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Showing posts from 2009

Plus je reçois et moins je donne

  
  
Maudit crisse. Regarde, c'est ben plus de ça qu'il s'agit. On meurt! On meurt pis on s'en rend même pas compte. Moi je m'en rappelle comment ça sentait bon, comment on s'embrassait, comment c'était bon de se serrer dans nos bras. Et je m'en rappelle des Noël sans cadeaux, mais avec une table pleine, de l'amour et des cris et des fous rires. On devrait pas vouloir plus que ça, on devrait pas se demander ce qui nous manque!

Je m'ennuie d'aimer, de toucher, de sentir. De m'endormir dans la montagne de manteaux de poils sans que personne se demande où j'étais. De me réveiller très tôt et de marcher vers le salon en évitant les bouteilles vide et en picossant dans les restes sur la table pour m'assoir tout doucement par terre et jouer avec mes nouveaux trucs sans bruit pour pas réveiller Mémé qui dort sur le sofa.

Ça plus rien à voir. J'aime autant être ici, boire ma bière et me faire mon réveillon. J'ai du fun, pas de stress, pas de dinde de chez M&M. Je suis en train de faire un film pour mon coureur des bois, son cadeau. J'ai mis des lumières blanches dans la fenêtre. Beethoven. Fait chaud. Bonheur.
  
  

Texte inédit qui comporte un titre

  
  
Tsé, la signification d'un refus c'est toujours relatif. Pour le/la refusé(e) et pour l'autre qui décide. Mais des fois c'est tellement clair que l'autre s'est FOURRÉ. Come on asti. J'ai même pas de mots.

Y a Christian et Éric qui sont mille fois plus ci et ça que moi, alors allez les visiter pour qu'ils vous esspliquent.

TEXTE INÉDIT QUI COMPORTE UN TITRE

Un gars qui écrit des livres m'a laissé entendre que j’pourrais publier un texte inédit qui comporte un titre dans la revue Mollusque, une revue de littérature toé chose.

C'est un numéro thématique sur les Sauvages. Hostie, j'en suis un. Ça tombe bien.

Ça fait qu'après m'être gratté la tête une couple de fois, j'me su's dit que j'pourrais ben torcher un p'tit que'que chose pour Mollusque.

D'abord, mon père disait qu'i' était pas un Sauvage pis qu'les Bouchard v'naient d'la Normandie.

Fuck, i' v'naient même pas d'la Normandie les Bouchard! I' v'naient comme i' pouvaient quand l'occasion s'présentait. Pis i’ d’vaient v’nir souvent parce qu’i’ étaient dix-neuf enfants du côté d’mon père.

La mère de mon père était une Sauvage, une Algonquine ou, comme on dit à c't'heure, une Anishnabé. A v’nait d’la réserve d’Oka. Le père de mon père a grandi à deux miles de Métis-sur-Mer. Pis du côté d’ma mère, c'est pareil. Des descendants d'Acadiens métissés de Micmacs qui vivaient à Sainte-Clothilde-de-Horton su' l'bord d'la track, comme des Gitans.

Nous autres, des Bouchard d'la Normandie? Christ de joke de curé, oué... D'la christ de marde. On nous a pâlis maudit calvaire de pompier sale! Comme si on était des Juifs sous l'occupation allemande, en France, en 1944. Pâlis pour notre bien, bien sûr. Pour ne pas passer pour des hosties d'Sauvages. J'm'appelle pas Simon Ben Gourion mais François Dupont! J'm'appelle pas Makwa Grizzli mais Gaétan Bouchard!

Ces hosties de curés-là ont toutte faitte pour crisser ça dans 'a tête de mon père, qu'on n'était pas des Sauvages, mais des chevaliers de la table ronde, avec une fleur-de-lys dans l'cul.

Tabarnak! On a gardé de nos racines que le paillard français qui a trempé sa bite dans 'a p'lote de nos grands-mères. Maudit christ de saint-cibouérisation d'calice!

Ça fa' qu'un m'ment d'nné e'j'me su's dit qu'c'était assez. Toutte disait que j'étais un Sauvage. C'était écrit dans ma face saint-chrême, dans 'a face de mon père, de mes frères, de ma mère, de mes ancêtres. On était des Métis calice! Pis on l'est d'venu, avec des cartes toé chose pis toutte le kit.

Mon pays, c'était encore l'hiver. Mais c'était aussi l'île Mékinak, l'Île de la Tortue. Pis j'me su's mis à comprendre plein d'affaires sur moé et mon pays. D'abord que je ne savais rien de Saint-Laurent et Saint-Maurice. Comme tout le monde autour de moé. C'qui fait que j'ai rebaptisé mes noms de lieux : le fleuve Magtogoek, la rivière Métabéroutin, pis toutes sortes d’affaires de même. Pis ça fait juste commencer. C'est pas fini. Christ que non c'est pas fini.

J'me suis mis aussi à écouter les arbres. Fuck, c'est pas d'ma faute, mais nous autres les Sauvages on sait qu'i’ nous parlent, les arbres, les roches pis toutte le reste, juste parce que c'est comme ça. Nous sommes animistes, ouais. On pense qu'i' a d'la vie dans toutte. C'est ben dur à comprendre ça, hein?

Moé, les arbres me parlent. Pis i' m'disent crissez-nous don' patience tabarnak!

-Arrachez pas mon écorce torrieu! Fendez-moé pas en quatre pour rien! Wo! Menute! J'su's pas tout seul là-dedans... J'fais vivre des oiseaux, des moénaux, des pas beaux... Toutes sortes d'affaires de même... Christ! Wake up!

Ouin, ouin. Les arbres me parlent. Pis si j'peux prendre une feuille de moins, j'va's l'faire. Pour être en parfaite symbiose avec le Grand cercle de la vie.

Ça se pourrait donc que mon texte ne soit pas publié dans Mollusque pa'ce qu'i' faudrait que j'leu' z'envoie une version imprimée par courrier postal, aux éditions Diptyque, à l'adresse de j'sais p'us trop qui, à Monrial. C'est sûr que j'f'rai pas ça.

Moé j'aime trop les arbres pis ça m'tente pas d'imprimer ça sur papier quand toutte se fait si simplement de nos jours par les voies électroniques. Hostie on n'est plus au temps des mandarins. C'est pas des rapports à doubles interlignes que j'fais, mais d'la littérature.

-Hostie d'Sauvages! qu'i' vont s'dire en r'cevant mon texte. Faut toujours qu'i' fassent chier en plus qu'i' savent pas boire!

Ben oui, ben oui.

Vous vous attendez à quoi, que j'vous liche le cul?

No way.

J'su's un Sauvage hostie.

Wou-wou-wou-wou-wou-wou!

Makwa Grizzli
Alias Gaétan Butch Bouchard
  
  

Blast from the past: Jingle This

  
  

La vie à cent à l'heure n'y change rien. La faim, l'amour, la mort. Je me permet un repost, parce que ça me tente. Et pis je commence à m'ennuyer solide de mon blog.


Jingle This


Porter un manteau de poil à tous les jours et se frotter aux frileux.


En fumer une dernière, une dernière pour la route, soyons prudents, appelons nez rouge.


Assurons nous que les moins nantis aient à manger et que notre conscience soit pure et tranquille, avec ce sourire en coin du don annuel entendu.


Elle est où ma médaille demande-t-elle avec son manteau de poil et son café équitable.


Son papier d’emballage recyclé perpétuant tout de même la tradition maladive d’humains en manque de guidance.


Des bills fripés dans la boîte aux lampions.
Je vais réciter le notre père, délivrez nous du mal sti. Surout, surout, délivrez nous du mal.


Je vais dealer avec la tentation.


  
  

Ça occupe...

  
  
millesabords
  
  

Not even loose grasp

  
  
I can't remember. Just can't remember at all. I close my eyes and inhale deeply, hoping the scents will stir something inside. I'm thinking, did this really happen? Reaching far down for any remnants, lingerings or ghosts anything at all that could testify to

Of. Google isn't helping either. How could I let go of something so big, so important, so significant? How could I erase full pages, paragraphs that made me shiver clenched my throat rocked my body?

How could I? Live thinking this was the way, this was it. Then it eased itself into an undistinguishable blot on my canvas. It's a fucking mess again. Layers to be stripped, coats to be shed. I can't even let go long enough to concentrate on thinking about it. It's as fleeting as anything I've ever had the chance to hold.

Don't want it back. I just wish it never left. Just wish I never let it go.





  
  

C'est bien aujourd'hui?

  
  
Ma grand-mère m'a amené avec elle au centre Paul-Sauvé en novembre 76. J'avais 5 ans. Je pensais que c'était la St-Jean. C'est un beau souvenir.

Tout comme bien des choses, ça baigne un peu dans la nostalgie. Ça fait plus de trente ans...

Mais ça m'émeut toujours.

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C'est bien aujourd'hui?

  
  
Ma grand-mère m'a amené avec elle au centre Paul-Sauvé en novembre 76. J'avais 5 ans. Je pensais que c'était la St-Jean. C'est un beau souvenir.

Tout comme bien des choses, ça baigne un peu dans la nostalgie. Ça fait plus de trente ans...

Mais ça m'émeut toujours.





  
  

Quelques nouvelles

  
  
Bon! Une job, qui commence lundi matin. C'est un contrat d'un an et c'est la première fois de ma vie que je me permet une telle insécurité. Mais de toutes mes entrevues, c'est la job que je voulais le plus. Et puis c'est le genre de boîte qui a des ouvertures continuellement, alors j'pas trop inquiète. Le bottom line, c'est que je veux être heureuse au boulot, et je pense que là, je vais réussir à y être.

Des fois j'ai envie d'écrire, mais je dirais que le désir s'est manifesté plus fortement dernièrement. Je m'y remetterai peut-être. J'ai aussi envie de changer de template. C'est cool, le coup d'oeil et tout, mais c'est comme une grosse sloche moitié bleue moitié rouge. Rendue au trois quart je me demande pourquoi j'en ai pris une grosse. Fak. J'ai vu des belles affaires, j'en ai essayé une couple, dont une vraiment trippante avec un side scrolling. Mais ça marchait pas super. Et je ne pense pas avoir envie de passer trois semaines sur un template. En plus je n'ai pas encore passé à WP 2.8, et je ne pense pas le faire tout de suite parce que surprise surprise, ils sont déjà à travailler sur la 2.8.1...Asti.

C'est drôle, je lis une centaine beaucoup trop de blogs depuis mon aggrégateur. Quoique je n'écrive plus, j'ai toujours une petite fascination pour ce que les autres ont à dire. Mais j'avoue que le plus souvent je suis déçue. Certains se prennent vraiment trop au sérieux. D'autres devraient peut-être essayer de se trouver une vie en dehors du net. Sérieux là. Je ne juge pas les gens habituellement. Et je ne critique pas. Mais ces deux dernières semaines ont étées d'un fucking ridicule consommé. L'espace supposemment privé qu'est un blog, l'éthique, la néthique, whatever. Peut-être que dans le fond, c'est juste que ça ne me concerne pas, je sais pas. Mais les débats m'ont laissé une envie de me désabonner de beaucoups de blogs. Ce que j'ai commencé à faire d'ailleurs. Je n'ai vraiment rien à redire, parce que je ne prendrai pas trois heures de mon temps pour écrire ce que j'en pense. Parce que le monde s'en crisse de ce que j'en pense. Et c'est bien correct comme ça.

Je voulais écrire autre chose, mais j'ai oublié. C'est vraiment une drôle de période de ma vie. Les derniers 6-8 mois m'ont fait découvrir bien des choses sur la nature humaine, que je n'avais pas vraiment envie d'apprendre. Des choses que je soupçonnais, et qui m'ont toujours fait me tenir à part. Autrement, la famille, les enfants, les amours, c'est tout ce qui compte. Et l'amitié, quand elle veut bien se présenter.
  
  
  
  
Ce que tout chercheur d'emploi vous confirmera, c'est que les entrevues, c'est d'la marde. Le cv, la lettre, un gros tas de caca chaud, fumant et puant qu'on porte à bout de bras en tentant de convaincre le futur employeur que ça sent le jasmin.

Et puis au dixième pitch, tu commences à y croire. Mais quand le téléphone sonne pas, pouf, ça recommence à puer.

Moi tout ce que je veux, c'est travailler. Je suis bonne pour vrai! Donne moi n'importe quoi, si je ne connais pas ça, je vais le catcher plus vite que le temps que ça t'aurais pris pour me l'apprendre. Système informatique, logiciels maisons, structure opérationnelle, gimme gimme gimme.

Achalle moi pas avec tes procédures, tes codes d'éthique, tes politiques internes et ton code vestimentaire. Je vais tous les outrepasser de toute façon. C'est pour ça que je suis reconnue. Celle qui fait tout tomber et qui reconstruit pour que ça marche mieux.

J'ai devant moi deux entrevues pour des jobs collées à mes compétences, mes ambitions. Je suis pas mal certaine d'avoir une offre pour au moins une des deux.

Mais avant ça je dois les persuader que c'est vraiment le jasmin que ça sent dans la salle.
  
  
  
  
Qu'est-ce qu'on fait quand on a pas de job mais qu'on a quand même besoin de manger? On renoue avec notre passé de serveuse pour une fin de semaine de trois jours.

Au restaurant du Camping Donald, rien de moins.

Merci papa :) xxx
  
  
  
  
Elle me demande, tu n'es pas pas trop déçue?

Non, j'pas déçue, j't'en tabarnak.

Et voilà que la job de rêve s'est transformée en job de marde pour finir en pu de job pantoute.

Et ça fait près de deux semaines que j'envoie des cv, des dizaines par jour. Les lettres de présentation les plus pointues et bien tournées que je n'aurai jamais écrites. Calvaire.
  
  

De par ma fenêtre

  
  
Si j’aimais les humains plus, j’aurais plus d'amies. Les gens passeraient devant ma fenêtre ce soir et nous entendraient rire fort parce qu'on s’est envoyé une couple de shooters de Goldschlager, rire fort en jouant à Rockband parce qu'on est cool. Et vers minuit on partirait aller boire dans un p'tit bar super cool, se faire draguer par des mecs vraiment cutes avec des coupes de cheveux et des lunettes cools, on les virerait de bord avec des phrases méprisantes, on se crierait dans les oreilles pour se dire des choses vraiment cools que seuls les amies proches et saoules se disent. On reviendrait chez nous finir le party, on prendrait des photos de nous dans des poses trop drôles pour mettre sur nos Facebook et montrer comment on a du fun et qu’on sait rire de nous-même.
  
  

mmmmm chopped liverrrrr

  
  
Quand je travaillais pour la famille Maislin, la paques juive était vraiment mon moment préféré de l'année.

Particulièrement quand Morrie m'apportait un plat de chopped liver, couvert d'oignons confits, juste pour moi.

Ça fait quand même 7 ans depuis ma dernière paques. Et puis là j'ai un craving de fou. Mais j'ai tellement peur d'être déçue si j'en achète ailleurs. Morrie n'a jamais voulu me dire où il le prennait. C'était son petit secret. Et il apparaissait avec mon petit plat un matin comme ça, et ça faisait ma journée.

Enfin, tout ça pour dire, j'ai faim. Et je cherche un bon spot pour le chopped liver.
  
  

Ressac

  
  
Les vagues de la préférence m'ont laissée sur la berge, ensablée mais vivante, plus vivante que survivante, mes pas ont l'assurance des humbles qui ne cherchent plus mais savent que toute récolte est bonne et nourri.

Les mots morts le restent, les mots à naître iront les rejoindre bien assez tôt. Un cimetière de vies possibles où je me recueille parfois trop souvent.

Je m'attarde dès aujourd'hui à ceux qui vivent. Mon jardin, mon jardin bien aimé, tout près de la berge, mais assez loin pour l'oublier le temps d'une vie à vivre.
  
  

  
  
Ma cocotte de 16 ans est en France, à Guérande, à se taper un trip d'échange culturel débile qui me coûte la peau des fesses. Mais c'est sans jamais douter une seconde que son père et moi avons donné notre accord. Juste, tsé, des beurrées de beurre de pinottes pendant un tit bout. Enfin, moi. Pas lui. Lui part avec notre fils pour Cuba demain.

Pendant que tout le monde se tape des cassoulets et des fucking mojitos, moi je bosse. Je roule à 100 à l'heure. Je frappe des murs, c'est inévitable. Des plus durs que ce à quoi je m'attendais. Je n'ai pas toujours la force, je ne prend pas toujours les bonnes décisions. Je ne sais pas toujours où j'm'en vas.

Je dois déménager le 1er juillet. Dormir dans le salon 2 semaines sur 4, j'en ai plein le cul. J'ai pas d'intimité, pas d'espace personnel. Le sofa lit n'est plus utilisable, je dois dormir direct sur le sofa, les jambes un peu pliées, et mon dos me rappelle à chaque matin que vraiment, il est temps de partir d'ici. Mais ça m'angoisse. Chercher, appeler, visiter, signer des papiers, tout ça me donne la nausée. Je dois prendre rendez-vous à la banque pour régler des trucs et ça m'angoisse aussi. Les responsabilités que j'avais si innocemment déléguées à mon ex semblent me péter dans la face une après l'autre, comme pour me narguer. Pour me dire que finalement, comme je l'ai toujours pensé, je suis une bonne à rien. Parle fort, joue fort, travaille fort, mais tout ça pour cacher mon inaptitude profonde à me conformer à la vie adulte responsable et droite que je devrais mener.

J'ai pas envie d'un sugar daddy, pas envie de remettre ma vie entre les mains d'un autre homme. Je veux juste plus avoir à dealer avec tout ça. Les comptes, les assurances, les obligations, le loyer, le souper, la vaisselle, le ménage, la marde 24 heures sur 24 sans fin. Me couche le soir brûlée, me lève aussi fatiguée que la veille pourquoi? Pour en faire une autre, exactement pareil. Et tout mon environnement me tire le jus, et des fois, j'ai juste envie de m'assoir et de regarder tout ça s'éffondrer, en rire, pis crisser mon camp.

Je ne suis pas spéciale, ni plus à plaindre qu'une autre. Mais que ce soit ça la vie, c'est ce qui m'écoeure le plus. De ne pas avoir d'alternative, de toujours DEVOIR. C'est pour eux que je fais ça, pour mes deux amours. Jamais je ne pourrais continuer si ce n'était pas pour eux. J'aimerais juste des fois un petit break. Le droit de disparaître, le droit de me reposer, le droit de m'appitoyer, le droit de ne pas devoir.
  
  

The well for dummies

  
  
C’est surement qu’on se dit que c’est mieux que rien. Qu’on vaut juste ça, et pas plus. Parce que dans des moments comme ça, on se dit, comment mesurer notre valeur autrement qu’avec le regard des autres? Le regard, les égards. Le respect qu’il faut gagner à chaque jour, sans quoi, arriver avec un déficit face au jour nous met devant une côte d’autant plus insurmontable qu’on n’était même pas supposé sortir de la maison cette journée là. La tête entre les mains, les papiers épars, la lumière du répondeur qui clignote, les courriels sans réponses, les courriels, les courriels, l

Et puis après trois Robax Platine plus rien nous importe. Ou le curieux mélange orange framboise rhum. La migraine du matin partie. L’air bête des 20 personnes à qui on a souri tenu la porte retenu l’ascenseur dit merci salutbonjourpardonexcusez-moidésolée

Invisible parce qu’ignorée, même pas juste ordinaire. C’est peut-être la mèche de cheveux blancs les 15 ans de plus les 30 livres de plus les rides de plus. Avec tous ces plus comment ne pas être assez? Comment autant d’amour ne pourrait pas soulager, réconforter, guérir, ressusciter? Comment tout ce qui sort de ces yeux, en direct des explosions atomiques enclenchées par le parfum de ta peau ne pourrait pas convaincre que tout est possible, tout est bien, tout est bon dans ce regard je voudrais y vivre et mourir et me faire aimer comme ça sans jamais que ça s’arrête c’est ça la vie éternelle.

Il y a un puits et on y puise sans cesse. Je n'ai pas peur qu'il se vide. J'ai peur qu'il n'y ait pas de fond.
  
  

I wanna be her sometimes

  
  

her

  
  

I wanna be Sophia Loren

  
  
sophia-loren-500
  
  

Switch the night

  
  
Isn't this what you wanted? Weren't you on the path to grab the prize, the cup, the fucking Holy Grail of contentment?

To slowly swim through hazy mornings and bloom in the bright nights where freedom embraces selective memory.

Imbalance only lightened your step  as you covered your wavering with invisible music.

Oh but to get that rush back, when your hair stuck to the brick wall as everything disapeared but the light reflecting on your belt buckle, the light under which you got hooked to the fire lit by his fingers.

As the haze solidifies, as the nights darken, the music you realize was your own heart beating to a symphony of panic.

The path, as always, is there only to support your steps, never to guide them.

As you thread on I want you to remember. You can still dance, you can still catch fire.

I want to remember.
  
  

Bonne pour l'asile

  
  
Depuis quelques jours j'ai les poumons comprimés. J'ai les sourcils froncés. Préoccupations et tout ça. Mais le pire, ce qui me hante, m'obsède, c'est le génocide systématique auquel on est en train d'assister en direct. Au fil de mes lectures j'ai trouvé des trésors et des ordures. Des choses troublantes, épeurantes, ridicules.

Un conflit fabriqué, ok, mais le trip illuminati? le New world order? les francs-maçons? LA VENUE DE L'ANTÉCHRIST????? Ouais, je vous jure... Faut voir ce vidéo. Le truc du pentagramme de sang tracé sur la cartes des États-Unis, c'est fort. Le pire, c'est que les premières secondes, avec le speech de Biden, j'embarquais presque. Je me disais, boah, un peu d'entertainement pour faire passer l'info, c'est pas la première fois qu'on voit ça.

Et puis y a toute l'affaire des sionistes, anciens alliés des nazis. Le protocole des Sages de Sion, que certains croient vrai, d'autres non. Des deals pour faire passer les juifs allemands en Palestine en échange de... euh, quoi? Oh, mais attendez, il y a des documents le prouvant. Apparemment.

Je n'ai pas le background, la culture, l'éducation (je ne parle pas d'école) pour avoir une opinion éclairée, structurée, et ça me frustre tellement. Ce à quoi je crois, c'est la perte d'un pays pour un peuple, et une oppression, un isolement, une agression constante de leurs droits à la vie.

Je suis confuse quand à l'indignation que je ressens en ce moment. Pourquoi ne le suis-je pas plus par rapport au congo justement, par rapport à TOUT ce que vit l'afrique. Le berceau du monde saigne, une hémoragie qui ne montre auncun signe de se résorber. J'ai bien peur d'être victime d'un brainwash violent. J'en sors. J'ai des étincelles de lucidité occasionelle. Et je combat la noirceur. Mais c'est vraiment dur, quand t'as aucune idée où te garocher, et qu'il y a des taouins qui t'attendent avec leurs histoires à chaque coin de l'internet.

(Oh, je DOIS mentionner que d'apprendre que Lagacé est parti pour Israël, et qu'il va tenter de rentrer dans Gaza demain me jette dans un hébétement et un trouble profond. Sacrament le gars blogguait sur le byebye ya pas une semaine! Come on ciboire La Presse. Bientôt sur Cyberpresse, Stéphane Laporte au Congo câlisse. Je m'excuse du language, j'ai rien de plus intelligent que ça à dire)