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Showing posts from June, 2012

The just because flowers

  
  
Something happened today. A girl at the office got flowers delivered to her from her boyfriend. It wasn’t her birthday. It was just because. It got to me in a way I can’t explain. I’ve seen it happen many times before. It never left a dent. Maybe it’s my hormones, maybe it’s the accumulated stress of moving. Maybe I was just ripe for that kind of reaction. In any case, when I saw her face, and when I saw her mouth, her lips move to say “No, no birthday, no celebration. Just because.” I smiled, I moved on, I sat down. I felt a prodding, a push. And I let it in. Twenty five years, two relationships and I received flowers once. Never got breakfast in bed, no surprise parties, no romantic weekends, no candlelit dinners, nothing ever just because. I remember the two times I was taken to a restaurant where the bill came over a hundred dollars. It started out as “Oh, he’s not the romantic type” and ended as “Oh, I’m not the romantic type. I don’t like flowers. They’re expensive, they stink then they die.” And it’s true (that they die). Another constant absentee was compliments. “You’re beautiful” while wearing sex shop rags and high heels do not count. At 35, in my second relationship, I held hands and kissed in public for the first time in my life. And as much as I enjoyed it, it opened a crack that only grew through the years. I was never abused, merely neglected. I don’t cry for what is gone now, but for what I never had. I know that these things would not have made me happier in the long run. I know that things would have gone the way they have eventually. It’s the weight of telling myself that I got what I deserved, and that I did not deserve more than what I got that I cannot, will not bear anymore. I am a just because type of girl. Being a just because person is great, making people happy is a wonderful feeling. But when I start to question whether I am a just because girl because I wanted to be loved, it’s stirring things deep inside, it’s making me feel even guiltier. Of my passiveness, of my own neglect. Blaming others is hard for me, but it’s getting too heavy on my shoulders now. I’ve got to let this go, acknowledge where I’m at and let time do its work. I get flowers for myself now. I travel to places I’ve always wanted to travel. Slowly but surely I’m letting myself being kind to myself. My kindness will not be my weakness, not anymore. Please, please... be kind to the ones you love.
  
  

12 vers 0

  
  
Sometimes I just feel invisible. Nonexistant. Pas là. Je me coupe du monde, du peu qui m'entoure. Je n'existe plus.

Dans une bulle qu’est mon appart en champs de bataille pré-déménagement (ce qui entraine de forts moments d’angoisse et de procrastination).

Je ne me sens pas prête. Pas capable. Toute seule. Pas seule dans le sens de lonely, mais dans le sens de alone. Trop souvent, je me sens juste pas apte à faire toutes ces choses d’adulte.

Pas apte. Pas envie. Les deux se mélangent et pendant que ça fait le party dans mon cerveau (c’est récurent, vraiment, je ne suis que rarement invitée dans ces soirées) je capote, je fais autre chose, rien de bon. Y a des cartons à moitié remplis un peu partout, des brasses de lavage à plier qui s’accumulent, le frigidaire et la dépense à vider, j’hyperventile, je mets de la musique et je fais autre chose.

I just can’t wait to be there. Settle in. Move on. Not think about the adult things I can’t handle but have to do. They’ll be done by then. Ma poitrine se serre, j’angoisse beaucoup trop facilement, mais j’y peux rien, et ça me paralyse. Le bordel ici est incroyable, j’en vois pas le bout.

Il me reste 12 jours.
  
  

I want none of this

  
  
You know?

You know?

You know?

 

Spaces for dramatic emphasis. Pauses for interpretations. Repeat differently.
All as it seems.
Colorwithinthelines

 

I know.

I know.

I know.

 

Not silences.

Between a question and an answer
A split
In timethought
Inthought

Not made to but a-live
none
the
less

You know?
I know.

 
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=JpOIZM7dC0o?rel=0&w=480&h=360]
  
  

Des chiffres et du temps (et un nouveau blogue)

  
  
Dans 24 jours je traverserai le fleuve pour la douze millième fois (approximativement, selon mes calculs plutôt paresseux). Dans 24 jours, je reviens habiter l'île. Je dis toujours que j'ai grandi à Montréal, mais ce n'est pas tout à fait vrai. En partie oui. Mais en détail, c'est plutôt comme suit:

Née à l'hôpital Fleury, mais mes parents habitaient Laval. Incluant 4 déménagements, un détour par Ste-Adèle et leur séparation, je suis arrivée à Montréal véritablement à l'âge de 7 ans, en 78. Avec ma mère, nous y sommes restées jusqu'en 83, incluant 3 déménagements dont le dernier qui nous ramena à Laval, dans le fabuleux complexe de la Place Bellerive, au 14è étage. Je n'y suis restée que quelques mois, de juillet à octobre. Elle avait besoin d'un break... Je suis donc partie vivre avec mon père à St-Jérôme, pour un an. En août 84, je suis retournée avec ma mère, qui habitait maintenant à St-Antoine. Nous y sommes restées un an. Ensuite, Rosemère et Ste-Rose dans la même année.

En juillet 85 j'ai fait mon entrée à la polyvalente Père-Marquette. Et malgré un déménagement l'année suivante (Bellechasse Christophe-Colomb à Beaubien de Normandville), j'y suis restée pour les 3 dernières années de mon secondaire.

J'ai quitté ma mère pour emménager avec mon chum dans le même bloc appartement, de l'autre côté du corridor. Après 4 autres déménagements, nous avons quitté la ville avec les enfants pour nous établir à La Prairie, en 95.

Si on additionne tout ça, c'est pas tant que ça. 15 ans sur 41 à Montréal, et tout déchiqueté sur une timeline, je l'avoue, assez dure à suivre. J'ai longtemps été capable de me rappeler toutes les écoles que j'ai fréquenté, mais je ne suis plus trop certaine. Pas des noms en tout cas. Le nombre? 11 (dont 3 ans dans la même).

Depuis que je suis ici sur la rive-sud, 3 déménagements. Avec celui qui s'en vient, le grand total? 23.

Mon blogue a déménagé qu'une seule fois, de blogspot à ici. Go figure...

J'imagine qu'il y a des trucs, des choses importantes qui devraient être analysées, des introspections à faire, des questions à me poser. Je le ferai peut-être un moment donné. Comme c'est là, tout ce que j'ai envie de faire, c'est de paqueter des boites et de rêver à Paris.

Et une autre petite chose... Écrire. Autrement. Ailleurs. An unexamined life existera toujours, il ne s'agit pas de déménager encore une fois. Je me créé un autre espace, pour exprimer ailleurs un regard nouveau et des réflexions différentes. Mon espace ici, c'est un peu comme ma chambre. On est assis dans mon lit, on jase, on rêve, on pense à hier et on imagine demain.

365 jours de retour sera juste ça. 365 jours à revenir, 365 observations, humeurs, odeurs et la vie tout autour de moi, tout autour de l'île.