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Showing posts from February, 2011

Les Chucks et Marcel

  
  
Je fais un shift weird cette semaine, 13h à 21h. Il est 3h40 du matin et je me demande s'il serait pas l'heure d'aller me coucher. Oui, bien sûr me répond-je.

Depuis des semaines, des billets et des billets dans ma tête, jamais ici. Je sais et je ne sais trop pourquoi. La paresse parfois. La vie dans l'osti de vortex des heures à travailler, des comptes à payer et des quelques heures de plaisir qu'on arrive à y extirper. Fuck you là, sérieux.

"This is your life, and it's ending one minute at a time"


C'est un peu plate quand même une quote de Chuck sonne cliché.

L'autre Chuck là, il me parle un peu plus sérieusement:

"There's nothing to mourn about death any more than there is to mourn about the growing of a flower. What is terrible is not death but the lives people live or don't live up until their death. They don't honor their own lives, they piss on their lives. They shit them away. Dumb fuckers. They concentrate too much on fucking, movies, money, family, fucking. Their minds are full of cotton. They swallow God without thinking, they swallow country without thinking. Soon they forget how to think, they let others think for them. Their brains are stuffed with cotton. They look ugly, they talk ugly, they walk ugly. Play them the great music of the centuries and they can't hear it. Most people's deaths are a sham. There's nothing left to die."


Y au moins trois billets de la semaine passée là-dedans. Depuis que je tiens ce blog je dois l'avoir dit 100 fois. Et bien rien n'a changé. J'aurai toujours un préjugé défavorable envers les humains en général.

J'ai commencé à lire Du côté de chez Swann... Jamais lu Proust. Pas lu beaucoup de "classiques", merci Flaubert en lecture imposée, que j'ai trouvé insipide au possible (désolée, c'est comme ça, j'assume). Ça m'a découragée pour le reste. Et puis un moment donné je tombe sur cette citation:

"Que de bonheurs possibles dont on sacrifie ainsi la réalisation à l'impatience d'un plaisir immédiat."


Que les paradoxes m'emportent, ça m'a allumée. Peut-être moins le sens des mots que leur arrangement... J'en sais rien, mais on m'a dit "Oh, bonne chance, c'est le plus beau, mais aussi le plus difficile, dans le sens de complexe". Euh, ok. Je dois être aussi compliquée qu'on me le dit, j'ai déjà quelques pages de lues, et je m'y sens à la maison. Je n'ai jamais rien lu d'aussi près de comment ça marche dans ma tête.

Regarder en dedans pour mieux voir dehors, c'est comme ça qu'il me parle Marcel, et je le comprends tellement.
  
  

Se rendre en quelque part

  
  
Regarde bien à partir de la 8ième minute (mais vraiment, c'est mieux à partir du début tsé).

C'est ÇA.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=XUkSqqwU1LU?rel=0&w=425&h=349]

Non, je sais, c'est pas la destination, et tout, et tout.

Mettre un pied un avant de l'autre.

Faut ben commencer en quelque part.