up,
and we do with them
out of boredom or fear or money
or cracked intelligence;
our circle and our candle of light
being small,
so small we cannot bear it,
we heave out with Idea
and lose the Center:
all wax without the wick,
and we see names that once meant
wisdom,
like signs into ghost towns,
and only the graves are real.

 

  
  

En sortant de chez le boucher

  
  

Dans mon bain, j'ai toujours le même playlist. Les tounes ne vont pas toutes bien ensemble en temps normal, mais dans la chaleur, les bulles et l'humitidé, c'est elles qui me font décrocher, oublier.

1. Blowin' in the wind - Dylan

2. Cant' find my way home - Blind Faith

3. Sister morphine - Stones

4. Warm beer and cold women - Tom Waits

5. Starman - Bowie

6. I want you - Dylan

7. Into the mystic - Van Morrison

8. Strange Magic - ELO

9. Sweet Savannah - Shooter Jennings

10. Black Country Woman - Led Zep

11. I'm gonna crawl - Led Zep

12. Killer cars acoustique - Radiohead

13. What does your soul look like - DJ Shadow 

14. Lover's spit - Broken social scene

Toujours dans le même ordre. Et j'en saute pas une. Oui je suis ratatinée... 

---sS0Ss---

Je me disais, je voyais les mots devant mes yeux fermés. Est-ce que je me défini par ce que je ne suis pas, ou par ce que je suis?

Aux yeux des autres, qu'est-ce qui fait la différence? Le fardeau de ce que j'aurais aimé devenir transparait à chacun de mes sourires forcés. Et l'ombre de ce que je suis devenue garde la lumière à une bonne distance.

Pourtant je n'y crois pas. C'est pas vrai que ce n'est jamais si simple. S'agit de vouloir vivre, that's it. Dans le groupe, sur la marge, dans la foule ou seule à une table pour quatre. Je ne m'effacerai plus sous les regards qui ne me cherchent pas. Je les laisserai me trouver. 

Et puis il y a de ces fantômes qui ne me laissent pas tranquille. Comme celui de ma vie à deux. C'est un fantôme que j'ai pris pour un être vivant pendant si longtemps. Que maintant je dois toucher à tout pour m'assurer que c'est solide. 

Et puis il y a de ces moments qui me tuent. Ces silences occupés, qu'on prend pour la vie qui s'écoule, mais qui sont en fait le retrait le plus complet du sens des choses. C'est ces moments qui portent un vertige contagieux, un malaise de génération spontanée.

Et puis il y a de ces instants, ces fractions de secondes remplies d'illusions tellement parfumées que je m'y croirais. Et je m'y accroche. Et je bois la lumière qui s'en écoule. Et je sais. Tout. Jusqu'au prochain battement de paupières, qui me coupe le souffle, qui me cloue sur place.

J'ai trouvé sur un oreiller des réponses que je ne cherchais pas. J'ai mis l'enveloppe vide de son contenu sur la commode, passé la porte et fermé derrière moi.

Il pleuvait en sortant de chez le boucher. Mais j'ai bu jusqu'à plus soif.

  
  

The times, they are... yes

  
  

-My husband and I are separating.

And right there a little sadness reached his eyes.

-I want something close to the children's school, so they can walk. And close enough to the house as well.

-So you're looking for a new beginning? Everyone wants a new beginning these days...

-It's more like a continuation you know. I'm not starting over, I'm carrying on.

-So many people now... So many...

-The times have changed, society's values have changed. We've given the best to our children, and will continue to do so. Our family hasn't died, it's evolving.

He's about seventy. Could barely get out of his car without me helping him. He's proud. He build this house by himself twenty five years ago. He really likes the place. Looks out the window with a smile on his face as he describes how the trees in the park look in the summer from here.

-It really looks like it was built a hundred years ago. You did a wonderful job.

-My son helped me. We did everything in accordance with the city's requirements. It had to fit in the historic district to a t.

And still pride upon his face at the mention of his son, how they chose the roofing, how they negotiated with the suppliers.

Unfortunately, it's a fucking dump. The hall reeks of cat piss. The whole apartment is filthy. The floors in the bedrooms are made of vinyl tiles, and at some places not even level. The cupboards in the kitchen are cheaper than what they sell at WalMart's. So cheap, the shelves are drooping and stained... caked. The windowsills are cracked and you can feel the wind through them. It's been empty for three months. No wonder. He's asking at least 150$ too much a month.

I want to tell him:

-Change the flooring and the cupboards, fix the windows, clean this place up and I'll take it.

But I tell him:

-I'll call you back.

I smile, and I leave.

A young couple was waiting their turn outside. I let them in and got in my car. It's the apartment I wanted. I'm not disappointed though. I'm rather proud of myself. It was so real. I have another visit scheduled tomorrow... The hunt is on.

  
  

The times, they are… yes

  
  

-My husband and I are separating.

And right there a little sadness reached his eyes.

-I want something close to the children's school, so they can walk. And close enough to the house as well.

-So you're looking for a new beginning? Everyone wants a new beginning these days...

-It's more like a continuation you know. I'm not starting over, I'm carrying on.

-So many people now... So many...

-The times have changed, society's values have changed. We've given the best to our children, and will continue to do so. Our family hasn't died, it's evolving.

He's about seventy. Could barely get out of his car without me helping him. He's proud. He build this house by himself twenty five years ago. He really likes the place. Looks out the window with a smile on his face as he describes how the trees in the park look in the summer from here.

-It really looks like it was built a hundred years ago. You did a wonderful job.

-My son helped me. We did everything in accordance with the city's requirements. It had to fit in the historic district to a t.

And still pride upon his face at the mention of his son, how they chose the roofing, how they negotiated with the suppliers.

Unfortunately, it's a fucking dump. The hall reeks of cat piss. The whole apartment is filthy. The floors in the bedrooms are made of vinyl tiles, and at some places not even level. The cupboards in the kitchen are cheaper than what they sell at WalMart's. So cheap, the shelves are drooping and stained... caked. The windowsills are cracked and you can feel the wind through them. It's been empty for three months. No wonder. He's asking at least 150$ too much a month.

I want to tell him:

-Change the flooring and the cupboards, fix the windows, clean this place up and I'll take it.

But I tell him:

-I'll call you back.

I smile, and I leave.

A young couple was waiting their turn outside. I let them in and got in my car. It's the apartment I wanted. I'm not disappointed though. I'm rather proud of myself. It was so real. I have another visit scheduled tomorrow... The hunt is on.

  
  

Sur la ligne de départ

  
  

C'est vraiment fucking dur. Incroyablement dur. J'capote raide. Je ne sais même plus quoi écrire, tellement je me sens stallée.

Il y a des centaines de mots qui se chicannent pour sortir, s'étendre ici. Pourtant, j'arrive pas à m'ouvrir. Je refoule tellement d'émotions pour m'assurer que ces dernières semaines s'écoulent rapidement.

J'ai peur de reculer, j'ai peur de sauter des étapes. Je ne sais plus vraiment. Je vis sur du temps déplacé. Déjà mové. J'ai peur de me mettre à jetter le blâme. À accuser. J'ai peur d'être en crisse et de tout faire fouairer cette belle entente. J'ai peur aussi que mes illusions ne m'aient aveuglée.

Mon humeur change au gré des minutes qui s'écoulent de ces vacances des fêtes. Ces dernières que nous passons en famille. Je devrais les apprécier, mais je n'y arrive qu'à moitié, tellement mon esprit est ailleurs. Il n'y aura pas d'adieux grandioses. Seulement une femme qui va. Mais j'y ai mis tous mes efforts, ai servi mes plus beaux sourires, mes meilleurs voeux.

J'ai tous ces mots, ces crisses de mots, ça ne peut que déborder bientôt. Mais j'ai si peur. De comment ils vont sortir. De ce qu'ils voudront dire. C'est la période la plus difficile de ma vie. Il n'y aura pas de replay, pas de reprise. C'est pas le temps de garrocher mes émotions toutes sales et frippées dans la mauvaise direction.

Une amie m'a écrit hier: La terre est mûre pour toi (v.o.: The earth is ripe for you). Et j'ai pleuré. Parce que oui. Parce que crisse, j'veux. Je veux tout. J'ai faim de tout ce que je n'ai jamais connu, senti, vu, lu, mangé, embrassé, caressé, désiré, vécu. J'ai encore des dizaines d'années devant moi. et je les veux toutes, pleinement. Elles m'appartiennent.

Et c'est pas en pointant du doigt, en identifiant les taches, en autopsiant, qu'elles auront plus de sens, qu'elles seront plus réelles. Elles sont là et m'attendent.

Et j'attends le gun de départ.