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Showing posts from March, 2007

hysterical nonsense

  
  
I'm here. I moved out, moved in. I'm sore all over, climbing stairs all day. The damn sofa bed from Ikea got here... and went back to the store. They couldn't fit it in the doorway fuckfuckfuckkkkkkkk. The only one I really wanted, agonized over it for weeks, finally decided to buy it, despite the high price fuck!!

I'll use my son's futon for now, will go to Ikea to get my refund and go back shopping. Appliances are being delivered tomorrow.

Je pleure des fois. Mes enfants me manquent déjà. Je pleure aussi parce que je suis ici, j'ai peine à y croire. C'est beau, bordélique, mais c'est chez moi! Moi. Il est venu visiter aujourd'hui, m'a aidé à monter des trucs, pas dit grand chose. C'est dur. De pas être là quand même. Quand même bien que j'aurais passé la soirée dans la salle familiale et lui dans le salon. Et les enfants en quelque part entre les deux.

I'm confused, happy, tired, sad.

Shit. Haahahaa! J'ai acheté deux petites vodkas Poppers. Aussitôt que j'ai fini de monter ma bibliothèque Ikéa et installé la télé, je m'écrase!

C'est vraiment étrange d'être seule. Je suis tellement heureuse. Ça doit être pour ça aussi que je pleure.

Sur ce.

Good night! xx
  
  

Hommage... homme... âge...

  
  
Il y a un an, je mettais ces mots ici, pour toi, pour d'autres raisons. Ils me sont revenus hier, plus vibrants, vrais que jamais.

Ton courage n'a d'égal que la grandeur de ton coeur. J'espère que le bonheur qui t'attend maintenant sera à ta hauteur.

Je pense à toi Jimi, Victor Vidoq, le sergent doux, et m'inspirerai toujours de ce moment que tu as décidé de vivre avec nous. Tu m'as sorti du puits souvent, ramassée dans le fond avec la force de ton amitié. J'espère pouvoir t'avoir à mes côtés pour longtemps. Saches que je saurai te porter comme tu l'as fait, je saurai t'accepter comme tu m'as acceptée, je saurai t'aimer comme tu m'as montré, comment un ami aime.

QUANT À TOI



Quant à toi dépasse la tour,
Allonge la main au faîte de la tour
Et fais signe à ceux qui n’ont pas de vue au-dedans.
Fais ce silence et parle ces signes
Afin qu’on sache qu’il est des choses dans la tour
Que là-dedans vit quelque chose qu’on ne voit pas
Mais existe, une perle précieuse.

-Saint-Denys Garneau

  
  

Hommage… homme… âge…

  
  
Il y a un an, je mettais ces mots ici, pour toi, pour d'autres raisons. Ils me sont revenus hier, plus vibrants, vrais que jamais.

Ton courage n'a d'égal que la grandeur de ton coeur. J'espère que le bonheur qui t'attend maintenant sera à ta hauteur.

Je pense à toi Jimi, Victor Vidoq, le sergent doux, et m'inspirerai toujours de ce moment que tu as décidé de vivre avec nous. Tu m'as sorti du puits souvent, ramassée dans le fond avec la force de ton amitié. J'espère pouvoir t'avoir à mes côtés pour longtemps. Saches que je saurai te porter comme tu l'as fait, je saurai t'accepter comme tu m'as acceptée, je saurai t'aimer comme tu m'as montré, comment un ami aime.

QUANT À TOI



Quant à toi dépasse la tour,
Allonge la main au faîte de la tour
Et fais signe à ceux qui n’ont pas de vue au-dedans.
Fais ce silence et parle ces signes
Afin qu’on sache qu’il est des choses dans la tour
Que là-dedans vit quelque chose qu’on ne voit pas
Mais existe, une perle précieuse.

-Saint-Denys Garneau

  
  

Hasta Siempre

  
  
Vienes quemando la brisa
con soles de primavera
para plantar la bandera
con la luz de tu sonrisa


5 Days

I tiptoe around memories

5 Days

Bags, boxes, pictures, carriers of smells and dusty laughs

5 Jours

Et l'arrivée. Dormir. Dépaqueter. Dormir. Baiser. Manger. Lire. Dormir. Baiser. Manger. Vivre. Rêver.

5 Jours

Comme des soleils de printemps. Tout m'attend.

I will be back.
  
  

Avoirs

  
  
avoiravoiravoir des possessions des objets des acquis des actifs des biens

j'ai bien plus que le solde plus que les dividendes les revenus les ristournes les parts

income-return-check... check ça

les poches pleines, cours vers le comptoir, dépose, dépose au plus sacrant

dépose à mes pieds tes armeschecks, vaincu rompu délesté du poids de tes idéaux à rendement variable

j'ai des intérêts à verser au coeur de ton compte

ta carte dans ma slot

NIP

quelle opération voulez-vous effectuer?

transaction complétée avec succès

mercimercimerci d'avoir utilisé mes services
  
  

T minus total fucking breakdown

  
  
I still haven't talked to my dad... I can't recover the data on my old hard drive, meaning pictures, documents, two fucking manuscripts... The weight of things left to do is so heavy I can barely function at work, and the busiest time of the year is looming. I try to buy as much stuff as I can, try not to forget anything and it driving me to obsessive list making. Haven't started packing here... Although I won't take much with me except for my clothes and my books. I'm all calm and cool with the kids when inside I'm nearing insanity. Can't sleep, can't wake up in the morning. Food is bland, time eludes me, stop signs invisible. It's a miracle I remember to shower in the morning.

Through all this, I fight sudden nostalgia attacks, surges of fear, loneliness, islolation within my house. I'm afraid I'll miss him. Miss his cooking. Or when he plays guitar in the living room downstairs with our daughter. When I hear him play hockey in the street with our son. His laugh. His smell. But all temporary... Fleeting. Because so much I will not miss, unfortunately. He is the perfect provider, strong, reponsible, loving father. It was never about all this. And it's not about all this that I am the one leaving.

What I will miss the most, what I have been missing for many years, and still do... Is his love.

And so... in the next two weeks I will play with the thin thread of reason I have left to make everything happen, to make everything work and  this will culminate in me leaving a man I still love, will always love.

Not much writing till then. Living though... If I could only remember to breath.
  
  

In white

  
  
45 minutes, Montreal to the south shore at 2am. Beaches, waves of snow. My car heater is not working and I'm fucking freezing... I think about that home made sybian. When I move my hair your smell invades my memories, fresh as the white banks on each side of the ghost road. A pink coffee in a pill to make sure I don't swoon myself to sleep in the storm. One, two, three cars fall in the ditch. Could've been worst. Could've been me. Could've been the last of you gripping my hair to make me look in the mirror. The soreness in the morning will make me smile. And while it will be your turn to drive away tomorrow, I'll finally have a shower and smile some more.
  
  

Nous ne voulons plus d’un destin…

  
  
... Nous voulons une histoire.
Pourquoi la débilité des débiles est-elle devenue un fait de culture, alors que le fait bien plus épouvantable de la bêtise ordinaire ne bouleverse personne?

Un jugement négatif vous satisfait plus encore qu'une louange, pourvu qu'il respire la jalousie.

-Jean Baudrillard

J'ai lu Fragments: Cool Memories III il y a quelques années, même pas une lecture imposée, seulement un bouquin trouvé par hasard, oublié dans la salle d'attente d'un Canadian Tire (va savoir...). Et ensuite, j'en ai lu d'autres...

Tout a été dit sur lui. Sa mort n'a pas fait de vagues énormes. Certaines de ses déclarations par contre, oui. Je ne peux rejeter en bloc tout ce qu'il à écrit quand même... Un peu comme on ne peut s'empêcher d'aimer Thriller ou Billy Jean, malgré l'artiste.
  
  

Nous ne voulons plus d'un destin...

  
  
... Nous voulons une histoire.
Pourquoi la débilité des débiles est-elle devenue un fait de culture, alors que le fait bien plus épouvantable de la bêtise ordinaire ne bouleverse personne?

Un jugement négatif vous satisfait plus encore qu'une louange, pourvu qu'il respire la jalousie.

-Jean Baudrillard

J'ai lu Fragments: Cool Memories III il y a quelques années, même pas une lecture imposée, seulement un bouquin trouvé par hasard, oublié dans la salle d'attente d'un Canadian Tire (va savoir...). Et ensuite, j'en ai lu d'autres...

Tout a été dit sur lui. Sa mort n'a pas fait de vagues énormes. Certaines de ses déclarations par contre, oui. Je ne peux rejeter en bloc tout ce qu'il à écrit quand même... Un peu comme on ne peut s'empêcher d'aimer Thriller ou Billy Jean, malgré l'artiste.
  
  

La techie en pause

  
  
Mon disque dur est mort ce matin... Mon petit Maxtor, 20 Go, 5 ans, kaput. Je l'ai donc remplacé par un 200 Go, tant qu'a y être... Oh merveille des copies piratées, mon BIOS ne reconnaît que 137 Go, mais pour lui forcer la main, il me faut un update de Windows, que je ne peux évidemment pas obtenir... J'ai regardé pour le fun le prix de WinXP... 240$... Deux cent quarante piasses??? Ça va pas? Anyway. Windows m'a formaté une partition de 131 Go, je verrai pour la suite. Bon, la carte vidéo commençait à se plaindre aussi, 32 Megs, c'est pas la mère à boire de nos jours. Une 256 cheap à 80$.

Downloads, installs... FF, Adobe reader, cent milles plugins, addons, updates... Mais toujours cette merde de WGA (windows genuine advantage, mon cul oui) qui m'empêche d'arranger les choses à mon goût. Thank God for Quick Time et Real Alternative.

Setter mes services... (les meilleurs settings pour les services, c'est Black Viper, all the way), Office (pas légal non plus, mais tout à fait fonctionel, so, who cares).

Tout ça me tiendra occupée, quelques soirées de cette semaine. Le rush est passé, j'ai acheté pas mal tous mes trucs essentiels (électros, meubles, vaisselle, literie...) pour le déménagement. J'ai mon nouveau numéro de téléphone... Je suis un peu assomée par l'ampleur de ce que j'ai accompli, et de ce qui m'attend. J'ai pris un break aujourd'hui, assise en indien devant mon case, tournevis en main.

J'ai l'impression de regarder le temps passer à côté de moi à toute vitesse. Je cours pourtant. Mais je ne bouge pas. Impending... J'aime ce mot. Je me sens comme juste avant un plongeon, je prend mon souffle, me bouche le nez, et saute. Sans fin, sans arrêt, je sens le vent siffler dans mes oreilles, et j'arrête pas de me demander quand est-ce que je vais frapper l'eau. J'ai hâte.
  
  

Idiom

  
  
Deafening silence
A silence or lack of response that reveals something significant, such as disapproval or a lack of enthusiasm.

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Straight no chaser
[/coolplayer]

So which is it? Disapproval... Towards your path being bent out of shape. What? My setting foot on it? (Although I clearly remember being invited, repeatedly, with no lack of enthusiasm whatsoever)

This is not something I want to live. This is not something I'd make you go through. Not something I'd even ask you to understand. Whatever it is that clusters your mind is just bullshit if you ask me.

There's this field you see... No path across it. There's this place we've glimpsed.

Behind the great ideals, beyond the dreams of true love and Hallmark moments, way past the need for approval lies a very lonely soul. Buried. Cloistered. Or just too fucking selfish. Again, which is it?

Giving up is not my only option, regardless of how hard you push me towards it. There is more. There is tomorrow. But don't make me fucking beg. Don't hurt me.

Let's cross that white clover field with our eyes open. Nothing like now.

Straight, no chaser.
  
  

On jase là...

  
  
Je lis les commentaires des fois... Pas toujours, parce que... Fuck, ça m'énerve, j'aime pas ça tout simplement. Mais je me posais une question ce matin...

Je ne sais pas ce qui est plus désagréable. Des commentaires chiants (ou chiens, à la rigueur, et encore là, au moins les réactions sont parfois intéressantes et lancent des débats divertissants) ou des commentaires licheux et laissés dans le seul intérêt d'attirer la sympathie ou d'afficher une fausse solidarité fondée sur des liens virtuels qui meurent aussi vite qu'ils naissent.

C'est juste ça. Juste cette dimension des blogs que j'aime pas. C'est pourquoi je ne commente pas. C'est pourquoi je vous lis dans mon aggrégateur et que je ne fais pas monter vos stats.

---oOSOo---

Je déménage dans trois semaines... Shit man. Pas grand choses de réglées sauf l'essentiel: Hydro, le câble et un nouvel ordinateur! Héhé. Des meubles en fin de semaine. Les kids trippent. Je vais avoir deux minous dans environ deux mois. J'ai rien paqueté encore à la maison... C'est pas mal ça. Le chaos total.
  
  

On jase là…

  
  
Je lis les commentaires des fois... Pas toujours, parce que... Fuck, ça m'énerve, j'aime pas ça tout simplement. Mais je me posais une question ce matin...

Je ne sais pas ce qui est plus désagréable. Des commentaires chiants (ou chiens, à la rigueur, et encore là, au moins les réactions sont parfois intéressantes et lancent des débats divertissants) ou des commentaires licheux et laissés dans le seul intérêt d'attirer la sympathie ou d'afficher une fausse solidarité fondée sur des liens virtuels qui meurent aussi vite qu'ils naissent.

C'est juste ça. Juste cette dimension des blogs que j'aime pas. C'est pourquoi je ne commente pas. C'est pourquoi je vous lis dans mon aggrégateur et que je ne fais pas monter vos stats.

---oOSOo---

Je déménage dans trois semaines... Shit man. Pas grand choses de réglées sauf l'essentiel: Hydro, le câble et un nouvel ordinateur! Héhé. Des meubles en fin de semaine. Les kids trippent. Je vais avoir deux minous dans environ deux mois. J'ai rien paqueté encore à la maison... C'est pas mal ça. Le chaos total.
  
  

Patience

  
  
Après t'avoir dévoilé le contenu de ma collection d'mp3...

Sur ma monture de rêve, dans la pénombre rouge de mes cheveux, mes mains sur ta poitrine, je t'ai dit...

Plus tard, encore, un mélange de doigts de bouches d'espaces toujours trop grands entre nos bras... Jusqu'au matin encore noir...

Je t'offre celle-là. Juste pour toi.

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http://youtube.com/watch?v=pEzuC5UoM8g
[/coolplayer]
  
  

Profiled

  
  
A couple of weeks ago I received an interesting email. Although I realized right away that it was a generic questionnaire, most likely to evaluate if my blog was interesting enough to feature in a little profile piece (which it probably isn't), I enjoyed replying to the answers and was flattered by the attention.

_______________________________________________________

from: Steve Faguy
to: swanpr@gmail.com
date: Feb 20, 2007 4:41 AM
subject: Questions about your blog An Unexamined Life...


Hi,

The Gazette is doing profiles of prominent Montreal blogs, and we'd love if
you could answer some questions about you and your blog. Feel free to
elaborate as much as possible and include any information that would help
our readers to understand your blog and what makes it unique.

Thank you.

1. Tell me about yourself (your name, age, hometown)

I maintain a somewhat anonymous blog. I'm swan_pr. That's my name here. I'm 36, born and raised in Montreal (mostly). I moved to the suburbs in 1995, became a housewife for a few years, before going back to work full time in the transport industry. I have two teenagers (that do NOT know about my blog) and just separated from my boyfriend (and father to the kids) of 20 years. Everything I'm telling you here I've written about in one way or another on my blog.

2. What is your day job?

See 1

3. Why did you start your blog? When was the first post and what was it about?

I started a blog after reading other peoples' for a while. I could remember I used to write as a teenager, and figured this would be a good way to help me figure out where I was at in my life. Like a conversation with myself. Besides, I was completely isolated, my family life having taken over all aspects of my life. I guess I was lost, was changing, and couldn't really bring myself to seek help or talk to someone. I first posted in August 2005 about this. My first post.

4. What do you write about? What makes your blog unique?

I write about me! My feelings, my reflexions, observations. I did a lot of soul searching, criticizing. Writing about the doubts I have about myself and my capacities and aptitudes as a mother and an independent woman. About pain, loneliness, isolation, hopelessness. About sexual fantasies, lovers. A little fiction, mostly in French, poetry. Basically, it's a very intimate blog, but I let people come in and share, and most readers can find themselves in my writings, men and women. Through time it helped me tremendously, realizing that I was not alone in these feelings. In that I don't feel my blog is unique, because everyone goes through rough times, hard introspective journeys. The only really unique thing I can see, is that I write in French and English, and alternate but without any kind of order. I don't decide or choses a language ahead of time. When I sit down and start typing, it just comes out in a certain language. I guess some readers are put off by that. But surprisingly, not that many. I have regular readers from New Zealand, Australia, th UK, the States, none of them speak French, but they come to read the English posts. Same thing with readers from Québec, France or Belgium. I'm glad they can find something they like and can relate to.

5. Do you have a favourite post or series? One that got a lot of attention?

I don't have series. And as far as attention getters, I don't get sudden surges either. I rarely stray out of my usual style. No specific reason. I just write whatever I feel like, and it happens to always be about the same things...

6. What do you not blog about? What do you have absolutely no interest in?

I rarely blog about my everyday life, or the tv programs I watch, or news stories. Not that I NEVER do it, but very very rarely. And I don't read blogs that do that either. Chit chat I can have at the office, I'd don't see the point in reading that. I really do hate bloggers that never look at themselves, seriously, but constantly criticize others, the ones that go for the sympathy vote, the emotional manipulations. The ones that basically live through blogs and comments, have a clear dependency to their readership and the "blog life" but won't admit it. If you're going to live your life on your blog, at least do it responsibly, at least take the time to examine who you are, where you're going, where you've been. Blogs are a fantastic way to rediscover yourself, and for once in your life you should grab the opportunity to be true.

7. How has the blog changed since you first started it?

Hasn't changed really, as much as evolved. I had very very low points in the last year. Times when my heart had been broken, or stepped on. Times when just waking up in the morning was somewhat of a feat. In the last few months, where I was going through my separation, the allegories and fictions took the back seat, as I needed to sort my thoughts about the reality of separating, walking away from 20 years of "vie commune", in all its aspects. I think inevitably the change will be permanent, although I still want to write fiction and poetry, but later. That's one other thing I learned through blogging. At first it was an escape, whenever life was too much to bear, I could run to my page and just live there. Now I have changed, realized my weaknesses and strengths, learned to embrace reality in order to progress, instead of hiding and being afraid all the time. This will surely be reflected upon my writings in the near future.

8. Who reads your blog?

Different people, from all walks of life. High end execs, housewives, artists, lost souls. And in many ways, as different as they may seem from me, they represent a little bit of who I am. And I hope I represent a little part of themselves as well. I do like that sense of community, in the universal sense, (not the fake blogfriend sense). What I write, the way I write it is in no way exceptional. But I am doing something I love doing. And who ever stumbles upon my page and stays makes me happy. And I hope I can make them happy (or miserable... depends on my mood!) for a little while.

9. What else should people know to understand your blog?

Well... I don't think I did understand what my blog reprensents to me before answering your questions! That was quite an eye opener... So I guess your readers will have to live with the previous answers.

That's great post material... Let me know what you intend to do with this, and if I can use some or all of it to post on my blog.

Thanks for the interest.
  
  

Ménage

  
  
J'étais perdue dans mes emails archivés. Hotmail, Yahoo, Gmail... Il y a des gens qui ramassent les bibelots, les vêtements, les cochonneries... Moi c'est les mails.

Il y a quelques mois j'en ai deleté un peu plus de 1200. De et à la même personne. En un an. Des fois 25 par jours, back and forth, enflamés, perdus. Des fois le silence, marqué par des trous dans les dates.

Je comprend maintenant, je sais aujourd'hui, je vois. Je sais. Il y avait beaucoup de moi dans cette folie. J'avais une rage d'être, un besoin guttural de tout déchiqueter mon linge et de me lancer nue dans la vie. J'ai pleuré, joui, crié, sacré en écrivant. Ses yeux ont bouffé mon corps sous tous ses angles. Il m'a suppliée, implorée, priée de lui montrer, alors que je n'existais plus depuis longtemps.

Un monstre d'égocentrisme, narcissique au bord de l'absurde. Je n'ai jamais eu envie de lui crier je t'aime pendant qu'il m'enfonçait son herpès sous silence heureusement habillée pour les occasions. Un monstre qui faisait du copié-collé à cinq ou six autres âmes confuses et en quête de gratification style fanclub.

Il y avait déjà plusieurs mois que tout se résumait en mots et images, nos corps ne s'étaient pas touchés depuis longtemps. L'appel était là quand même. J'ai l'image de quand j'ai essayé d'arrêter de fumer, et que j'ai passé deux jours à fouiller les cendriers pour des vieux butches. Et puis un jour sa belle l'a busté. Et moi. Et ses autres "projets" dont j'ignorais l'existence.

Comme je disais... Je sais. Fuck que je sais. C'était pas lui qui avait faim de moi. C'était moi qui avait faim de moi. C'était pas une passion envers ou pour. C'était pas lui. Ça jamais été lui. Il a fallu que je me rende au bout du mal, du désespoir, de l'addiction pour comprendre. Pour enfin ressentir quelque chose. Pour être en vie.

Ça fait six mois qu'il n'y a eu aucun contact. Six mois avant que je sois capable d'écrire à son sujet. À mon sujet. Lui ou un autre, it was bound to happen. Live and learn qu'ils disent.

J'ai plus envie de revisiter, plus envie de me faire rappeller. C'était pas sain tu comprend? C'est pas ça que tu veux de moi. Passion destructrice qui dans le fond n'a pas grand chose à voir avec l'objet de désir, mais plutôt avec la personne perdue dans son tourbillon. Peut-être te réveilles-tu de ton propre coma.