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Showing posts from October, 2007

How do you sleep

  
  
En triant mes vêtements pour le voyage j'étais sur la station classic rock de galaxie (don't ask).Tout y est passé, jupes, shorts, tshirts, camisoles, capris, name it. Bikinis... Et là, avec celui style un peu pirate, bariollé, une breloque de tête de mort et des cordons aux hanches mauves et blancs

Ow, Evie, Evie, Evie let your hair hang down (yeah, yeah, yeah)
Evie (yeah), Evie, Evie let your hair hang down (Aaaahhh)
Evie, Evie, Evie let your hair hang down
Evie, Evie - let your hair hang down
Let your hair hang down, let your hair hang down...


Yep... Rock star. Devant le mirroir je danse, je chante. Et je regarde mon ventre tout mou, mort, une carte du monde gravée à jamais entre mon nombril et où la vie est arrivée. Et je lève le bras, le signe du devil en l'air, et je gueule Fuck you, fuck you all, I'm gorgeous, I'm fucking fantastic, I'm FREE so fuck you all. Et je tournoie

Evie
I want to thank you now
For giving me this child
So much a part of me and you
But I don't know what it is
That makes me feel the way I do


Et oui je fausse avec Stevie, parce que c'est tellement plus beau comme ça. Et before he knew it he's losing her. He lost her. Yes, he can't believe it, he's losing her.  Et je sourie toujours, je ris même, au travers mes larmes, je ne sais plus si c'est de la joie ou de la peine. Et fucking Bob Seger had to come on. C'est pas juste. Bob Seger me fait toujours pleurer. Against the wind.

Il y a des tounes comme ça, qu'il ne faut pas écouter, pas n'importe quand. Comme hier. Je lisais un petit polar tout à fait délicieux, quand Sad-eyed lady of the Lowlands est venu m'arracher de la plage où je m'imaginais être. J'écrase une larme, une autre. Et j'arrive plus à retrouver mon chemin.

So Sgt. Pepper took you by surprise

How do you sleep is on now... C'est pas mal après tout cette station.
  
  

Avec tout le reste...

  
  
J'avais écrit sur une page lignée: "Je ne danserai la salsa que dans tes bras, le tango que sur ton corps. Mais je me prépare à partir sans toi."

Les jours deviennent aussi longs que la noirceur nouvelle de l'automne.  J'aurais aimé connaître ta peau sous le soleil, salée, mouillée, rugueuse de sable. La force de tes mains me tenant les hanches dans la mer.

On connaîtra donc les balles de neige, les sentiers vierges percés du nuage de notre haleine et les matins aux cendres encore chaudes. Il fera sûrement aussi chaud.
  
  

Avec tout le reste…

  
  
J'avais écrit sur une page lignée: "Je ne danserai la salsa que dans tes bras, le tango que sur ton corps. Mais je me prépare à partir sans toi."

Les jours deviennent aussi longs que la noirceur nouvelle de l'automne.  J'aurais aimé connaître ta peau sous le soleil, salée, mouillée, rugueuse de sable. La force de tes mains me tenant les hanches dans la mer.

On connaîtra donc les balles de neige, les sentiers vierges percés du nuage de notre haleine et les matins aux cendres encore chaudes. Il fera sûrement aussi chaud.
  
  

Avec le temps...

  
  
C'est ce que j'aurais aimé dire. Ce qu'il a lu dans mes yeux de toute façon.

Ce n'est plus. Et c'est bien comme ça.

Des mots qui restent vrais. Même si avec le temps tout fait moins mal.

Veinte Anos

¿Qué te importa que te ame,
si tú no me quieres ya?
El amor que ya ha pasado
no se debe recordar
Fui la ilusión de tu vida
un día lejano ya,
Hoy represento al pasado,
no me puedo conformar.
Si las cosas que uno quiere
se pudieran alcanzar,
tú me quisieras lo mismo
que veinte años atrás.
Con que tristeza miramos
un amor que se nos va
Es un pedazo del alma
que se arranca sin piedad.
  
  

Avec le temps…

  
  
C'est ce que j'aurais aimé dire. Ce qu'il a lu dans mes yeux de toute façon.

Ce n'est plus. Et c'est bien comme ça.

Des mots qui restent vrais. Même si avec le temps tout fait moins mal.

Veinte Anos

¿Qué te importa que te ame,
si tú no me quieres ya?
El amor que ya ha pasado
no se debe recordar
Fui la ilusión de tu vida
un día lejano ya,
Hoy represento al pasado,
no me puedo conformar.
Si las cosas que uno quiere
se pudieran alcanzar,
tú me quisieras lo mismo
que veinte años atrás.
Con que tristeza miramos
un amor que se nos va
Es un pedazo del alma
que se arranca sin piedad.
  
  

The outs

  
  
J'aimerais mieux, parfois, en comprendre moins. Je suis toujours rendue au huitième move, et tout le monde est au ralenti. Je ne me bat plus depuis longtemps avec l'élastique du masque. C'est lourd, de toujours voir les fils, les coutures, le maquillage. Laid et triste et je sens

(et comment on fait pour écrire dans le même élan...

I need to wash myself again to hide all the dirt and pain
I'd be scared that there's nothing underneath


et

I want to live and breathe
I want to be part of the human race
)

que tout est vide.

Plus aucun synonyme n'est nécessaire.
  
  

YUL - HOG

  
  
Ok... Alors je pars dans 21 jours pour une semaine à Holguin. J'en ai ma claque. Ça faisait des mois que j'en rêvais. J'ai booké il y a deux semaines. Une semaine de pure exploitation et d'absence totale de conscience altermondiale, de scupules ou de principes. J'y vais pas pour visiter l'habitant, pour partager mes richesses...

J'y vais pour m'éfouairer sur la plage et cuire en lisant et buvant le plus de mojitos possible. Pas de partys, pas de gossage, pas de mecs, pas de kids. Je veux rien savoir. Mon mp3, mes livres. De la 15 et de la 4 pour être certaine de toaster ben comme il faut.

Mon dernier voyage c'était en colombie l'an passé. Côté personel, pour moi, ça été un fiasco. Enfin... Mais j'avais apporté 3 livres, et au bout du cinquième jour, j'avais plus rien à lire. Bon, j'ai ramassé un Maeve Binchy dans le lobby, ça te donne une idée à quel point j'avais besoin de lire.

J'ai donc fait mes provisions hier chez Indigo et me suis procuré ceci:

Je sais pas, j'ai perdu ma copie bien aimée de Walden. Et j'ai mal au coeur en y pensant... le genre de mal de coeur qui veut dire "oublie ça, tu l'a perdue pour vraie". Je l'apporte juste au cas. Mais j'ai l'impression que je vais en avoir besoin.

Et aussi ceux-là. J'avais envie de trash, de mots. Des vacances de tout. Même des idées.

readings

J'ai pas encore décidé pour ma lecture dans l'avion. Je suis en train de lire deux autres bouquins en ce moment. Je vais peut-être en staller un pour le garder pour plus tard. Des revues aussi. Ou le film plate qu'ils présenteront à bord.

Next up, mon mp3... Vos suggestions sont les bienvenues ici, ou ailleurs.
  
  

A dive in shallow waters

  
  
Je ne pourrais faire la lumière sur ce que moi-même je n'arrive pas à voir. Avoir. C'est trop en étant pas assez.

Je ne peux pas savoir qu'est-ce que je veux. Toute ma vision était plaquée contre ce que je croyais inatteignable. Et à la ligne d'arrivée, je suis devenue aveugle. Qu'est-ce qui m'attend maintenant que tout ce que j'espérais s'est produit. Alors que je n'ai plus ce besoin de crier que je veux rêver. Can't think of anything to wish for. I have everything. And nothing.

Dreams leading to hopes. Cause I'm sure they come first.

I'm not ready to cross the line. I'm sorry.

I wanted so much, so much, it was unbearable to hold it all inside. It bled all over my resolve and made me loose sight of the first dream I had.

I still think about how it was. But time has a funny way of misplacing memories. And what I miss is what I wanted to be there in the first place. What I build my dreams and hopes on. What had been dead and had killed me.

I should be happy. Don't you think? Don't you think I fucking deserve a little break. Emotionally. Out of breath. Times heals they say. But I'm afraid I'm creating new wounds all around a not quite formed scab. But nothing can keep me away from you. Even my tears, even your apologies. Even the bump in the door jamb. I'm sorry for not wanting more though. For keeping you a secret. For not being strong enough when needed.

But being sorry... is not an admission of anything... it does not mean... that I'm wrong.
  
  

Les doigts

  
  
je ne comprend plus exactement comment ça peut arriver la peur de ce qui reste de ce qui s'en vient de ce qui aurait pu être j'ai parfois envie de doigts profondemment enfoncés dans ma tête un seul réel regard de compréhension qui dit oui oui t'as raison oui c'est vrai mais plus souvent je me terre et je barricade les accès c'est beaucoup plus simple de fuir que de rester là à regarder te regarder nous regarder le sang dans les yeux ce n'est pas qu'une allusion ça coule partout c'est salissant et je n'en peux plus de récurer mes visions imprimées qui d'autre pourrait le faire parcontre que ces doigts ces doigts qui ont effleuré la surface en se disant c'est suffisant en craignant peut-être la profondeur en sentant le froid du fond engourdir leurs phalanges le froid que je ne sens plus que je ne savais pas que j'avais endedans comme en dehors et c'est là que je suis dehors avec le soleil et les pas des autres qui m'accompagnent mais pas vraiment c'est plus comme une mélodie que je m'invente que je me chante pour croire encore que je ne suis seule que je n'ai pas choisi d'être seule que c'est donc beau la vie parmi toute cette musique et les doigts diraient oui tu as raison oui c'est vrai et je saurais qu'ils mentent mais nous serions seuls ensemble
  
  

Algebra for dummies

  
  
My haves do not always take care of my wants.

Some wants I don't always realize are already haves.

Where x is wants and y is haves

Identify the value of each variable.
  
  

Dans une carrière

  
  
C'est habituellement entre minuit seize et minuit vingt-huit, à l'heure où je devrais aller me coucher, que je me met à angoisser, généralement sur ma situation en général et particulièrement sur ma situation en particulier.

Combien, pourquoi, peut-être que, et si, mais pourtant, mais encore.

J'y travaille. Il y a une grosse briquetterie ici pas loin. Et une carrière énorme d'où l'on en sort des cailloux pour faire du ciment. Je pense souvent à ces trous. J'imagine les chemins qui serpentent leurs flancs, qui mènent au fond. Et je vois toujours ces routes en spirales comme ça. Qui vont vers le fond.

(Quand j'étais petite, j'entendais les ados parler d'aller au pit de sable. Ils disaient qu'ils allaient se baigner au fond. L'idée m'effrayait. J'imaginais des dunes géantes, des squelettes de voitures prises dans les pentes et des jeunes en shorts de jeans tentant de remonter en rampant dans le sable brûlant.)

(À ground zero en mars deux mille deux, une seule plateforme pour entrer et sortir du trou. Ça puait. Et je me demandais comment se sentaient les hommes en bas qui conduisaient les camions transportant les débris à l'extérieur du trou. En devant obligatoirement rouler sur quelques un de leurs compatriotes en miettes quelques mètres sous leurs roues.)

J'y travaille. La résignation au fait que ce n'est jamais tout droit la route me gonfle les mollets. Ça pas besoin d'être pavé. Juste pas trop à pique.
  
  

Here we go again

  
  
Ok, I know, I'm sorry. I keep changing. The last template was really gorgeous, but way too heavy and complicated for my taste. I thought it slowed down the page. There were too many things to fix and work around. After hours spent trying to get it to work properly, I just saw no end to it. And it was... just too white. Every time I came here I didn't feel inspired. I just felt... meh.

Anyway, this one is I think a good representation of where I am. I really like the image. And most importantly, it's fucking functional. Easy to manage. All I have left to do is update to WP 2.something. And I might play around with some widgets and the font in the header.
  
  

Minuit et une

  
  
Hier ça a fait six mois. J'ai parfois l'impression que ça fait deux semaines. Des choses m'échappent. D'autres, je n'arrive pas à m'en débarasser. On m'a dit "Je t'envie un peu, tout semble si bien se passer pour toi", "Tu t'es bien préparée, ça paraît". Et sur la vague tout en effet glisse. Et la vague, et bien, elle rejoint le rivage un moment donné. J'ai fui un peu aussi. Mais le moteur a risqué de caler une couple de fois dernièrement.

Je ne peux pas faire autrement que ce que je fais en ce moment. M'assurer de donner mon meilleur, en tout temps, à ceux qui sont près de mon coeur. M'occuper de mon chez moi. Faire une bonne job au bureau. Être une bonne mère, une bonne amante, une bonne amie, une bonne employée. Parce que tout va tellement bien. Parce que je suis forte.

Un dimanche sur deux, mon coeur se brise en mille petites miettes. Je reviens chez moi, et je pleure. Tout est vide, les minous miaulent, un tshirt sale traîne à terre et je le ramasse en braillant, en le pressant sur ma joue. Non non, là, ça va faire. Non, j'ai pas envie de "m'y faire". Je veux l'accepter. Mais je ne pourrai jamais m'y faire.

J'ai peur parfois de dire que j'ai de la misère. Parce que "ça va si bien". J'ai peur de parler de ce que je ressens, parce que je pense que je suis supposée de ne pas avoir de séquelles. Des fois, tout est cool, je me sens bien. Et des fois, j'ai des poignards dans le coeur, le souffle me manque, je suis toute étourdie, et je... Je sais plus. Je sais pas trop ce qui se passe. J'ai l'impression d'être plongée dans un gros trou plein de rien. Rien qui valle la peine de ces larmes du dimanche soir.

J'ai pas pris le temps de vraiment regarder où j'en suis, où je m'en vais. Qui je suis. Qui je veux, et ne veux pas, être. J'ai toujours eu de la misère avec l'idée de m'accorder du temps, de l'attention. Je me suis éparpillée parmi mes soleils.

Tellement étirée que je suis toute mince, fine, transparente. Avant de fendre, il est temps que je me rapatrie.