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Showing posts from December, 2007

Tourmente des fêtes II

  
  
J'essaie fort de pas sombrer. Pas sombrer pendant qu'il est à NYC avec sa nouvelle blonde, à faire le trip dont on a toujours rêvé. C'était notre voyage de rêve. Pas le sien à elle. À minuit qu'il a dit aux enfants. À minuit, appelez-moi. Ils ont appelé. Les souhaits et tout. Je te passe maman... Allo... Alors c'est l'fun? (ouais, blablabla, il était saoul) Ok. Je te souhaite du bonheur pour cette nouvelle année... Ah, à moi aussi. Merci. Bonne soirée. Bye. Câlisse, tuez-moi quelqu'un.

J'ai préparé deux Bailey's faible aux enfants, un straight pour moi. Je les ai remercié de leur grande maturité et de leur support pour l'année qui vient de se terminer. Sans eux, sans leur présence, tout cela aurait été beaucoup plus difficile.

Je vous aime mes amours. Merci.

Pas sombrer pendant qu'il est dans le fin fond du québec avec sa famille, ses amis.

Pas sombrer non plus devant l'inconnu qui se présente à nouveau. Les insécurités familières. Les déceptions. Les coups du destin. La porte ouverte par laquelle il semble ne plus vouloir entrer.

Est-ce si mal pour moi de vouloir le meilleur pour mes enfants, et que ce meilleur passe par une éducation privilégiée pour les diriger vers un futur à tout le moins instruit? Est-ce si mal de vouloir pour eux un minimum de succès professionel afin de leur assurer un avenir avec du crisse de manger dans le figidaire? Est-ce leur donner de mauvaises valeurs que de leur donner le goût de l'excellence et de la performance, dans les limites de leurs insipirations, aspirations et passions?

Suis-je si fucking corrupted parce que j'ai choisi autre chose que Montréal? Ma vie vaut-elle la peine d'être vécue, écrite ici, partagée? Mon âme a le pied marin, mais y a des crisses de limites à ce que je peux endurer. Est-ce qu'un jour un homme pourra m'aimer avec tout, et sans rien. Avec mon corps tout croche, ma tête encore plus, mon osti de background de pauvre, paumée, voleuse, menteuse, violente, pas d'éducation ni aucun raffinement que celui que j'ai réussi à m'apprendre? Mon coeur n'est-il pas assez? Ou bien, peut-être est-il trop?

Je me sens sombrer malgré tout. Je me sens devenir ma mère, malgré moi, malgré tout ce que je ne suis pas. Je me sens baisser les bras, perdre espoir, abandonner. Me laisser aller avec le courant des comptes en retard, du frigidaire vide, des bouteilles vides aussi. C'est pas encore ça. Mais j'ai même plus à fermer les yeux pour l'imaginer.

Je sais plus ce que j'attend de la vie. Je ne sais plus ce qu'elle attend de moi. Ce que j'étais sensée accomplir en partant. Ce qui m'animait. Ce qui me faisait rire, pleurer, mouiller. J'ai essayé si fort de ne plus regarder en arrière. Si fort. Et ces derniers jours, tout me fait tourner la tête. J'en ai plein le cul. Je veux plus. Je veux plus non plus supporter l'incertitude. De l'amour, la vie. Ma vie.

C'est ma vie câlisse. Je suis en train de l'échapper.
  
  

J'ai les ailes d'un cygne, mais je pars pareil

  
  
M'en va, m'en va, m'en va... Qqs jours. Un petit congé. Le fleuve, la neige, le bois qui brûle, qui brûle comme le reste. Besoin d'une pause-vie.

Bon, à 1.15$ ça va quand même coûter une épicerie en gaz. Pas grave. J'accours.

De retour à temps pour vous donner pleins de becs pour la nouvelle année.
  
  

J’ai les ailes d’un cygne, mais je pars pareil

  
  
M'en va, m'en va, m'en va... Qqs jours. Un petit congé. Le fleuve, la neige, le bois qui brûle, qui brûle comme le reste. Besoin d'une pause-vie.

Bon, à 1.15$ ça va quand même coûter une épicerie en gaz. Pas grave. J'accours.

De retour à temps pour vous donner pleins de becs pour la nouvelle année.
  
  

Tourmente des fêtes

  
  
J'ai parlé trop vite, fait ma smatte. Me suis finalement retrouvée en lieu commun, un réveillon déjà vécu vingt fois. Une invitation inatendue, que j'ai acceptée sans vraiment y réfléchir. Parce qu'après tout, c'est un peu ma famille aussi et qu'ils me manquent.

Un réveillon en montagne russes. C'était dur sur l'âme par moments. Ces rires, ces cris, la bouffe. Mais ça aussi été comme un point final, un instant très significatifs pour les enfants, pour moi, pour eux, pour lui. J'ai pas eu envie de m'assoir tout près de lui. Le squelette de notre couple ne flottait pas au dessus de nos têtes. Juste un moment en famille. L'an prochain probablement qu'une autre sera là à ma place, aussi bien en profiter.

Et puis une soirée de Noël  tout aussi éprouvante pour mon âme déjà épuisée par les constatations et les revirements. Quelques messages sur mon cellulaires, une visite non prévue annoncée, et aucun moyen pour l'arrêter. La panique c'est emparée de moi, et quand la sonnette à retentie vers 23heures, les enfants m'ont jetté un regard interrogateur. J'ai dit, je sais c'est qui, je descend lui parler et je reviens... Ouf. Déception d'un bord, surprise romantique de l'autre, mais où je fite les enfants qui ne savent rien dans tout ça? Un aurevoir un peu confus, triste. Je remonte, et dois expliquer... Shit. C'est pas comme ça que je voyais ça. Pas comme ça que je voulais qu'ils apprennent... ça. Enfin. Peut-être aussi que c'était le coup de pied au cul que j'avais besoin.

Et pour finir, le retour de l'aventurier hier soir. Retrouvailles toutes aussi confuses. Laissons la psychanalyse de côté pour l'instant ok? Tes bras, ta bouche, ton corps, ton sourire ce matin. Tout a du sens en cuillère. Tout s'explique autour de restes de ragoût et de dinde. Tous les rêves sont permis. Faut juste apprendre à vivre avec mon obsession de la gestion du temps, des émotions. Avec ton indéniable indépendance et irrévocable liberté.

Je suis pas k.o., mais un break là, right now, ce serait pas de refus.
  
  

Ce sera tout

  
  
Tout ce que je vous souhaite. De l'amour. De vos proches, de vos loins. Amis, amants, enfants et parents.

Un extrait de Au même clou, Félix Leclerc

  
  

En passant j'ai vu

  
  
Un char.

Un char de fille.

Un char de fille blanc.

Un char de fille blanc dans le driveway.
  
  

En passant j’ai vu

  
  
Un char.

Un char de fille.

Un char de fille blanc.

Un char de fille blanc dans le driveway.
  
  

Jingle this

  
  
Porter un manteau de poil à tous les jours et se frotter aux frileux.

En fumer une dernière, une dernière pour la route, soyons prudents, appelons nez rouge.

Assurons nous que les moins nantis aient à manger et que notre conscience soit pure et tranquille, avec ce sourire en coin du don annuel entendu.

Elle est où ma médaille demande-t-elle avec son manteau de poil et son café équitable.

Son papier d'emballage recyclé perpétuant tout de même la tradition maladive d'humains en manque de guidance.

Des bills fripés dans la boîte aux lampions.


Je vais réciter le notre père, délivrez nous du mal sti. Surout, surout, délivrez nous du mal.

Je vais dealer avec la tentation.
  
  

Pièce

  
  
Tout aurait été différent à un autre moment. Plus tard est fait de possibles. Avant je n'y croyais pas. On s'est manqués de peu. Il fut un temps.

Il fut un temps où le besoin de vivre et de rêver a finalement pris le dessus. Il fut un temps où après une mort clinique de durée indéterminée mon sang, mon corps, mon coeur, tout réclamait la vie.

Je ne veux pas croire que ça été seulement un intermède entre deux comas. Peut-être ai-je cessé le traitement trop rapidement et que l'infection regagne du terrain.

Peut-être que le timing était pas bon. J'ai l'impression de revenir sur mes pas. Full circle. Mais comment peut-on revenir dans un cul-de-sac? Si j'y suis entrée, comment en suis-je sortie, si ce n'est que j'ai simplement fait un ou deux tours sur moi-même. C'est assez déprimant comme constat. Et puisque les constats... Alors non, je suis ailleurs. Même si tout me semble familier.

Une pièce sale, une fenêtre crasseuse, des débris au sol. Et ma place habituelle sur le sofa. C'est un endroit que je connais très bien. C'est même confortable et rassurant de retrouver ces intérieurs morts.

Qu'une visite, que je me dis. Qu'une visite.

Et un coup de pied ou un coup de vent projette la porte sur le mur et un tourbillon de tu de moi de tout ce qui fait nous eux fuck tous ces pronoms qui vivent hors de moi mais dans ma pièce mon confort, que j'ai laissé entrer...

Ah shit. Que j'ai laissé entrer. Me voilà donc crowded, interagir, vivre avec les autres, les sentir, les toucher, les embrasser. Donner donner donner de mes mains ma bouche mon coeur ma tête. Ma fucking tête. Elle se déverse, le contenu dilué, perdu, éventé.

C'est le bordel ici. Je ne peux pas partir sans ramasser un peu.
  
  

Nothing but...

  
  


Un flashback de platform27
  
  

Nothing but…

  
  


Un flashback de platform27
  
  

Suite populaire espagnole

  
  
Ça fait rien pour aider.

Musique de chambre capitonnée. Je suis en camisole. J'écris avec ma langue. Je ne sortirai jamais d'ici, je m'en rend bien compte aujourd'hui.
  
  

Ten foot poles

  
  
I'm trying to pick up. I really am. All day today I had "ten foot pole" in my head. Something about my being all out of them. Something about poking from afar. There's a band called Ten foot pole. There's an entry in the Urban Dictionary. I've used them myself many times. Mostly on my own issues. Something about not even feeling that ten foot pole poking me. That surely means something about feeling lonely even with company. That must be an indication of my hunger. Looking for ten foot poles to distribute. Because quite frankly, who would want to enter here without one? Even with the door wide open, there's a lineup at the dispenser and it's empty. Ten foot poles with a hook at one end, even that would do. To pick up. I don't want to touch anything without one, so why would you?
  
  

Pick me up

  
  
Je mange des Frosted Flakes pour souper. Et une poignée de cachous pour dessert. Il y a un feu dans le foyer. Scratchy me rappelle de mettre de l'eau dans le plat en sacrant des coups de patte dessus pendant qu'Itchy bouffe une manche de mon chandail qui traîne à terre. Je regarde la deuxième saison de Dexter sur l'ordi. La litière est pleine. Ce sera bientôt l'heure pour un drink ou quatre. Pour m'assurer que j'aille au lit avant deux heures du matin et être fonctionnelle au bureau demain. Ma brasse de samedi est toujours dans la sécheuse. Et les restes de mon gâteau de fête au congélateur.

Quand je me met à m'haïr, personne ne peut le faire aussi bien.

Dormir dos à dos. Des bouts d'oreiller mouillés d'impuissance dans la nuit qui se voulait festive. Entendre un souffle insatisfait. Haleter la colère. Caresser la confusion. Toucher la fraîcheur du mur avec mon genou de peur de rencontrer encore plus froid avec mon dos, mes fesses. L'évasion, le matin, à -20.

Ce sera comme ça. Parce que ceux-là étaient uncalled for. Comme ça quand les mots des autres... trouvent.

Cut to December
How can a scalpel tear into skin
revealing walks in the park
Lord how can a heart
come from two separate organs
and you're gonna make this simple
Do you want to make me sweeter?
I know, I know, I know, I know
I'll let you down
I'll let you down

-The Format, Pick Me Up
  
  

And then I don't feel so bad

  
  
Two tickets to see The Habs and the Flashes
Snowflakes that stay on my nose and eyelashes
A tall double order of sweet Irish cream
These are a few of my favorite things!

J'aurai 37 ans dans quelques heures... Une game du Canadien avec mon fils et un (ou deux, ou trois) Baileys avant le dodo. C'est pas la fête parfaite ça?

  
  

And then I don’t feel so bad

  
  
Two tickets to see The Habs and the Flashes
Snowflakes that stay on my nose and eyelashes
A tall double order of sweet Irish cream
These are a few of my favorite things!

J'aurai 37 ans dans quelques heures... Une game du Canadien avec mon fils et un (ou deux, ou trois) Baileys avant le dodo. C'est pas la fête parfaite ça?

  
  

Dans le doute, les constats

  
  
De la guimauve au plus noir des funks sur un dix cennes. Des constats des constats toute la journée. Et bien qu'on se batte contre les évidences, certaines sont plus coriaces que d'autres. Sont plus dures à prendre aussi. Pendant que je travaille, pendant que je conduis, pendant que la vaisselle se fait pas et que j'attend, j'attend les mots qui vont tout remettre en place dans mon atrium. Rétablir la circulation.

Des constats parallèles, divergents, pour devenir confluents.

Entre la prose, le blues et les lamentations d'une fille insécure. Entre la liberté, le désir et le besoin d'être aimée. Comme avant, comme au début, n'existera plus. J'ai mis un pied devant l'autre, sans arrêt.

Celle qui peut-être viendra après moi ne t'offrira jamais ce que je te donne right now. C'est pas dans 10 ans qu'on veut être heureux. C'est pas hier qu'on l'a été. Il y a quelque chose à faire avec aujourd'hui, tout le temps.

Sans excuses jamais. Simplement que "c'est comme ça", je n'y crois pas. Les constats, je les encule.

...

...

Quelques heures plus tard j'attend toujours. Et je constate.
  
  

À deux pas

  
  
À deux pas d'histoires à se souvenir. Je te jure. À ça de te donner tout.

T'as qu'à rester tout près, ne jamais aller plus loin que le bout de mes yeux.

Et on se raconterait les bals, les étoiles et comment l'eau était fraîche sur nos corps à la fin de l'été.

Des années sans célébrer mais comme une fête continuelle, chaque matin devant les possibilités d'être heureux.

Une mémoire ample et vaste qui ne demande qu'à être remplie. Il y a tant de choses...

Comme quand on lève les yeux au ciel une nuit de neige et que les flocons semble ne jamais vouloir s'épuiser.

Y mettre des promesses et des mots secrets, des pleurs compliqués et des rires antidotes.

Respirer. Te respirer.

Et ce soir, et demain, et encore.

Mais surtout, surtout, maintenant.
  
  

FB last call

  
  
Alors voilà. Je ferme ce soir. Voici ma dernière note que j'ai posté là ce matin, et la dernière note à ce sujet, point.

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Je vais fermer mon compte Facebook. Mais voilà, c'est pas si simple. Je dois tout effacer. Mes traces sur vos walls, sur les forums de discussion, sur les notes... Il me faut aussi tout effacer mes photos. Désinstaller toutes les applications...

C'est un long processus. En plus il faut contacter Facebook pour demander la destruction permanente de votre compte, sinon il n'est que désactivé.

On pourra me traiter de parano, m'en fout. C'est pas le fait que tout le monde sache que j'ai aimé The Matrix ou que j'ai acheté des culottes en latex qui me dérange. C'est que j'ai vendu mon âme en ouvrant un compte ici.

Plus rien ne m'appartien. Ni mon nom, ni mes photos, ni mes commentaires, ni mes notes... Si j'étais vous, j'y penserais à deux fois avant de mettre du contenu créatif ici...

En tout cas... Si ça vous chante, allez voir ceci:

http://70.85.12.163/albino_flash02/facebook(www.albinoblacksheep.com).swf

Ça peut vous sembler extrême, c'est votre opinion. Pour ma part, j'aime autant ne pas être répertoriée comme du bétail et étudiée comme un rat de laboratoire.

Vous pouvez aussi aller voir ce groupe:

http://www.facebook.com/group.php?gid=16929680703

qui explique en détail comment deleter votre compte... Et ce n'est qu'un groupe parmi tant d'autres. Évidement, ce serait aussi une bonne idée de Googler un peu, tsé...

Alors, sur ce. Et toute le kit.

Vous savez où me trouver :)

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Edit: À la fermeture de mon compte on me demande pourquoi je le fais... Tant qu'à y être... Voilà ma réponse:

I feel Facebook is a data collecting engine funded and managed by former or current CEOs and chairmen to the CIA, other intelligence agencies and the US government. The collecting is done in an insidious and dishonnest manner by reinforcing the dependencies to and addictiveness of all the applications and services offered on the site.

Although I have nothing to hide or be afraid of, although I am not even a US resident, I will not contribute any more information about myself to you.
  
  

Commentaire

  
  
Suite au post de Tony Tremblay, j'ai fait le commentaire suivant:
j'avoue me questionner un peu plus chaque jour à savoir si je garde ou non mon compte ouvert. j'ai tout de même appliqué toutes les stratégies de sécurité possibles, et je suis persona non grata en dehors de mon cercle d'"amis". mais ce flash est fort

(une version plein écran est disponible ici: (http://70.85.12.163/albino_flash02/facebook(www.albinoblacksheep.com).swf)

certains ont dit que ça faisait Michael Moore un peu, allant éveiller nos peurs du Big Brother et al. je me demande pourquoi à chaque fois que quelqu'un mentionne l'implication de la CIA ou du gouvernement américain dans la collecte d'informations personelles on les vire de bord en les traitant de conspirationistes paranoiaques?

certains croient que la seule indiscrétion de Facebook est au niveau des habitudes de consommation de ses utilisateurs. mais quant on fouille un peu, quand on se donne la peine de se renseigner, ce qu'on trouve est hautement plus grave, plus inquiétant. il y a par exemple un choniqueur de gnn.tv qui s'est fait bannir de Facebook pour ses déclarations pro-Chavez dans certains groupes de discussion.

malheureusement, le besoin d'appartenance, l'illusion de faire partie d'une communauté, la proximité virtuelle et l'addiction pure et simple au contact instantané rend Facebook si attrayant... mais je crois que je me rapproche de la raison un peu plus chaque jour.

Pascale

J'ai sérieusement envie de fermer mon compte. Ça fait déjà un bout de temps que j'y pense. Ça ne m'apporte rien vraiment. Ceux qui veulent me parler peuvent le faire en tout temps, ils savent où et comment.

En plus, pour "fermer" son compte, en fait pour le deleter de façon permanente, il y a un paquet d'étapes, incluant une demande écrite à FB. Sinon votre compte n'est que "désactivé". Lire: toutes vos données leur seront encore disponibles. Déjà que vous leur avez donné le droit d'utliser votre nom, vos notes, vos photos gratuitement, sans limite et sans recours de votre part...
  
  

Feed address change

  
  
J'ai du trouble avec mes fils RSS. J'ai tout refait, et redirigé vers Feedburner.

Alors si vous lisez ce blog à partir de votre aggrégateur et que vous éprouvez des problèmes, veuillez changer l'adresse du feed:

http://feeds.feedburner.com/aspinelesslaugh/fOrd

  
  

Tagged! 15 questions

  
  
It's been a while since I've been tagged. And thanks to Dave, here I am obliging happily!

1-Grab the closest book to you, go to page 18 and write down the 4th line :
"Then I'm on display," Piter said. "Shall I dance? Shall I

2- Whats the last thing you saw on TV
The Habs last night

3- Other than the sound of your computer, what else can you hear?
RDS on TV, the fridge

4- Last time you went out, what did you do?
Didn't drink enough, kissed a lot, laughed with friends au Boud.

5- What are you wearing?
Jeans, my favorite sweater (blue V-Neck from American Eagle)

6- Whats on the walls in the room you are in?
A charcoal drawing my paternal grand mother did in the 60's, dried butterflies and flowers my maternal grand mother she received as a wedding gift in the 40's.

7- What’s strange about today?
The kids asked to watch The Exorcist (!), they did.

8- Whats the last Movie you saw?
The Exorcist

9- Tell us something we don’t know:
I felt bad for the lamp in that Ikea commercial a few years back

10- Do you like dancing?
Yes. Unfortunately

11- If you had a daughter, what would her name be?
Already have one. She's happy with her name.

12- If you had a son, what would her name be?
See 11.

13- Ever thought of living abroad?
Seriously, no. Fantasize yes.

14- What would you like GOD to tell you when you crossed the pearly gates?
Who's he? Is he on Facebook?

15- Mouhahaha, there is not question 15, mouhahaha!
Can I has cheesburger?

Oh... I forgot to tag...

Ok.  Anyone who wants to play... Unless I change my mind and come back here to add some name.
  
  

Ondes fantômatiques

  
  
Et puis c'est comme je te disais. Tout arrive pour une raison. Certaines m'échappent encore c'est évident. Pourquoi entre autre le fantôme m'a tellement marquée. Non c'est pas ça. Fuck c'est pas ÇA. Détruite. Anéantie. En passant par toutes les routes qu'on passe notre vie à éviter.

Je me disais à moi, j'ai dû me reconstruire suite à. Mais je n'étais déjà plus grand chose avant ça. Et lui se regardait dans le miroir tous les matins et pratiquait son sourire. Et baisait sa blonde. Et se pavanait dans les studios, dans les bars sur Mont-Royal et écrivait les mêmes mots à combien d'autres comme moi? Anyway.

Je suis juste écoeurée de toujours ME blâmer pour tout ce qui m'arrive. J'ai envie de pitcher de la marde à quelqu'un, n'importe qui vraiment. N'importe qui qui a traversé ma vie, depuis ses débuts, et qui n'a rien fait, absolutely fuck all. Ce qui je répète toujours, mon motto, c'est: Life's what you make it. Et j'y crois. C'est tough par exemple. De toujours tout tenir à bout de bras.

Attend minute. En fait, c'est pas que je me blâme. Je m'arrange pour ne pas avoir à le faire, je suis proactive. Super-çi, super-ça. Fill in the blanks, I'm in. Mais bordel, j'ai de la marde à distribuer, au fantôme en particulier, et je me retiens fort fort. Et ça m'empoisonne. Et je lui trouve des excuses. Et je dis, mais je savais dans quoi je m'embarquais. J'étais tout à fait consentante. Aware.

D'un sens, de le blâmer pour quoique ce soit, c'est un peu avouer ma faiblesse. D'avouer m'être laissé manipuler. Donc (attention, prétention à venir) d'avoir été son inférieure intellectuellement. Ce qui me fait chier au plus haut point. Pas juste par rapport à lui, mais à quiconque. Je l'ai déjà dit, je suis une snob intellectuelle. Mais pas dans le sens que certains peuvent penser. En tout cas, ça c'est une toute autre paire de manche.

Mais bon. J'arrive à éviter le fantôme pas mal tout le temps. Mais dernièrement c'est plus difficile. Et ça m'a jeté au visage certains aspects de cette relation auquels j'aime pas trop penser. Comment il a pris ma vie et l'a écrasée, réduite en poussières et s'est esclaffé probablement devant mes désespoirs et mes illusions. J'étais déjà au bord de la combustion, un petit tas de paille bien sec. Ça pas pris grand chose tu vois? Et il l'a senti. Il a sauté sur l'occasion. Et moi foncé tête première.

J'ai envie d'être furieuse. Envie de crier. De l'envoyer chier. De lui dire tout le mal qu'il m'a fait. Mais j'en suis incapable. Parce qu'inévitablement, ce que j'exprimerai se reflètera sur moi. Sur mes actions, passées et à venir. Est-ce que ce n'est pas de me déresponsabiliser que d'accuser et blâmer quelqu'un pour quelque chose qui a affecté MA vie? Ne suis-je pas responsable? J'ai laissé les choses arriver. J'aurais pu me sauver. J'aurais pu arrêter tout ça au lieu d'étirer ça sur un an. Une année de fucking marde. Qui m'a fait questionner tout, jusqu'à ma propre existence.

Je pourrais dire, j'ai honte d'avouer tout ce que j'ai fait pendant cette année là. Ce que j'ai pensé. Mais non. C'est encore une admission de ma faiblesse. God forbid. On a tous de ces baises qui nous font rougir quand on y repense. What about a whole year? I want to come to terms, to fucking terms with my actions, my decisions, and most importantly, I want to allow myself to be angry.

Je suis naïve, innocente à plusieurs égards. Je crois en la bonté des gens. Si j'avais une religion, ce serait sur cette base. Les gens sont bons, s'agit de leur laisser la chance de nous le montrer. Et malgré les claques qu'on m'assène, je garde la foi.